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Critique d'album

Mörse


Mörse


(01/06/2012 - Eastrain Records - Punk/hardcore - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Sous Terre / 2- Le Bannissement / 3- Pour qui préside l'effroi
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un mix punk/hardcore/stoner français et explosif"
Didier, le 17/08/2012
( mots)

Mörse, c'est indubitablement l'une des bonnes surprises de cet été au rayon des (nouveaux) groupes qui envoient du bois.

Le jeune groupe lillois, déjà auteur d'une première démo éclair en 2011, sort enfin son premier EP (éponyme) sur le très confidentiel label Eastrain Records. Soit trois titres en français qui se situent à la croisée des chemins entre punk, stoner et hardcore. Ajoutez quelques touches de crust et vous obtiendrez un mélange ambitieux et accrocheur, dans un genre pourtant surpeuplé.

Flanqué d'une pochette aussi sombre que réussie signée Spyre, ce EP trois titres s'avère autant addictif qu'expéditif. "Sous Terre" ouvre le bal. Un morceau lourd, nerveux et hanté par un refrain aux consonances hardcore du meilleur acabit. L'effet d'occupation de l'espace et l'atmosphère oppressante s'installent d'emblée pour un départ sur les chapeaux de roues. S'ensuit "Le Bannissement", lui aussi lancé tambour battant et ponctué de riffs hargneux à forte teneur stoner sur une rythmique qui tient plus du punk, enchaînement ultra-mélodiques à l'appui. Les choeurs semblent quasi enjoués, et le charme continue de s'installer, l'air de rien. "Pour qui préside l'effroi" clôt déjà cette première carte de visite sur un tempo plus posé. L'occasion de prêter une attention plus particulière aux paroles -  en français, c'est désormais assez peu courant pour être souligné – qui laissent entrevoir un réel talent d'écriture et une envie de travailler de fond en comble la musicalité de leurs titres. Une première écoute aura suffi à convaincre l'auditeur qu'il en veut (déjà) plus.

Si ces trois titres sont, surtout dans le chef d'un groupe relativement jeune, annonciateurs de bien belles choses, il est sans doute encore trop tôt pour crier au génie. Mais force est de constater que, dans un genre qui semblait avoir été sillonné de la cave au grenier au cours des vingt dernières années, nos quatre Nordistes s'affairent avec brio à prouver que tout reste possible pour quiconque ose encore se montrer inventif et volontaire. Car organiser un bouillant melting-pot où se croisent aléatoirement registres '90s (screamo et emo) et plus contemporains n'est pas chose aisée. Quinze ans après l'apogée du H8000 hardcore dans les terres flandriennes de la Belgique voisine, Mörse brise certains clichés du genre pour faire place à une musique qui a des choses à dire et à démontrer, et où la spontanéité prend le pas sur la démonstration technique. On ne peut que s'en réjouir et attendre l'album avec impatience.

EP disponible sur Bandcamp: battant et ponctué de riffs hargneux à forte teneur stoner sur une rythmique qui tient plus du punk, enchaînement ultra-mélodiques à l'appui. Les choeurs semblent quasi enjoués, et le charme continue de s'installer, l'air de rien. "Pour qui préside l'effroi" clôt déjà cette première carte de visite sur un tempo plus posé. L'occasion de prêter une attention plus particulière aux paroles - en français, c'est désormais assez peu courant pour être souligné – qui laissent entrevoir un réel talent d'écriture et une envie de travailler de fond en comble la musicalité de leurs titres. Une première écoute aura suffi à convaincre l'auditeur qu'il en veut (déjà) plus. Si ces trois titres sont, surtout dans le chef d'un groupe relativement jeune, annonciateurs de bien belles choses, il est sans doute encore trop tôt pour crier au génie. Mais force est de constater que, dans un genre qui semblait avoir été sillonné de la cave au grenier au cours des vingt dernières années, nos quatre Nordistes s'affairent avec brio à prouver que tout reste possible pour quiconque ose encore se montrer inventif et volontaire. Car organiser un bouillant melting-pot où se croisent aléatoirement registres '90s (screamo et emo) et plus contemporains n'est pas chose aisée. Quinze ans après l'apogée du H8000 hardcore dans les terres flandriennes de la Belgique voisine, Mörse brise certains clichés du genre pour faire place à une musique qui a des choses à dire et à démontrer, et où la spontanéité prend le pas sur la démonstration technique. On ne peut que s'en réjouir et attendre l'album avec impatience.

EP disponible sur Bandcamp

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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