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Critique d'album

Dream Theater


When Dream And Day Unite


(06/03/1989 - Mechanic Records - métal progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- A Fortune in Lies / 2- Status Seeker / 3- Ytse Jam / 4- The Killing Hand / 5- Light Fuse and Get Away / 6- Afterlife / 7- The Ones Who Help To Set the Sun / 8- Only A Matter of Time
Note de 3/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un album à (re)découvrir, en dépit d'un chanteur limité, avec quelques vrais classiques du groupe."
Maxime L, le 08/01/2021
( mots)

Pretties for You d'Alice CooperMetal Magic de Pantera, The Red Hot Chili Peppers pour les Red HotAlways pour The Gathering, les exemples de premier album très "singuliers" (doux euphémisme pour certains) de formations devenues importantes sont légion dans le rock et le métal, peut-être même davantage durant les années 80 et 90.


Dream Theater n'échappe pas à la règle, car non, la discographie des américains ne démarre pas avec Images & Words, mais bel et bien avec ce When Dream and Day Unite  paru en mars 1989, dans l'indifférence générale à l'époque, malgré une réputation locale florissante.


Le groupe se forme au milieu des années 80, sous l'impulsion de John Petrucci à la guitare, Mike Portnoy à la batterie et John Myung à la basse, camarades de promo d'une université de Boston, la célèbre "Berklee College of Music".


Le trio fondateur est rapidement rejoint par Kevin Moore aux claviers et Chris Collins au chant et va rapidement sortir ses premières compositions, directement inspirées par Iron Maiden mais surtout par le rock progressif de Rush. Le trio Canadien est sans conteste la référence ultime de la bande à Portnoy, et c'est d'ailleurs suite à l'écoute de "Bastille Day" sur Caress of Steel que Portnoy aurait eu cette phrase "it sounds majestic", donnant ainsi la première appellation officielle du quintet américain : Majesty.


C'est sous ce line-up et sous ce nom que paraissent leurs premiers faits d'armes : "the Majesty Demos" en 1986, dont les compositions constitueront le socle de ce When Dream and Day Unite.  Entre temps, Majesty se doit de changer de nom. En cause, un procès intenté par un groupe homonyme, et c'est Howard Portnoy, père du batteur qui leur soumet l'idée de Dream Theater, du nom d'un petit théâtre à Monterey, en Californie. Howard Portnoy est même crédité en bonne place dans le livret, avec la mention suivante : "Thanks for the name".


Et avant de s'atteler à la musique, il convient de s'arrêter brièvement sur ledit livret, que je ne peux que vous conseiller de trouver par quelque moyen que ce soit ; les Spotify, Deezer et consorts ne nous permettant malheureusement pas de profiter des photos des musiciens à l'époque, entre brushing interstellaires, pantalons très très près du corps et un John Petrucci parfait en sosie de Calogero période Charts.


Je passe volontairement sur l'artwork complètement raté qui voit un homme, toute aisselle dehors, regarder du coin de l'œil le logo du groupe (quelle idée sérieusement ? si vous avez le nom du coupable, je suis preneur).


Venons en au plus important, et lançons donc ce qui constitue le tout premier morceau officiel de Dream Theater : "A Fortune in Lies". Alors oui l'intro fait un peu son âge avec des harmonies très "Maiden" à la guitare, mais la suite, à dominante instrumentale, entre gros riffs et changements de rythmes, est d'une efficacité redoutable, notamment sur la section rythmique (quel régal d'y entendre très distinctement John Myung ), et l'ensemble est déjà très "technique" pour des musiciens dont la moyenne d'âge dépasse à peine 20 ans. Et puis, au bout d'1:20, c'est le drame : l'arrivée du chant.


Et ne tournons pas autour du pot, si j'ai tiré à boulets rouges récemment sur les prestations live de James Labrie, que dire de son prédécesseur Charlie Dominici ? Voix très haut perchée, qui ferait passer Labrie pour Tom Waits, et surtout une absence totale d'épaisseur, de profondeur et de nuances dans sa façon de chanter, guère aidé par un mix pas des plus réussis sur ce point. Autant dire que si vous découvrez ce disque aujourd'hui, cela vous empêchera peut-être d'aller plus loin.


Mais si d'aventure vous décidez de laisser sa chance au produit, vous y trouverez des compositions très solides aux structures déjà très fouillées, comme ce "A Fortune in Lies" qui en dépit du chant, est un excellent titre d'ouverture, avec un dernier tiers où Petrucci fait des merveilles sur son Ibanez. Et si l'allergie au chant de Dominici est trop insoutenable, vous pouvez vous ruer sans ambages sur "Ytse Jam" (anagramme de Majesty et qui donnera son nom au label de Portnoy), instrumental génial, racé, où chaque musicien s'en donne à coeur joie, entre riffs supersoniques, lignes de basses voluptueuses et nappes de claviers très inspirées. "Ytse Jam" est à n'en pas douter le premier tour de force de la carrière du groupe, et qui aura une résonance toute particulière pour les adorateurs de la maestria technique de Rush.


Malgré ses défauts, on retrouve tout de même d'un bout à l'autre de l'album ce qui fait l'essence même de Dream Theater : un métal progressif chiadé, bardé de riffs, de variations, de breaks, de technique (encore une fois quelles lignes de basse !), ça va vite, ça va fort, parfois au détriment de la mélodie (c'est sans doute leur oeuvre la moins mélodique ) mais les amateurs du genre y trouveront leur compte, que ce soient sur les morceaux pré-cités, ou sur d'autres pistes comme "The Killing Hand" ou "After Life" de très haute volée (le chant mis à part évidemment). Et la vraie surprise du disque (que je n'avais pas réécouté depuis des lustres), c'est qu'il vieillit plutôt pas trop mal malgré ses 31 ans. Si l'on met de côté Dominici, les autres musiciens sont tous très bien mis en valeur, et la production de l'époque signée Terry Date (futur grand nom aux manettes entre autres de Soundgarden, Deftones, Pantera, Korn, etc) ne s'avère pas forcément plus datée que d'autres albums de Dream Theater à venir..

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Culte
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