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Critique d'album

Helloween


Helloween


(18/06/2021 - Nuclear Blast - Speed Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Out for the Glory / 2- Fear of the Fallen / 3- Best Time / 4- Mass Pollution / 5- Angels / 6- Rise Without Chains / 7- Indestructible / 8- Robot King / 9- Cyanide / 10- Down in the Dumps / 11- Orbit / 12- Skyfall
Note de 5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le retour en grâce de Michael Kiske et Kai Hansen ! Le début d'une ère nouvelle ? "
Alexandre, le 06/07/2021
( mots)

Helloween est enfin de retour ! Leur dernier album en date, My God-Given Right (2015) nous avait laissé sur notre faim, bien terne au regard des exploits musicaux dont sont capables les Teutons. C’est alors qu’à la fin de l’année 2017, la nouvelle tombe… L’annonce fit l’effet d’un véritable coup de tonnerre ! Kai Hansen et Michael Kiske, les deux membres fondateurs du groupe reprennent du service auprès de leurs anciens collègues après avoir quitté le navire en 1989 et 1993. 


En guise d’apéritif et pour célébrer cette superbe nouvelle, un titre inédit fut dévoilé, "Pumpkins United" au titre assez évocateur louant la « Renaissance » du groupe. Les citrouilles sont prêtes à enflammer les salles de concert avec une énergie renouvelée. Les fans se mirent à imaginer les rêves les plus fous : allait-on enfin assister à de nouveaux albums d’anthologie comme ce fut le cas avec la saga Keeper of the Seven Keys ? Les attentes sont en effet extrêmement élevées, imaginez un peu, Helloween avec ses trois guitaristes et ses trois chanteurs, cela promet de sacrés cocktails explosifs ! Néanmoins, dans de telles conditions, le risque de décevoir était proportionnel à l’espérance suscitée auprès des fans.


Un premier point positif est cette superbe couverture d’album, sans doute l’une des plus belles, dont la composition tranche nettement par rapport à celles des deux précédents albums : adieu les citrouilles et les graphismes numériques moches ! Elle remet en scène son emblématique Nazgûl, le gardien des clés, le tracé et les couleurs sont bien plus réalistes, on pourrait la croire tout droit sortie du XVIIe ou XVIIIe siècle. Le résultat est splendide avec cet aspect dramatique et épique qui se dégage de ce tableau.


Les trois premiers titres sont un quasi sans faute. "Out of the Glory" et son intro mystérieuse allant crescendo est une composition typique d’Helloween, un power mélodique "joyeux" si cher aux Teutons. Quel bonheur de pouvoir réentendre Michael Kiske derrière les micros ! Sa présence sublime la plupart des titres, notamment sur les refrains de « Fear of the Fallen », « Best Times » ou encore « Indestructible ». Ce dernier titre figure parmi les plus réussis de l’album, un hymne à ranger du côté de "Future World" ou d’"I Want Out". Un sentiment de puissance et d’invincibilité nous gagne à l’écoute de ce refrain fantastique ("We’re industructible, ‘cause we are one") scandé par un Michael Kiske au sommet de son art ! Les passages instrumentaux sont très mélodiques et harmonisés à la perfection.


"Mass Pollution" doté d’une intro à la basse ronflante bascule sur un riff qui rappellera celui de "Stormtroopin’" de Ted Nugent. Contrairement à ce que le titre pourrait le laisser supposer, elle n’est en rien une chanson portant sur l’écologie mais plutôt sur le plaisir de faire du bruit et jouer les amplis à fond. On appréciera aussi la variété des ambiances délivrée sur des titres comme "Angels" ou "Rise Without Chains".


Les triumvirat de chanteur permet d’assigner à chacun des rôles bien précis : Kai Hansen apporte davantage d’agressivité avec son chant nasillard ("Skyfall", "Out of the Glory") tandis que la timbre de la voix de Michael Kiske toujours aussi haut perché apporte plus de mélodie et de douceur sans pour autant négliger la puissance tandis qu’Andi Deris alterne entre ces deux tendances. Les arrangements à trois chanteurs permettent de varier les compositions, comme par exemple ces refrains en canons sur "Fear of the Fallen". On pourra effectuer un constat similaire avec la présence d’un troisième guitaristes qui décuple les possibilités et les arrangements mélodiques.


Comment, enfin, passer à côté de "Skyfall", un des plus beaux chef-d’œuvre composé par Kai Hansen. On passera rapidement sur "Orbit", prélude instrumental dispensable précédant "Skyfall". Une première version single tronquée (7 min) avait été publiée en avant-première de bonne facture mais pas toujours très cohérent dans le montage. Autant se focaliser directement sur la version longue – près de 12 minutes au compteur ! – qui est un pur bijou faisant la part belle aux nombreux changements d’ambiance et de rythme. Cet unique titre justifie à lui seul l’achat du disque qui se conclue en apothéose ! De plus, un superbe clip – ou plutôt un véritable court-métrage – relève la dimension épique de ce chef-d’œuvre, mêlant habilement les musiciens en train de jouer sur des fonds verts de science-fiction et course-poursuites interstellaires – la chanson raconte l’histoire d’un extraterrestre qui s’est échoué sur une planète inconnu. "Skyfall" a de fortes chances de rejoindre les très longs titres cultes du groupe, à l’image de "Keeper of the Seven Keys" ou "Halloween".


Vous l’aurez bien compris, cet album éponyme est magistral, il marque le retour en force tant attendu d’Helloween. Un album qui surpasse largement les attentes ! Avec cette formation inédite, on est en droit de se demander si l’aventure se poursuivra. Le début d’une ère nouvelle ? 

Avis de première écoute
Note de 4/5
Voilà un album aussi attendu qu'inattendu. Attendu puisqu'il marque un retour après un long silence et rassemble la fine fleur des chanteurs qui ont marqué l'histoire du groupe. Inattendu parce qu'il y a bien longtemps qu'Helloween, formation culte du Power Metal germanique, n'avait pas produit quelque chose d'aussi exceptionnelle. Certes, comme la pochette l'indique, le groupe renoue avec son esthétique des années 1980 (son âge d'or), mais il le fait à travers des compositions très abouties, épiques, prenantes, scerties de soli exemplaires. Un jalon dans leur discographie, et peut-être le retour de gloire de l'année parmi les vétérans du rock au sens large. Ah oui, y'a eu Accept aussi !
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