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Critique d'album

Fates Warning


No Exit


(23/03/1988 - Metal Blade Records - Pionniers du metal prog - Genre : Hard / Métal)
Produit par Max Norman

1- No Exit / 2- Anarchy Divine / 3- Silent Cries / 4- In A Word / 5- Shades of Heavenly Death / 6- Innocence / 7- Cold Daze / 8- Daylight Dreamers / 9- Quietus / 10- Ivory Tower / 11- Whispers In The Wind / 12- Acquiescence / 13- Retrospect
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Premier album avec Ray Alder qui marque une transition entre deux époques. "
François, le 23/03/2020
( mots)

Le statut d’album de transition est toujours complexe. Autant, par son identité hésitante, il peut se révéler très surprenant et avantageux. Combien de magnum opus sont apparus dans ces interstices ? Citons Moving Pictures de Rush, pour ne donner qu’un exemple. A l’inverse, il peut aussi se retrouver littéralement le cul entre deux chaises, et manquer d’unité, de direction. Pour reprendre une expression éculée, c’est dans ce clair-obscur que naissent les monstres. Pour le même groupe, et quoi que personnellement je reste attaché à cet album, Caress of Steel se voit souvent reproché cet écueil. On pourrait sûrement trouver un meilleur exemple de raté, puisque cet opus est tout de même très bien fait – ceux qui le blâment doivent le reconnaître à demi-mot. 


Commencer par Rush pour parler de Fates Warning a deux intérêts. En tant tête de gondole de la fusion aboutie entre hard et prog’ (toute la branche Heavy-prog’ du début des 70’s n’a jamais atteint une telle hybridation), Rush préfigure un peu Fates Warning qui est pionnier dans le Metal-progressif. De plus, No Exit est typiquement un album de transition entre la période inspirée par la NWOBHM avec des tentatives progressives, et la période plus moderne fondamentalement plus prog’. 


Cette transition est marquée par l’arrivée d’un nouveau chanteur, le talentueux Ray Alder, ainsi que par celle de Mark Castiglione aux claviers. Changement de personnel qui a rassuré le public inquiet par le départ du charismatique John Arch. 


La première partie de l’album est composée de titres assez directs et heavy, dans un contexte de Thrash Metal porté aux nues (le jeu de "Shades of Heavenly Death"). Certains morceaux rappelleront les premiers albums, entre les riffs, les ruptures rythmiques (signature du groupe), voire même le chant : "Anarchy Divine", en particulier, ou la balade heavy  "In A Word". D’autres, comme "Silent Cries", tout aussi tonitruant, préfigure le nouveau style, plus aéré, avec des accords plaqués, les longues notes à la guitare, un accent mis sur la batterie. En général, c’est la production, résolument moderne et adaptée au style, qui donne à l’album cette dimension nouvelle. Pour revenir sur "In a Word", c’est un morceau qui pioche dans les deux époques et illustre cette transition. 


No Exit est surtout connu pour sa longue suite "The Ivory Gate of Dream". Un défaut avant d’en dire un mot, le découpage en plusieurs parties et donc, en plusieurs pistes, qui enlève à l’ensemble son déroulé naturel. Sûrement une exigence du label pour ne pas effrayer le chaland face aux 22 minutes du titre. 


On entre enfin dans le vif du sujet progressif. Entre passages acoustiques et arpégés, riffs violents, longs thèmes à la guitare, nombreuses variations : le morceau est exigeant, ambitieux, bien joué. L’exercice n’est pas complètement abouti, quelques transitions sont assez abruptes, notamment entre les parties en arpèges cleans et celles heavy (le titre ce construit surtout sur ce contraste). De même, les riffs sont parfois répétitifs ou peu originaux. Mais c’est quand même un bon moment, avec des passages gracieux (les quatre dernières minutes sont incroyables). 


Bilan ? No Exit est un bon album, des tentatives sont faites, une ambition est à relever. Par contre, il semble parfois un peu monolithique et manque d’aspérités pour s’y accrocher complètement. Nous demeurons donc mesurés dans l’optimisme général autour de cet opus. Mais allez l’écouter ! Ne vous arrêtez pas sur la pochette, seul véritable loupé de l’album. 


 

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