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Critique d'album

Biffy Clyro


The Myth of the Happily Ever After


(22/10/2021 - 14th Floor, Warner Bros - Rock alternatif - Genre : Rock)
Produit par Biffy Clyro, Adam Noble

1- DumDum / 2- A Hunger in Your Haunt / 3- Denier / 4- Separate Missions / 5- Witch's Cup / 6- Holy Water / 7- Errors in the History of God / 8- Haru Urara / 9- Unknown Male 01 / 10- Existed / 11- Slurpy Slurpy Sleep Sleep
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Aussi bon que son grand frère, mais plus extrème dans ses parti-pris"
Nicolas, le 23/03/2022
( mots)

Puisque cette critique fait immédiatement suite au jouissif A Celebration Of Endings, on vous enjoint, si ce n’est déjà fait, à vous plonger dans celle du disque à la croix bleue avant de basculer dans celle du disque à la croix rouge. Les deux œuvres étant visiblement issues des mêmes sessions d’enregistrement, on pourrait croire à de banales chutes de studio dans le cas qui nous occupe présentement, et bien qu’il en fût initialement question, Simon Neil et les frangins James et Ben Johnston, confinement aidant, ont décidé de retravailler complètement les rebuts en question et de leurs adjoindre de nouvelles compositions… tout en injectant à ce nouveau bébé une personnalité propre. À l’arrivée, on se retrouve bel et bien face à deux productions qui ne partagent pas de réel lien - hormis bien sûr leurs interprètes - mais qui se révèlent, bon sang de bonsoir, au moins aussi réussies l’une que l’autre.


The Myth Of The Happily Ever After est sans conteste plus accessible, catchy et rentre-dedans que son grand frère, mais il est paradoxalement plus dur en termes de sonorité. Plus metal, si vous voulez. La prise de contact s’effectue crânement avec le brillant “A Hunger In Your Haunt”, où l’on sent barboter assez librement le Biffy Clyro des années 2010, celui adepte d’une power pop passablement racoleuse aux entournures, mais comme si on l’avait plongé dans une marmite d’airain en fusion. Puissant, robuste, impressionnant de maîtrise technique et de pertinence mélodique, le morceau nous emporte pied au plancher dans son sillage, tracté par des guitares intenables et un chanteur qui arrive à peine à contenir sa rage. Du stadium toujours, certes, mais qui laisse tous ses concurrents sur place en départ arrêté, bardé de développements math rock improbables, aussi lourd que véloce, aussi caressant que sulfurique. En cela, l’évancescent “DumDum” introductif représentait un sérieux trompe l’œil, car “Denier” ne laisse pas retomber le tempo, ça bastonne, ça pétarade à tout va, bien que le support pop demeure prégnant, quintessentiel, même. Mais s’il y a également un qualificatif qui s’applique à cet album, c’est “éclectique”, en témoigne le très synthétique “Separate Missions”, pour le coup léger et aérien dans ses échos - tout bardés de larsens soient-ils initialement - et délicat dans son interprétation chantée. Pour autant aucun problème dans ce grand écart, ça passe crème, comme on dit. On retrouve cette légèreté, ce culot, dans le sautillant “Errors In The History Of God”, qui tolère autant les gimmicks électros et les grandes harangues bramées face aux cieux que les grosses grattes saturées qui ferraillent comme du Alice In Chains en mode no drugs - ou pas les mêmes. On a l’impression que désormais les trois gus de Biffy ne s’interdisent rien, et tant pis si l’ensemble est susceptible de heurter les bonnes mœurs  commerciales : les types ont du bagage, du bagout et, ce qui ne gâche rien, toute la technique nécessaire à la pleine expression de leurs aspirations les plus folles.


Alors si l’on doit hacher ses riffs avec des klaxons de trompette, why not? “Witch’s Cup” y va dès lors crânement en se payant le luxe d’exceller dans son procédé de crescendo émotionnel et ornemental. Certes on est parfois borderline en termes de gros rock qui tâche, mais à chaque fois la sortie de route est évitée, soit par un booster d’énergie, soit à l’inverse par une réelle fibre émotive qui vibre de façon appropriée, ni trop, ni trop peu. Et l’émotion, Biffy sait faire. “Holy Water”, c’est de l’or en barre, une vraie grande balade à entonner en chœur, sensible, touchante, et qui dès lors - tant qu’à faire - peut se faire assassiner à grands coups de riffs carnassiers dans ses derniers retranchements. Plus classique dans la même veine, le côté “power” en fin de piste, “Haru Hara” sait parfaitement comment aguicher l’auditeur, tout comme le calme “Existed”, doux comme un agneau même si le chanteur a tout du loup qui hurle en cage.


On n’oublie pas non plus que les Biffy Clyro viennent du Royaume Uni et qu’ils maîtrisent les emprunts à leurs contemporains, tel ce “Unknown Male 01” qui commence comme un Coldplay cotonneux,  mode X&Y, avant de basculer dans le heavy metal sale et obnubilant tout en décalages rythmiques aux fraises - pas simple de headbanger là-dessus ! Et puis, parce qu’il faut bien aller tutoyer la folie la plus joviale, “Slurpy Slurpy Sleep Sleep” va juxtaposer nappes électroniques célestes, voix baveuses et bruitisme le plus déglingué. Une façon comme une autre (!) de clore un disque assez enthousiasmant, tout aussi bon que son grand frère quoique bien différent, plus bigarré, plus métallique, plus pop également - cherchez l’erreur. Ou ne la cherchez pas, hein, et contentez-vous de vous repaître de ce bien beau The Myth Of The Happily Ever After, signant non pas seulement le retour en grâce de nos écossais préférés, mais leur réinstallation durable dans le paysage des acteurs rock de qualité. Ce qui n’est pas rien, vous en conviendrez.


À écouter : "A Hunger In Your Haunt", "Holy Water", "Separate Missions"

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