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Critique d'album

Ange


Egna


(00/00/1986 - Tréma - Rock Progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- C'est après coup que ça fait mal / 2- Fais pas la gueule ! / 3- Revoir les sorcières de Salem / 4- Les dessins animés / 5- Coeur de paille, coeur de pierre / 6- Le dernier romantique / 7- Le cul qui jazze / 8- Tout comme dans un livre
Note de 3/5
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Note de 1.5/5 pour cet album
"La désillusion n'a d'égal que la frustration qui l'accompagne."
Jules, le 21/09/2021
( mots)

Alors là, on ne sait par où commencer à vrai dire... Peut-être que le groupe lui-même avait cette impression lorsqu'il a décidé de composer son douzième album, intitulé Egna. Autant prévenir les néophytes : ne faites pas d'Egna votre première entrée dans l'univers angélique. Concernant les fans de la première heure, que l'on tente de rassurer depuis Vu D'un Chien, on ne sait plus vraiment quoi leur dire. 


Car cet album n'est pasun album d'Ange. Plus encore, avec Egna, ils ont pénétré une autre dimension, à des années lumières de ce que leur talent leur permet de réaliser. Ange a succombé encore plus que ses prédécesseurs à tout ce qui fait des années 80 la décennie maudite du rock, happé par des rythmes tournant en boucle, sonnant comme faux, sans chaleur et agrémentés de guitares racoleuses. 


La critique est unanime sur le sujet, Egna est le pire album d'Ange, titre qu'il semble partager avec A Propos De.... Peut-être que la critique est juste à ce sujet. Mais certainement pas pour les bonnes raisons. En effet, l'ensemble des critiques sur cet opus est généralement fondée sur une écoute réalisée sous le prisme des chefs d'œuvre passés du groupe. Alors qu'on ne peut décemment pas écouter Egna en 1986 en espérant retrouver un Au-Delà Du Délire paru en 1974 ! Godevin, Emile et Mandrin ont certes fait les gloires d'Ange mais ils ne sont plus là et il faut savoir couper le cordon.


Ecouter Egna comme un album de n'importe quel groupe n'est pas non plus la meilleure chose à faire car il s'agît bel et bien d'Ange. Garder en tête les anciens opus n'est pas pertinent si on s'attend à une reproduction du passé mais s'avère éclairant si l'on veut se rappeler de quoi le groupe est capable. 


Et c'est là que la bât blesse. Cet album colle à son époque, il y est ancré. Mais il s'agît davantage des défauts de cette époque, empilés les uns sur les autres, que de ses qualités... Le début de l'album nous fait tomber de notre chaise. Les boîtes à rythme ont envahi le microsillon sur "C'est Après Coup Que Ca Fait Mal". La mélodie récurrente en arrière-plan aurait trouvé sa juste place dans le générique d'une série américaine à succès. 


Parmi les déceptions, on peut citer également "Revoir Les Sorcières De Salem". La rythmique est hyperactive, les bruitages fake se superposent sans cohérence et le refrain est bateau. Si vous souhaitez vous familiariser avec le son typique d'un slow des années 1980, écoutez donc "Coeur De Paille Coeur de Pierre". Le saxophone a extrêmement mal vieilli, sans parler des boîtes à rythme qui viennent plomber le tout. Le duo guitare/saxo funky ne fait que nous rappeler que 35 ans ont passé. 


Les paroles des huit titres font écho aux thèmes principaux que sont la déception/le chagrin d'amour et la nostalgie. Pas de véritable moment de poésie sur cet album, ni de fulgurance narrative de la part de Christian Décamps. A la place, le retour de sa tendance aux allusions grivoises sur un morceau jazzy qui joue de double-sens scatologiques ("Le Cul Qui Jazze"). La vulgarité et les allusions potaches passent au second plan lorsque la musique est au rendez-vous, qu'elle impressionne. Cette partie du contrat n'étant pas remplie ici, on ne peut que trouver ce morceau lourdingue. 


Les morceaux les moins manqués sont certainement "Les Dessins Animés" et "Tout Comme Dans Un livre". Le premier car la mélodie est apaisante et nous offre un petit répit. De plus, les paroles si elle ne sont pas du Baudelaire parviennent à installer une nostalgie proustienne communicative et agréable. Le deuxième parce que la guitare de fin nous rappelle ce qu'on a aimé des francs-comtois. 


Seul vrai bon morceau , "Fais Pas La Gueule" se démarque avec une guitare arpégée bien placée qui masque suffisamment les sons pop/électro. Et Christian Décamps est admirable dans son interprétation, sobre et bien dosée. 


Bien faible ce douzième album d'Ange et, surtout, extrêmement frustrant quand on peut se vanter de connaître le talent des bonhommes. A leur décharge, entendre depuis bientôt dix ans que votre groupe est fini, mort et enterré n'a pas du aider à motiver les troupes. Egna est la mauvaise nouvelle de la discographie du groupe. La bonne c'est qu'il se dirige vers la fin de sa "période creuse" et que la lumière est au bout du tunnel, n'attendant que la volonté de ses membres pour les illuminer.

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