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Critique d'album

Bad Company


Run with the Pack


(21/02/1976 - Swan Song - Blues Rock, Hard Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Live For The Music / 2- Simple Man / 3- Honey Child / 4- Love Me Somebody / 5- Run With the Pack / 6- Silver, Blue and Gold / 7- Young Blood / 8- Do Right By Your Woman / 9- Sweet Lil' Sister / 10- Fade Away
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Le loup dans la bergerie"
François, le 15/02/2026
( mots)

En 2025, la reconnaissance de Bad Company par l’honorable (mais peu respectable) institution du Rock’n’Roll Hall of Fame se fit à travers une intégration tardive mais déjà généreuse. En effet, si le combo semble mériter cette apothéose du fait d’une gloire populaire passée et d’albums iconiques, la qualité de sa discographie laisse grandement à désirer. Le jugement pourra paraître sévère, mais après les deux chefs-d’œuvre que sont Bad Company (1974) et Straight Shooter (1975), les héritiers de Free (et de Mott the Hoople) ne proposeront jamais rien de très convaincant.


Plusieurs raisons expliquent cette lente décadence, à commencer par une baisse d’inspiration très sensible dès Run With the Pack en 1976, où l’on peine à trouver le moindre équivalent aux excellents "Feel Like Makin' Love" ou "Ready for Love". En outre, Bad Company donne à son rock universel une direction soft-rock, favorisée par son substrat sonore étatsunien (malgré ses origines britanniques), qui manque grandement de relief – et ouvre la voie aux catastrophes des années 1980. D’ailleurs, la pochette signée Hipgnosis (Swan Song Record, donc Led Zeppelin, oblige) est bien dans l’esprit de la scène soft rock américaine du temps.


Ainsi, Bad Company continue de récolter les fruits radiophoniques, ayant d’ailleurs été cultivés à cette fin, tout en nous laissant nous, sur notre faim. Et si "Live for the Music" prouve que Mick Ralph est toujours capable de proposer de bons riffs sur lesquels Paul Rodgers peut chanter avec classe et talent, le titre peine à se démarquer de ses prédécesseurs et demeure même en deçà de ces derniers qualitativement parlant. Cette ouverture n’en est pas moins enthousiasmante, de même que l’est "Honey Child" qui anticipe le son du ZZ Top des années 1980. Hélas, le groupe perd en pertinence par la suite, qu’il propose un boogie-rock américanisé et sans grande fulgurance (le sudiste "Sweet Lil' Sister", "Run with the Pack" – avec un final aux orchestrations grossières), ou qu’il sombre dans le mauvais goût le plus total en reprenant "Young Blood" des Coasters, l’un de ces groupes vocaux insupportables des "siècles obscurs" de l’histoire du rock, entre la fin du rock’n’roll des 50s et le début du rock anglais des 60s.


En outre, Bad Company multiplie les ballades avec une réussite certaine dans le registre folk-rock brumeux à la Fleetwood Mac, entendre la superbe "Simple Man". Mais l’exercice est beaucoup moins bien réalisé sur "Do Right by Your Woman", bien qu’il demeure infiniment plus honorable que la ballade au piano - assez inoffensive (et ennuyante) en ce qui concerne "Love Me Somebody", mais mièvre jusqu’à l’insupportable pour "Silver, Blue & Gold". Reste le final, "Fade Away", qui recycle la recette de "Bad Company" sans l’originalité ni la profondeur de son modèle.


Les quelques compositions remarquables de Run With the Pack ne permettent pas de défendre cet album outre mesure – une sortie moyenne, symptôme d’une machine qui commence à tomber en panne.


À écouter : "Live for the Music", "Simple Man", "Honey Child"

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