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Shoegazing : spleen et onirisme par delà le mur du son


"Dans le sillage de la reparution des pièces maîtresses de l'oeuvre de My Bloody Valentine, fraichement remasterisées, la rédaction d'albumrock amorce un retour sur le mouvement shoegaze, ses précurseurs, ses figures de proues, son influence sur le paysage contemporain. Alors qu'en ce début d'été pluvieux la météo semble s'échiner à épouser les trombes de guitares noisy qui sont l'apanage du genre, petit parcours discographique en forme de droit d'inventaire et d'état des lieux. Dossier réalisé par Kevin, Marc, Maxime, Nicolas & Pierre D Les rééditions de Loveless et Isn't Anything ainsi que la compilation EP's 1988-1991 disponibles depuis le 7 mai chez Sony Legacy."
Maxime, le 09/07/2012
Dans le sillage de la reparution des pièces maîtresses de l'oeuvre de My Bloody Valentine, fraichement remasterisées, la rédaction d'albumrock amorce un retour sur le mouvement shoegaze, ses précurseurs, ses figures de proues, son influence sur le paysage contemporain. Alors qu'en ce début d'été pluvieux la météo semble s'échiner à épouser les trombes de guitares noisy qui sont l'apanage du genre, petit parcours discographique en forme de droit d'inventaire et d'état des lieux. Dossier réalisé par Kevin, Marc, Maxime, Nicolas & Pierre D Les rééditions de Loveless et Isn't Anything ainsi que la compilation EP's 1988-1991 disponibles depuis le 7 mai chez Sony Legacy.
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Album de la semaine

Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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