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Compte-rendu de concert

The Raconteurs


Date : 28/08/2008
Salle : L'Atelier (Luxembourg-Ville)
Première partie :
Elise, le 02/09/2008
( mots)

Il y a deux mois, les gens bien informés des environs de Luxembourg recevaient un mail choc. The Raconteurs seront à l'Atelier le 28 août. Le bon sens crie au miracle, à l'impossible, au trop-beau-pour-être-vrai. Et pourtant. Deux mois plus tard, l'Atelier affiche complet pour un des meilleurs concerts de son histoire.

 

19 h 30 devant l'Atelier, je suis alors fière de moi car en avance. Si là, je suis pas au première loge, je tue des gens. Arrivé devant l'entrée, coup de poignard, une vingtaine de personnes est déjà en train de patienter (j'apprend plus tard que certain(e)s sont là depuis midi. Quand même). Ouais, sauf que moi, j'ai une feinte. Avec une accréditation et un billet pris sur internet, me voilà prem's de la file des VIP. Désolé les filles.

Résultat, une fois dans la salle, je suis à la barrière, devant un micro qui, si je me rappelle les vidéos, est celui de Jack White. Heureusement pour les autres. Si quelqu'un avait osé se mettre entre Jack et moi, j'aurais pu devenir violente. Commence l'attente. Pas de première partie, le concert devrait commencer vers 21 h. Près de moi, un mec qui a bien fait 500 bornes pour être là. Ce qui illustre bien le côté inhabituel du show, annoncé tard, et glissé entre trois festivals. Résultat, les fans sont venus de loin, ça s'annonce bien.  

21h et quelques minutes. Enfin, la lumière s'éteint, un cri s'élève. Waouh, c'est moi qui est sorti ça ? Mes poumons sont en forme. Les mecs entrent sur scène dans un noir presque total. On les reconnaît facilement, chacun a son look et sa coupe de cheveux. Devant moi un mec aux courts cheveux noirs chope sa superbe guitare. Hurlement de joie, je suis juste devant Jack White.

 

Et là, sans nous prévenir, sans même une petite note d'accueil, les cinq mecs (un clavier-percussioniste-choeur accompagne les quatre dans la tournée) nous balance dans la gueule les premières notes plus qu'électrisées de "Consolers of the lonely", Les guitares sont à fond, le son est incroyable, les amplis chauds depuis une demi-heure font la différence.

Et là, c'est le drame. 

Quand Brendan Benson commence à chanter, on se demande si son micro est vraiment ouvert. Une envie de meurtre me prend envers l'ingénieur du son, qui semble avoir compris le danger. Résultat, quelques secondes plus tard, la voix devient audible. On aurait préféré un peu plus d'ampleur, mais il faudra s'en contenter. Pendant tout le concert, les voix seront parfois masquées par la musique. Dommage. Mais d'un autre côté, quelle musique...

Alors que les derniers accords de "Consolers..." restent suspendus dans les airs, Brendan prend la parole. Le type qui communique, c'est lui. Mais qu'on ne s'y trompe pas, le vrai boss est celui qui a commencé le concert dos au public, comme s'il lui fallait du temps pour s'habituer à notre présence. Quand enfin il se retourne, Jack White reste tête baissé, concentré sur sa guitare, un peu autiste. Le groupe enchaîne alors avec "Hands", et Jack s'avance enfin vers le micro pour sa partie de chant. Au fil du concert, on s'aperçoit que c'est véritablement lui qui gère tout, décide quand la chanson s'arrête et quand la suivante commence. Et puis, on se dit qu'il est vraiment celui qui porte le mieux le nom du groupe. Après "Level", le voilà au clavier pour "You don't understand me". Et Jack nous raconte réellement une histoire. Sa voix n'est pas celle de l'album, contrairement à celle de Brendan Benson, impressionnante de constance. Celle de Jack elle, se casse, tombe dans les graves sans prévenir, s'envole vers ces aigus qui l'identifient si bien. 

 

Et puis, il y a ces passages de guitares incroyables, qui vous font oublier tout le reste. Le groupe enchaîne les morceaux sans interruption ou presque, le public est là pour les entendre, pas pour discuter. "Top Yourself", "Intimate Secretary", "Old enough" défilent, avec à chaque fois une ambiance particulière. Ensuite, petit moment calme avec une chanson inédite, "racontée" par Jack. Une feinte pour faire claquer "Hold Up", où le public se déchaîne. Aïe mes côtes dans la barrière. Et c'est pas fini. Inutile de faire retomber l'ambiance, alors on enchaîne immédiatement avec LE tube, "Steady as she goes". Enfin immédiatement, après une longue introduction à la guitare où presque toute la chanson nous est offerte en instrumentale. Superbe. Et puis c'est l'explosion, mes côtes demandent pitié, mais qui les écoute ?

Retour au calme avec "Rick kids blues" dans une ambiance lumineuse superbe. Et puis les mecs se barrent. Quoi ? Naaan. Ok, on se calme, ils reviennent. Jack s'installe même au clavier pour "Broken boy soldiers", dont la première partie calme laisse place à un final explosif. Suit "Many shades of black", sur un tempo plus rapide que l'album, puis le single "Salute your solution", et enfin, le magnifique "Carolina Drama", dont Jack nous livre une version allongée. Sur un dernier, "lalalala lalalala yeah", les Raconteurs tirent leur réverence. Une heure et demie, c'était beaucoup trop court. On en voudrait plus, évidemment. Mais franchement, le miracle a déjà eu lieu. 

 

La set-list :

 

Consolers of the lonely

Hands

Level

You don't understand me

Top yourself

Intimate secretary

Old enough

?

Hold Up

Steady as she goes

Rich kids blues

-------

Broken boy soldiers

Many shades of black

Salute your solution

Carolina drama

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