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Critique d'album

Crimson Glory


Crimson Glory


(20/10/1986 - Par Records - Heavy tradi, Metal prog - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Valhalla / 2- Dragon Lady / 3- Heart of Steel / 4- Azrael / 5- Mayday / 6- Queen of the Masquerade / 7- Angels of War / 8- Lost Reflection
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"L'homme au masque de Metal"
François, le 04/04/2026
( mots)

La Floride est une place forte de l’histoire du rock et du Metal. Fief du rock sudiste depuis l’avènement de Lynyrd Skynyrd et de ses épigones (Molly Hatchet, Blackfoot, Outlaws, .38 Special), l’État méridional rayonne dans les années 1980 grâce aux musiques extrêmes, en premier lieu le Death Metal dont il est le berceau (Death, Morbid Angel, Obituary, Deicide). Cependant, la Floride est beaucoup plus discrète en matière de Heavy Metal – ou plutôt, la scène locale a plutôt misé sur la qualité que sur la quantité, puisque les deux seules formations floridiennes les plus emblématiques sont Savatage et Crimson Glory, auxquelles nous pourrions éventuellement ajouter Nasty Savage à la frontière du Thrash.


Ces deux combos sont parfois considérés comme les pionniers du Metal progressif, mais dans les faits, il s’agit plutôt de Power Metal US tranchant, plus théâtral et moins lourd que celui de Manowar. Et en matière de théâtre, ou plutôt de mascarade, Crimson Glory sait de quoi il parle puisque les musiciens arborent tous des masques argentés – sur ce point, c’est un peu Ghost avant l’heure – auxquels la pochette fait d’ailleurs référence. Ces accessoires illustrent un jeu de scène et un univers travaillés, fruits d’une longue élaboration commencée sous d’autres identités dès 1979, avant que Crimson Glory n’adopte son nom définitif et une composition plus stable.


Ce long travail de gestation se ressent également à l’écoute d’un premier album étonnement abouti. Souvent comparé à Queensrÿche, notamment du fait des prestations prodigieuses de Midnight au chant (John Patrick McDonald Jr dans le civil), Crimson Glory me semble plus remarquable que son homologue de Seattle à l’époque. Ce parallèle se trouve justifié dès le premier (grand) titre de l’opus, "Valhalla", d’une belle ambition par son solo inaugural, son riff prenant, ses multiples interventions de guitares ornementales, ses synthés discrets mais essentiels, et son chant magistral. Ce sont les mêmes qualités que l’on relève sur "Queen of the Masquerade" ou sur l’excellent "Dragon Lady" qui associe des lignes de guitare enlevées et des refrains accrocheurs. L’interprétation théâtrale de Midnight sur "Lost Reflection" rapproche le combo de ses compatriotes de Savatage, tout comme sa construction qui mène à une montée en puissance (attendue) vers une explosion saturée, suivie d’un retour dans des espaces plus apaisés.


Comme souvent dans cette scène, l’inspiration provient en partie d’Iron Maiden, mais Crimson Glory ne se contente jamais de la simple imitation. Ainsi, la ballade "Heart of Steel" s’ouvre avec des arpèges dignes de la Vierge de Fer (ils ont également un côté "Babe I’m Gonna Leave You") mais il s’en distingue par des synthés FM, ainsi que le refrain plus dynamique et saturé du fait d’un riff légèrement Glam. Pareillement, le sommet de l’album, "Azrael", évoque Iron Maiden par son riff cadencé et ses arpèges d’introduction, mais le titre possède suffisamment de raffinement pour exprimer sa propre personnalité, avec en particulier une première partie baroque aux synthés orchestraux. De façon moins convaincante, le groupe puise aussi chez Judas Priest quand il s’adonne au Speed Metal ("Mayday").


Écarlate ou non, la gloire est un destin qu’aurait mérité de rencontrer Crimson Glory dès son premier album déjà remarquable.


À écouter : "Valhalla", "Azrael", "Dragon Lady"

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