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Critique d'album

Madrugada


The Nightly Disease


(22/10/2001 - Virgin - Soul Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Black Mambo / 2- Step Into This Room And Dance For Me / 3- Nightly Disease Part 2 / 4- Lucy One / 5- Hands Up - I Love You / 6- A Deadend Mind / 7- The Frontman / 8- We Are Go / 9- Into Heartbeats / 10- Sister / 11- Two Black Bones / 12- Only When You' Re Gone
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La nuit nous appartient"
Quentin, le 10/02/2026
( mots)

Les Norvégiens battent le fer tant qu’il est chaud après la sortie de leur premier album Industrial Silence, au succès retentissant. Deux ans après ce premier opus, Madrugada publie un second album qui, s’il repose en partie sur les mêmes atouts, se caractérise par son esthétique gothique et son tempérament plus sombre et fougueux, portant des textes hantés par la solitude, le désir et la perte.


Les ballades tendres à cœur ouvert laissent ainsi davantage de place à des envolées fiévreuses reposant sur des riffs de guitares enlevés à l’instar du très direct "The Nightly Disease Part II", du ténébreux "Lucy One" qui avance tel un rouleau compresseur ou encore de l’explosif "We Are Go", mémorable avec son refrain fédérateur. La production bien plus "sale" que sur le précédent disque, en particulier au niveau des textures de guitare, contribue à forger cette impression de dangerosité et de stupre qui règne sur l’album.


A l’instar de l’excellent duo d’ouverture "Black Mambo" - "Step Into this Room and Dance for Me" puis plus loin sur "Hands Up - I Love You", le groupe brille sur plusieurs mid-tempi sinueux où la basse impose une ambiance plus sensuelle que romantique, en lien avec cette fameuse "maladie nocturne" qui semble alimenter le regard concupiscent de la jeune femme sur la pochette. Privilégiant les climats aux coups d’éclats, les Norvégiens multiplient les atmosphères prenantes, du lancinant "The Frontman" au magnifique morceau de conclusion "Only When You’re Gone" où la voix et la diction de Høyem évoquent le grain de velours de Jim Morrisson. Les effets de manche de Robert Burås ornent les titres d’une présence spectrale avec des notes qui se noient dans la réverbération comme sur "A Deadend Mind" tandis que Sivert Høyem livre une nouvelle fois une prestation de haut niveau, en particulier sur "Sister", blues à la lenteur d’outre-tombe qui semble shooté aux antidépresseurs. Seul le titre "Into Hartbeats" semble finalement émerger dans une douce lueur réconfortante.


Madrugada prend ainsi le contrepied de la douceur gracieuse et romantique de son premier album avec une seconde livraison déployant son attrait dans un registre opposé. Plus sombre, plus hargneux, plus sensuel, The Nightly Disease présente une nouvelle facette du groupe et prouve que les Norvégiens sont aussi performants au coucher qu’au lever du soleil.

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