
Burned as Witches
Burned as Witches
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Derrière le groupe Burned as Witches se cache le projet solo de Rick McMurray, batteur du mythique groupe de power pop irlandais Ash, réputé pour le succès de ses mélodies immédiates et lumineuses dans les années 1990.
Peu habitué à tenir les premiers rôles, Rick McMurray explique que le processus créatif ayant donné vie à cet album est intimement lié à l'expérience douloureuse du décès en 2021 de l'ancien manager d'Ash, Steve Strange. Afin d'honorer la mémoire de son ancien ami fan de metal et de hard rock, Rick McMurray a décidé d'ouvrir la porte d'un univers bien plus sombre que celui qu'il avait jusqu'alors exploré avec ses camarades d'Ash.
Dès les premiers riffs menaçants de "Scapegoats", on ressent tout le poids de la lourdeur ténébreuse du doom, du stoner et plus globalement de toutes les influences du hard rock des seventies, Black Sabbath et Led Zeppelin en tête. La batterie est monolithique, les soli sont mordants et Rick McMurray impressionne en instrumentiste complet, seul à bord de cet album. Si l'Irlandais n'est pas transcendant derrière le micro, il fait preuve d'une écriture très inspirée avec des titres qui accrochent immédiatement l'oreille à l'instar de la bombe rock survoltée "Hold Your Nerve", qui évoque l'énergie incandescente d'un Queen of the Stone Age ou encore "Truth Comes Crawling" implacable et épique, capable de faire vibrer un stade entier.
Plus qu'une expérience cathartique liée à l'épreuve du deuil, le Britannique aborde à travers cet album des thématiques plus universelles et notamment tous les dérèglements du monde contemporain. C'est le cas sur l'excellent "Pay The Ferry" qui progresse telle une machine de guerre et où McMurray règle ses comptes avec un système économique et politique qu’il perçoit comme profondément destructeur.
L'album possède une variété bienvenue, les titres les plus écrasants comme "It Comes Before the Fall" cohabitent ainsi avec la mélancolie puissante de "Right in Front of You" et ses multiples soli ainsi qu'avec la douceur acoustique du dépouillé "Spartan Mass", parenthèse touchante dans cet océan de distorsion. En conclusion, "To the Sky" rend un bel hommage aux camarades disparus avec un long morceau de stoner aux harmonies vocales évanescentes.
Après plus de trente ans de carrière, Rick McMurray impressionne en prenant le contre-pied complet de ses productions passées et signe un très bel album qui ravira les amateurs de riffs sombres et puissants.
















