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Art Rock 2010


Marc, le 29/05/2010

Vendredi 21 Mai


En ce vendredi il fait chaud et beau, il est même prévu que ce temps estival dure tout au long du festival. Cette année encore Art Rock semble être béni des cieux. Et c'est empli d'allégresse et d'envie que je me rends à la première grande soirée de Poulain Corbion même si l'affiche ne me donne pas la garantie d'avoir de grands frissons.

18h30 les festivaliers sont encore au Village ou aux terrasses des bars alentours à siroter quelques breuvages lorsque le groupe congolais Konono n°1 a l'avantage, mais aussi le désavantage, de faire l'ouverture. Devant un public clairsemé leur transe africaine exécutée façon système D ne retient pas mon attention. A 20h les spectateurs sont déjà beaucoup plus nombreux pour apprécier l'entrée en scène de Revolver. Les quatre jeunes parisiens, dont deux chanteurs-guitaristes, jouent des airs de country ou de rock californien avec de belles harmonies vocales et une musique pas si banale. Un violoncelle sert aussi de basse et celui qui s'y frotte nous y pique. Le tout m'étonne agréablement et l'hommage à Bo Diddley met le public à l'unisson. Il est simplement dommage que leur deux ou trois morceaux "pop de chambre", sans batteur, aient quelque peu fait retomber l'ambiance. On retiendra plutôt leurs voix chaudes et leur capacité à envoyer pour stopper sur un bel arrêt sur image en plein coeur de leur prestation. A n'en point douter, ces jeunes là devraient percer. Olivia Ruiz doit suivre, il est alors temps pour moi de l'éviter. Je l'ai déjà vue ici-même il y a trois ans et si sa prestation scénique avait été intéressante sa voix m'a toujours été insupportable.


Je fais l'impasse sans l'ombre d'un regret et je me dirige vers le Forum pour recevoir de la part de Band of Skulls (photo) une claque tant espérée. En chemin je croise d'ailleurs le trio de Southampton et le salue, il me rend un timide sourire, presque étonné d'être ainsi reconnu dans la rue. A 23h, c'est tout aussi timidement qu'il se présente. Mais dès les premières notes de "Death By Diamond and Pearls" leur blues-rock tellurique efface cette apparence. La précision du batteur Mat Hayward, le feeling du guitariste-chanteur Russel Marsden et l'implacable basse de l'autre chanteuse Emma Richardson s'harmonisent pour dépasser leurs effets et ma légère impatience entre les morceaux. Le son est éléphantesque. C'est carré, c'est distordu, c'est chevelu, c'est du rock comme on en fait plus, ou presque. Ca fait du bien par où ça passe et les moins avertis peuvent s'époumoner en choeur sur "I know what I Am". Sur l'instant, I know where I am ! A un vrai concert de rock ! Leur premier album n'est pas joué dans son intégralité mais deux compositions inédites sont dévoilées, dont une complètement bluffante, truffée de riffs ravageurs typiquement seventies adossés à des allures de montagnes russes. Une seule heure leur est allouée, avec "Impossible" les apocalyptiques dernières minutes sont irrésistibles et nous révèlent encore un peu plus le talent de ce trio. Il n'y aura hélas pas de retour sur scène, même s'il est unanimement désiré. Tant pis ! Tant espérée, la claque a bel et bien été reçue.

Pendant ce temps Ghinzu a sûrement déjà ravi une grande partie de Poulain Corbion. J'y accoure pour en mesurer la fin. John Stargasm est debout sur son synthé, ça sonne fort et ça donne soif. Le Belge aime toujours autant la bière, même si elle est visiblement hollandaise. Et comme pour les Revolver on a droit à un arrêt sur image. Ce devait être le thème de la soirée. Les men in black d'Outre Quiévrain battent le rappel avec un "Twist and Shout" façon punk. Ce fut trop peu pour moi et je regrette seulement que les deux concerts véritablement rock de la soirée aient eu lieu au même moment. Un rapide retour au Forum pour juger que The Bewitched Hands on the top of our Heads n'a pas que le nom de très long. Pour faire court ils sont beaucoup trop gentils pour me faire rester. Ils me conduisent indirectement dans mon lit sans passer par la case Vitalic.
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