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Critique d'album

Running Wild


Under Jolly Roger


(00/04/1987 - Noise Records - Power Metal à tendance pirate - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Under Jolly Roger / 2- Beggar's Night / 3- Diamonds of the Black Chest / 4- War In the Gutter / 5- Raise Your Fist / 6- Land of Ice / 7- Raw Ride / 8- Merciless Game
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Aux origines du - mal nommé - Pirate Metal"
François, le 01/04/2026
( mots)

L’histoire des musiques saturées retient le groupe de Power Metal allemand Running Wild comme étant l’inventeur du Pirate Metal, un sous-genre bien mal nommé, puisqu’un thème ne définit pas un style musical, d’autant plus quand le combo en question ne s’est jamais limité à ce seul univers. Plus encore, ses deux premiers albums, Gates to Purgatory (1984) et Branded and Exiled (1985), naviguaient entre le Heavy Metal et le Speed Metal, pour diffuser des paroles d’inspiration satanique ou politique. Rien qui ne laissait présager l’évolution ultérieure du groupe


Il faut donc attendre 1987 et le bien nommé Under Jolly Roger, tel qu’est appelé le pavillon noir dans la langue de Calico Jack, pour que le combo mené par le capitaine Rolf Kazparek célèbre enfin la geste de la piraterie et de la guerre de course. Ce choix est affirmé avec l’illustration de la pochette, un vaisseau avançant dans la tempête en arborant les couleurs d’Adrian (la mascotte du groupe), mais aussi par la canonnade qui ouvre l’album et le premier titre, "Under Jolly Roger".


Au-delà de l’hommage aux boucaniers, Running Wild installe ici les aspects esthétiques de son style, soit les belles lignes de guitare métalliques, le magnifique solo épique et le chant rauque façon chanson de marins. Cette inscription dans le Power Metal est encore sensible sur l’ultime chorus cavalier du final "Merciless Game" et sur "Land of Ice", qui ralentit le rythme après quelques phrasés de synthés angoissants, développant ainsi un midtempo épique dominé par des interventions de guitare habilement mises en avant. Ici, Running Wild épouse le de Manowar pour évoquer le thème de l’apocalypse nucléaire. Cependant, pris dans sa globalité, le résultat demeure encore inabouti, comme en témoigne "War in the Gutter" qui manque de raffinement.  


En outre, le Power Metal, tout comme le thème de la piraterie, sont loin de dominer la totalité de l’album. Les ronflements de moteurs introductifs de  "Raw Ride" signalent la direction du Heavy Metal pour bikers à la manière de [g]Saxon/g[] (pour l’aspect motard) et d’[g]Accept[/g], un groupe qui vient également à l’esprit sur le très accrocheur, "Raise Your Fist". Ce dernier aurait mérité d’être un petit tube de pur Heavy Metal, à la fois mélodique et enthousiasmant grâce à des lignes de chants qui invite à communier chœur sur le refrain comme sur le couplet – sans parler du solo de très bonne facture.  


Souvent célébré, l’album comporte néanmoins quelques points faibles, à commencer par "Beggar's Night" qui s’avère très décevant après ses lignes de guitares introductives fort prometteuses, tant il est lourdaud. Bien moins désagréable, "Diamonds of the Black Chest" n’en est pas moins d’une simplicité confondante.


Opus fondateur, Under Jolly Roger pose donc les bases d’un Power Metal doté des caractéristiques propres au groupe ainsi que le thème de la piraterie dans les chansons et l’iconographie. Néanmoins, il s’agit davantage d’un album de transition que d’un chef-d’œuvre accompli : il faudra faire une escale à Port Royal pour cela.


À écouter : "Under Jolly Roger", "Raise Your Fist", "Land of Ice"

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