↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Il Bacio Della Medusa


Il Bacio Della Medusa


(01/06/2004 - AMS records - Rock progressif italien - Genre : Rock)
Produit par Matthias Scheller

1- Requiem Per I Condannati a Morte / 2- OrienteOccidente / 3- Scorticamento Di Marsia / 4- Il Vino / 5- Cantico Del Poeta Errante / 6- De Luxuria et de Ludo et de Taberna
Note de 3.5/5
Vous aussi, notez cet album ! (1 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Entre Hard-rock et prog', un premier album très seventies pour Il Bacio della Medusa"
François, le 02/05/2019
( mots)

Ça fait longtemps maintenant, que l’on est rassuré pour le rock progressif. Si le genre ne sera jamais plus porté aux nues par le grand public et la critique, on sait que ceux qui l’avaient enterré (parfois même, dès l’année 1974, négligeant un bon nombre de groupes exceptionnels et des chefs-d’œuvre innombrables de la seconde moitié des seventies) se sont mis le doigt dans l’oreille avec un renouveau puissant dans les années 1990 se poursuivant encore actuellement. 


Mais un des pays parmi les plus engagés dans ce courant musical depuis ses débuts n’avait pas pris part au renouveau des années 1990 bien que Louis de Ny, dans ses deux ouvrages, ait mis en avant la vitalité continue de la scène italienne, tout de même fortement amoindrie à partir des années 1980. Dans les années 1990, des formations comme Finisterre avaient relancé la machine locale, mais c’est depuis les années 2000 que nos voisins transalpins ont repris du poil de la bête. 


Ainsi, des groupes sont apparus et ont proposé une musique très fouillée rendant hommage à leurs prédécesseurs, allant jusqu’à reprendre cette bonne vieille tradition du nom à rallonge : on est alors passé de Premiata Forneria Marconi à La Maschera Di Cera, de Quella Vecchia Locanda à La Coscienza di Zeno, et de Banco del Mutuo Soccorso à Il Bacio della Medusa dont il est question ici. 


Le groupe ne limite pas son hommage à la longueur de son nom, les références se retrouvent également sur la pochette. Pour ce premier album, le groupe nous offre une illustration qui s’étend sur les deux faces de la couverture, audace qui renvoie certes aux albums de PFM mais surtout à l’esthétique du mouvement prog’ en général. Les couleurs chatoyantes entrent en contradiction avec ce qui est représenté : les dés du destin, la faucheuse, un clown dont le masque tombe, des pendus … Il faut bien déplier cette illustration pour la comprendre en son entièreté puisqu’il y a un jeu de transformation du visage du clown dans le paysage tout à fait bien réalisé par Federico Caprai, le bassiste du groupe (tandis que la flûtiste est la dessinatrice du logo, Il Bacio est un groupe polyvalent). 


Question durée, on retrouve bien les penchants du rock progressif pour la longueur : près d’une heure pour six titres dont deux dépassent les dix minutes. Mais le groupe se veut quand même accessible, dans une certaine mesure. Il Bacio della Medusa  propose toujours un progressif musclé, loin du Metal-progressif, mais très proche du Hard-Rock : c’est ainsi que sont construits les deux premiers titres, "Requiem per I Condannati a Morte" et l’excellent "OrienteOccidente" (dont on dispose d’une version live dans l’édition de 2015). 


C’est pourquoi l’auditeur attentif entendra des clins d’oreille à "Born to Be wild" saccadé dans le second morceau (à partir de 4min30), ou, plus explicitement, une citation de Jethro Tull au début de "Scorticamento Di Marsia" ("My God"). Mais on retrouve également des renvois à la scène locale : dans "Il Vino", les paroles "Un Lurido pezzo di Uomo" renvoient, semble-t-il, à l’album culte de Le Orme, Uomo di Pezza (1972).


Le groupe entre dans le rock progressif à proprement parlé avec "Scorticamento di Marsia", quand après une introduction angoissante aux vocalisent, la guitare acoustique et la flûte nous entraînent sur un sillon tullien. Le morceau est totalement incarné par les musiciens, notamment au chant, des passages à la guitare peuvent également être soulignés. Le groupe s’amuse même sur la fin de titre à proposer une session funky pour un solo flûte/saxophone. Variation de registres et de mélodies dans une unité interne, instrumentation variée : que demande le peuple ! "Cantico del Poeta Errante", mélancolique et acoustique, renoue avec le rock progressif italien (Osanna, PFM) quand l’ultime titre s’illustre par sa première partie sous fond de thème ibérique revisité à la sauce Heavy (du riff aux percussions). Son clavier sonnant 70’s (dans la seconde partie) et la batterie qui se dévoile en font un titre phare. 


Le registre peut également être celui de la chanson épicurienne comme "Il Vino" accompagné d’un accordéon, rappelant, malgré les quelques passages à la guitare électrique, un registre que l’on pouvait trouver en France à la même époque en dehors des sillons progressifs (La Tordu, Têtes Raides …). 


Le tout est servi par des textes sont souvent sombres mais très profonds et poétiques, avec des références mythologiques, historiques, folkloriques ... On prend un vrai plaisir à lire et écouter un chant puissant et soucieux d’incarner ses textes … en italien, évidemment ! 


Le premier opus d’Il Bacio della Medusa louvoie entre progressif et Hard-rock (caractéristique importante du groupe), demeurant accessible tout en étant déjà ambitieux, et permet au combo d’initier une carrière des plus prometteuses. 


 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Il Bacio Della Medusa


Seme*


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également