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Critique d'album

Eloy


Ocean


(01/12/1977 - EMI - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Eloy

1- Poseidon's Creation / 2- Incarnation of the Logos / 3- Decay of the Logos / 4- Atlantis' Agony at June 5th - 8498, 13 P.M. Gregorian Earthtime
Note de 3/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Voyage en Atlantide via un chef-d'oeuvre signé Eloy ..."
François, le 12/06/2019
( mots)

L’album avec lequel tout commence. Comme de nombreux amateurs de rock progressif, j’ai découvert  Eloy avec leur opus le plus connu, le plus apprécié en général (légitimement), celui qui porte le doux nom d’Ocean. Attiré par la pochette que j’estime toujours être magnifique (malgré ce qu’on peut lire parfois), j’ai été immédiatement emporté par l’univers musical et visuel du groupe. Regardez ce Poséidon qui se fond entre la terre (il semble faire littéralement partie du socle de pierre sur lequel il est assis) et le monde sidéral, son visage disparaissant dans une galaxie lactée : cette image place le monde aquatique au centre du propos, dans un nouveau concept-album rencontrant le mythe de l’Atlantide. Les couleurs, notamment ces nuances de bleu, faisant d’autant plus ressortir la divinité centrale, renforcent encore la beauté de cette illustration. 


Ocean est pour beaucoup l’œuvre la plus aboutie d’ Eloy, si bien que la formation tentera des années plus tard une suite pour rebondir sur le succès d’antan. L’album se découpe en quatre longues suites contrairement aux précédents scindés titres plus courts. Il n’empêche que l’unité musicale de l’ensemble est remarquable. 


"Poseidon’s Creation", le premier titre, est tout bonnement extraordinaire. Dès l’introduction la batterie se déploie amenant une lente montée en puissance jouant sur le rythme et l’amplitude du son portée par des nappes pour arriver sur le riff central assez imparable : toute une structure faisant de la pièce un chef-d’œuvre. Bornemann brille par son jeu et par sa capacité à créer des mélodies enveloppant nos oreilles dans un océan de volupté musicale. Le titre est comme une vague qui nous emporterait dans son flot auquel il est impossible de résister et on ressent une véritable légèreté permise par la poussée d’Archimède tant les 11 minutes sont parfaitement harmonieuses ; la cohérence interne au titre, sans rupture abrupte, est donc à souligner. De plus, l’univers aquatique et mythique de l’Atlantide est retranscrit par la musique dans les arpèges, les sons des claviers, les effets de la voix de Bornemann. Bref, une pièce maîtresse pour  Eloy


Le clou est enfoncé avec "Incarnation of the Logos". Après une première partie atmosphérique envoûtante, on passe sur une autre phase instrumentale laissant les claviers s’exprimer. L’auditeur est rapidement immergé sous la houle musicale. Nous avons souvent insisté sur la place de la basse chez Eloy, et franchement, cela vaut le coup de s’y arrêter, dès le premier morceau d’ailleurs : écoutez la complexité des lignes, leur vertu mélodieuse et la rondeur du son. Mais sur ce second titre, il y a une ligne qui nous a toujours marqué, revenant souvent à notre esprit par hasard, quand bien même nous n’aurions pas entendu le morceau depuis des mois. Une mélodie inscrite profondément dans un recoin de notre cerveau. A partir de 3.30, ou encore à 5.50 où celle-ci gagne en relief grâce aux claviers la reprenant avec des  variations et à la batterie jouant sur les cymbales, elle constitue un moment de grâce difficilement qualifiable. 


On peut trouver des défauts à l’album si on est un peu tatillon, ou plutôt des faiblesses. Soyons le pour être honnête. Si la première partie confine à la perfection, la deuxième face est un peu en deçà quoique toujours très bonne. "Decady of Logos", le titre le plus électrique, possède moins de moments absolument mémorables, mais demeure d’un très haut niveau et dans la droite lignée du début de l’album. C’est surtout le dernier morceau, dont nous ne retranscrirons pas ici le titre beaucoup trop long et impossible à mémoriser, qui pèche un peu. Il dispose de bonnes idées et reste globalement bon, mais il a tendance à traîner en longueur, notamment pour ce qui est de sa première partie : un manque d’énergie qui atténue un peu sa portée bien qu’il puisse être considéré comme une bonne conclusion. On retrouve dans tous les cas la pâte du groupe et une parfaite unité maîtrisée tout au long de l’opus. 


Le succès de l’album remet en cause pas mal de théories sur la mort d’un rock progressif écrasé par la vague punk : alors que le genre est censé être en pleine décadence, des chefs-d’œuvre peuvent émerger (sans mauvais jeu de mot) et connaitre un succès important. Mais ceci n’est pas une découverte : la même année sortaient Going for the One, Rain Dances, Songs from the Wood (certes moins progressif) et Point of Know Retrun, entre autres … Pour Eloy, 1977 est pour certains l’apothéose artistique, et sans conteste l’acmé de sa popularité sur le long terme. 


 

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