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Critique d'album

Karfagen


Echoes from within the Dragon Island


(01/02/2019 - Caerllysi - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Dragon Island Suite 1 / 2- Dragon Island Suite 2 / 3- My Bed Is a Boat / 4- Dragon Island Suite 3 / 5- Flowing Brooks / 6- Winter Rooks / 7- Incantation part 1 / 8- Incantation part 2
Note de 4.5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Une oeuvre magistrale et ambitieuse : Karfagen au sommet de son inspiration. "
François, le 03/05/2019
( mots)

Le rock progressif traverse bien des frontières et trouve des lieux d’expression inattendus, surtout quand les productions atteignent une telle qualité. Car c’est d’Ukraine que vient Karfagen, formation principale du prolixe Antony Kalugin, compositeur et claviériste talentueux, qui permet au groupe venu des périphéries de l’Europe d’avoir une solide réputation dans les milieux avertis. En effet, Echoes from within’ Dragon Island est déjà le dixième album studio du groupe, édité par le label de passionnés qu’est Caerllysi Music et issu d’un travail de longue haleine initié en 2012. 


L’œuvre à la pochette magistrale (dont l’illustration s’étend sur six faces du feuillet une fois celui-ci déplié) s’inspire des travaux de Stevenson dont les vers de A Child’s garden of verses (1885) forment les paroles de l’épique "Dragon Island Suite" qui propose un voyage onirique.  


Cette-dernière constitue l’essentiel de l’album avec ses trois longues parties (elles dépassent toutes trois les 15 minutes …) qui ont une grande cohérence entre elles au niveau de l’instrumentation comme de certains thèmes qui reviennent avec des modulations et variations. Notre préférence échoit à la première partie, mais l’ensemble est d’un très grand niveau, aussi bien dans la composition que dans la réalisation. Les musiciens sont précis, la production impeccable. Difficile de mettre des mots sur cette longue fresque aussi épique que douce, variée qu’harmonieuse. Le genre d’album qui permet à l’esprit de s’évader, à écouter tranquillement (et avec attention) pour en saisir toutes les subtilités. Evidemment plusieurs écoutes sont nécessaires pour se l’approprier mais il ne rate pas sa cible à la première : on est facilement happé par cette musique aux mélodies sublimes. 


Bien sûr, les sources d’inspiration sont nombreuses et sensibles : Camel (certaines plages de claviers, les solos de guitare), Jethro Tull (dans la voix, l’accordéon et la flûte), Genesis, King Crimson, Marillion, Mike Oldfield … Il faut davantage chercher vers ces groupes de prog’ symphonique puisque c’est dans ce sous-genre que Karfagen s’inscrit. Mais ce n’est pas un exercice de style cherchant à caser le maximum de références : le tout a été entièrement digéré pour donner à l’œuvre une esthétique qui lui est propre. 


Autre point fort, Kalugin s’est entouré d’un nombre important de musiciens (une quinzaine) permettant un déploiement très riche dans l’instrumentation. On se laisse surprendre par des accordéons, saxophones, bassons … Tout cela donne évidemment un relief incommensurable à l’album. 


Les autres titres, plus courts, complétant l’album, sont aussi assez exceptionnels. Un bémol tout personnel : l’introduction de "Flowing Brooks" un peu gnagnan mais la suite du morceau, à l’esthétique agressive (crimsonienne), rattrape largement cet écueil. Pour les autres titres, soulignons les deux parties d’ "Incantation" comme un clin d’œil assez incroyable au Camel des 70’s ("Fritha'"dans la partie 1) avec des solos de guitare vraiment entraînants. Elles concluent l’album avec majesté. 


Malgré la longueur de ses titres, le dernier album de Karfagen est assez accessible pour peu qu’on soit ouvert (et acquis) à ce genre de musique. Attendons la fin de l’année pour donner un verdict, mais il est certain que Echoes from within’ Dragon Island sera dans le palmarès des meilleures productions de rock progressif de l’année 2019. 


 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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