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Compte-rendu de concert

Wovenhand


Date : 29/09/2012
Salle : Le 106 (Rouen)
Première partie :
Marc, le 04/10/2012
( mots)

Direction Rouen et Le 106, sur les quais de Seine, pour communier avec Wovenhand et le mystique David Eugene Edwards. Choix symbolique ou pas, c'est dans la ville aux 100 clochers que se déroule le dernier concert de leur tournée européenne. Le deuxième en France, après Paris (le Trabendo), il y a deux jours.

 

La journée a été particulièrement ensoleillée et l'envie de me fondre dans la nuit avec Wovenhand est d'autant plus grande. Le 106, salle provinciale qui prend de plus en plus d'ampleur sur la scène musicale hexagonale, en impose. Sous ses airs d'entrepôt, quelques pépites sont déjà passées entre ses murs mais Wovenhand est à mes yeux la plus brillante. D'où ma présence. J'arrive pourtant en retard, d'une certaine façon, puisque David Eugene Edwards répond déjà à quelques questions des organisateurs, dans leur local radio, au regard et à l'écoute de tous les spectateurs déjà présents (le concert est sold-out). Le charisme et les sourires de DEE font leurs effets. Ce court mais savoureux moment prend fin avec la demande d'un autoportrait où il ne photographie que son chapeau agrémenté de plumes, déclenchant quelques rires dans le public. Je préfère ensuite découvrir librement l'endroit plutôt que d'assister à la première partie assurée par I Am a Band (déjà vu il y a un mois au Binic Folks Blues Festival), et goûte l'imposant bar américain en échangeant quelques mots avec les deux nouveaux jeunes disciples de Wovenhand qui déambulent dans le 106 en attendant de monter sur scène. Leur gentillesse et leur simplicité, avec ce que je sais déjà de leurs deux aînés, font monter mon désir de m'évader en leur compagnie.

 

Un chant tribal nord amérindien annonce que notre heure est venue. David Eugene Edwards apparaît grimé, les yeux cernés de khôl, soulignés d'un point et de trois traits noirs sur le nez. Il entame cette ultime cérémonie avec une de ses légendaires incantations, suivie de "Glistening Black" qui me cueille d'entrée avec sa rythmique tribale, ses guitares tranchantes et ses nombreux effets réverbérés. Je me laisse emplir par le mysticisme que dégage la musique de Wovenhand et ce n'est pas l'hypnotique "Closer" qui va m'en éloigner. Avec "Maize" et "Long Horn", la plus frénétique, la puissance monte même de quelques tons et c'est déjà près de la moitié de The Laughing Stalk que je viens d'absorber. Autre grande nouveauté, avec cette nouvelle formation, DEE évolue désormais debout et joue logiquement et clairement plus avec ses tripes qu'avec son coeur. Aidé en cela par Chuck French, qui, s'il reste en retrait, est pris de quelques convulsions lorsqu'il assène chacun de ses riffs. De l'autre côté, la complicité est tout aussi audible que visible entre le jeune bassiste Greg Garcia Jr et le batteur confirmé Ordy Garrison. La voix de David Eugene Edwards reste à jamais habitée, à l'image de son regard, de ses gestes et de ses mouvements de tête. Le tout nous fait voir et entendre des compositions beaucoup plus heavy et rock'n'roll que par le passé.

 

L'atmosphère change et devient sensiblement plus reposante lorsque le maître de cérémonie s'empare de son banjo-mandoline pour les plus anciennes et non moins captivantes "Sinking Hands" et "Kingdom Of Ice". Juste le bon tempo pour nous permettre de reprendre notre souffle et de nous faire passer d'une l'exaltation primitive à des mélodies plus célestes. Entre la sublime "His Rest" et la percutante "King O King", "Tin Finger" et "Dirty Blue", qui sont pourtant inscrites sur leur setlist, ne sont pas jouées. Un vrai regret. La bande serait-elle déjà fatiguée ? La machine à envoyer du rêve est pourtant enclenchée depuis le premier morceau et si Wovenhand en profite pour s'éclipser sous un autre chant tribal, ils sont réclamés à corps et à cris par l'ensemble des spectateurs.

 

Le groupe nous revient, souriant, et nous adresse des applaudissements en retour, notamment ceux d'Ordy Garrison, visiblement en grande forme. "Kicking Bird", un chant amérindien joué sur des chevaux ardents, et "As Wool", la plus gothico-heavy-rock du dernier album, sont puissamment exécutées pour tenter de nous contenter jusqu'à l'extrême. Ce ne sera pas totalement le cas, puisque le public, enfiévré, va longtemps croire que son second rappel sera entendu, en vain. Je mets un peu de temps avant d'atterrir.... et après voir retrouvé mes esprits, j'ai le sentiment d'avoir assisté à un concert qui restera gravé dans ma mémoire, et ce pour une foule de raisons : esthétiques, musicales, culturelles et personnelles. La preuve m'a été donnée ce soir, Wovenhand, par la grâce de David Eugene Edwards, ne ressemble à aucun autre groupe et ce gage m'est infiniment précieux.     

 

La Setlist :
01 - Glistening Black
02 – Closer
03 – Maize
04 – In The Temple
05 – Full Armour
06 – Long Horn
07 – Sinking Hands
08 – Kingdom Of Ice
09 – Speaking Hands
10 – A Holy Measure
11 – His Rest
12 - King O King

Rappel :
13 – Kicking Bird
14 – As Wool

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