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Critique d'album

Red Hot Chili Peppers


Unlimited Love


(01/04/2022 - Warner - Funk-Rock - Genre : Rock)
Produit par Rick Rubin

1- Black Summer / 2- Here Ever After / 3- Aquatic Mouth Dance / 4- Not the One / 5- Poster Child / 6- The Great Apes / 7- It's Only Natural / 8- She's a Lover / 9- These Are the Ways / 10- Whatchu Thinkin' / 11- Bastards of Light / 12- White Braids & Pillow Chair / 13- One Way Traffic / 14- Veronica / 15- Let 'em Cry / 16- The Heavy Wing / 17- Tangelo
Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Un retour aux sources en forme d'énorme pétard mouillé. Radote Chili Pépères."
Maxime L, le 13/04/2022
( mots)

“L’album de la confirmation”. Pire encore : “l’album de la maturité”. Les formules toutes faites sont légion dès lors qu’on parle de chroniques de disques. Mais y en existe-t-il une plus sournoise que le fameux “album du retour aux sources” ? Plus sournoise, plus pernicieuse, dans le sens où avant même d’être utilisée par la presse spécialisée, elle est bien souvent commanditée par les groupes eux-mêmes (ou leur entourage au sens large), en l’incluant dans les communiqués de presse parfois plus proches d’éléments de langage politiques que de véritables descriptions des œuvres en question. Et c’est d’autant plus valable pour des formations ayant connu les fastes des années 90, et qui résistent bec et ongles à l’idée de se ranger des voitures, des Offspring à Weezer en passant donc par nos Red Hot Chili Peppers.


Et pour ce qui est de ce très attendu 12ème opus, force est de constater que le story-telling du sempiternel “retour aux sources” fut savamment orchestré de la part des Californiens et de leur clique d’attachés de presse et de fans partout dans le monde. La première pierre à l’édifice fut érigée dès le mois de décembre 2019, où à la surprise générale (et surtout celle du pauvre Klinghoffer), la formation annonce le retour du fils prodigue John Frusciante. On passera sur les conditions au mieux discutables de l’éviction du fidèle Klinghoffer, qui sans avoir révolutionné la musique du groupe (ça n’est de toute façon pas ce qu’on lui demandait), a fait le job honnêtement, avec passion et loyauté.


Après avoir beaucoup collaboré ensemble au début des années 2000, Frusciante et Klinghoffer ont vu donc leurs chemins se croiser et surtout s’éloigner. D’ailleurs, en 2009, lors de son déjà second départ, John Frusciante avait été surpris que Klinghoffer puisse accepter si rapidement de le remplacer au sein des Red Hot. Et oui John, tu connais l’adage, “nul n’est irremplaçable”, et pendant que tu expérimentais sur des boîtes à rythmes et au sein de projets qui n’intéressaient presque que toi, Klinghoffer goûtait à son tour aux concerts dans des stades plein, à la notoriété, la célébrité et à la carte Gold Mastercard, tout en nous gratifiant d’un album solo très réussi, sous le nom de Pluralone, dont on a vanté les mérites ici.


Frusciante is back donc. Il n’en fallait pas plus pour faire frétiller (un peu) les aficionados de Blood Sugar Sex Magik et Californication (tout en mettant discrètement un voile sur By The Way et Stadium Arcadium parce que..faut pas déconner quand même). La vieille garde (dont je fais partie) est surprise, voire dubitative de ce retour, mais les Red Hot Chili Peppers ont su aussi, et c’est là tout leur mérite, conquérir une nouvelle fan-base, plus jeune, et pour qui Stadium Arcadium et ses 28 morceaux (erfff) constituent une sorte d’apogée musicale, là où les albums mètre-étalon des Weezer et The Offspring, pour ne citer qu’eux, semblent bloqués (à tort pour la bande à Cuomo) fermement dans les nineties.


Quelques miettes de cette troisième reformation nous sont envoyées début 2020, lorsque Frusciante joue pour la “troisième première fois” avec Flea et Kiedis (Chad Smith étant remplacé par Stephen Perkins de Jane’s Addiction), dans le cadre d’une cérémonie privée. L’interêt principal de cette vidéo résidant surtout dans le fait de voir Frusciante jouer avec son “prédé-successeur” Dave Navarro. Frusciante a le médiator qui le démange et les Red Hot Chili Peppers sont prêts à en découdre sur scène, et donc plusieurs dates de concerts sont annoncées (y compris en France), avant d’être reportées et/ou annulées pour les raisons qu’on connait. Quelques bouts de jam diffusés plus tard avec parcimonie sur les réseaux sociaux, la nouvelle est officialisée : un nouveau disque verra le jour le premier avril 2022, avec aux manettes Rick Rubin, le gourou historique, derrière Blood Sugar Sex Magik et Californication (mais aussi Stadium ArcadiumBy The Way et I'm with You, comme quoi, non, tout ce qu’il touche ne se transforme pas en or).


La dream team est au complet, et avec elle les effets d’annoncent pleuvent, prônant le fameux retour aux sources, l’alchimie retrouvée, l’envie de faire le meilleur album possible - oui on l’a déjà dit la dernière fois mais ce coup-ci c’est pas pareil - avec donc un nom et un artwork qui tombe. Unlimited Love et son néon tape à l’oeil qui surplombe Los Angeles, qu’on croirait sorti tout droit d’un film de Baz Luhrmann ; et un single, “Black Summer” qui déboule dès le mois de février, et qui s’est avéré insupportable (de par le matraquage intensif), avant même d’avoir dans les oreilles ce douzième album des américains, et ses dix-sept chansons.


Evacuons d’emblée le premier (gros) défaut de ce disque : sa longueur. 17 chansons. Comme à la belle époque puisque Blood Sugar Sex Magik en comportait tout autant. Sauf que nous ne sommes plus en 1991, et que pour s’enfiler d’une traite un album de 17 titres (1h13 !), il faut être courageux, patient et surtout avoir sacrément confiance dans le produit. Ceci étant, cela n’a pas empêché un Stadium Arcadium (déjà deux fois trop long) de se vendre par containers et de récolter une tripotée de grammys donc..


Ces 73 minutes sont au passage la raison pour laquelle cette chronique arrive si tard sur le site : il a fallu écouter attentivement plusieurs fois ce “Unlimited Love” pour avoir une analyse globale la plus objective possible et ne verser ni dans le catastrophisme absolu ni dans l’optimisme béat. Optimisme dont certains semblent s’être engouffrés avec ardeur, sur le point du seul retour de John aux affaires. Parlons-en justement. Oui, ce musicien a énormément apporté à l’identité du groupe, et ne boudons pas notre plaisir : réentendre son jeu de guitare si caractéristique, à la fois débridé et sucré est une vraie bouffée d’air frais et une sincère réjouissance. Les arabesques funky, les riffs chaloupés, les solos un peu psyché, les choeurs en falsetto si reconnaissables, John Frusciante est resté un excellent musicien, ce dont on ne doutait d’ailleurs pas. L’alchimie entre les instrumentistes est là, indéniablement, et la paire rythmique formée par Flea et Chad Smith est toujours aussi efficace : ça claque, ça slappe, ça groove. Mais ça ne décolle pas.


Et c’est là le deuxième problème du disque. Il ne vient pas tant des musiciens (on s’attardera sur le cas Kiedis plus tard), mais des morceaux (17 pour rappel !). Ça ronronne sévère (ça ronflonne ?). Très vite et trop longtemps. Sur 17 titres, une écrasante majorité semble être sur le même tempo de sénateurs qui déroulent une longue litanie de mélodies. Des mélodies ni complètement ratées ni tout à fait réussies. En un mot : fades ; quand elles ne sont pas parfaitement insipides, comme ce “Let Em Cry”, façon tube de l’été sponsorisé par la dernière marque de jus de fruits à la mode. L’album et les minutes défilent, sans qu’on n’ait une seule aspérité sur laquelle s’accrocher. Pour un pont ou un refrain un peu énervé (celui de “The Heavy Wing” par exemple, chanté, comme par hasard, par Frusciante), combien de titres franchement mous du genou ? Surtout qu’à la longueur du disque s’ajoute la durée de certaines pistes, dont plusieurs dépassent les 5 minutes (”The Great Apes” qui trottine nonchalamment en dépit d’un solo qui montre (un peu) plus de mordant, ou “It’s Only Natural” confondant de mollesse et d’inutilité).


Malheureusement, cette tendance à l’encéphalogramme plat se remarque d’autant plus dans une œuvre de 17 titres, ressassant peu ou prou les mêmes idées dans la structure des compositions (combien de banales “couplet-couplet-refrain-solo-pont”), et où il faudrait redoubler d’idées pour garder l’attention des auditeurs (à plus forte raison quand on promeut ce fameux retour aux sources).


On sursaute bien, un peu, à quelques rares occasions : le temps d’un “Aquatic Mouth Dance” cuivré, vraie franche réussite du disque (et qui aurait pu être une relance pertinente si elle n’était pas placée en troisième position), sur la seconde partie de “One Way Traffic” où Flea mène la barque, sur quelques solo grisant par ici, sur de belles lignes de basse par là, mais le groupe a la fâcheuse prédisposition à s’auto-saborder à cause du véritable dernier problème de l’album : son chanteur. L’habit ne fait évidemment pas le moine, mais difficile tout de même de ne pas trouver le combo moustache-mulet un tantinet ridicule, à un âge où la sobriété est souvent de mise, du moins en matière de look. Et là aussi, pour un Iggy Pop convaincant en frontman torse nu, combien de copies de Steve Buscemi “Fellow Kid” (aka le fameux meme de l’acteur dans la série “30 Rock”) ? Si Kiedis semble refuser de vieillir (l’avantage du look nerd de Rivers Cuomo est qu’il était déjà démodé en 1994), il a manifestement aussi abandonné toute idée de modulation et de variété dans son chant. Pour mouliner des bras torse nu dans les clips il y a du monde, mais pour chanter à peu près juste sans overdubs, on repassera (c’est particulièrement criant sur “Here Ever After”).


On le sait, Kiedis n’a jamais été un grand chanteur d’un point de vue “technique”, mais il atteint ici des sommets de mièvrerie rarement égalés, et trouve même le moyen de gâcher des titres qui auraient pu s’avérer “corrects”. On pense à “She’s a lover” et la fadeur de ses refrains, en dépit de couplets plutôt punchy ou même à “Bastards of Light” qui, sous ses airs de Bee Gees bodybuildés et aux lignes de claviers assez surprenantes, aurait pu être une belle surprise sans cet affreux passage au porte-voix.


Pas la peine non plus de se pencher sur les textes, Anthony Kiedis n’est pas devenu miraculeusement un grand song-writer, et bon nombre de paroles semblent sorties d’un générateur automatique mêlant noms de lieux, prénoms et mots choisis pour leur musicalité plus que pour leur sens (merci Josh Weller). Exemple parfait avec “Poster Child” où l’on croise Richard Hell (qui danse dans un Taco Bell), Judas Priest, Duran Duran, Mona Lisa, Billie Jean ou Justin Bieber (liste non exhaustive naturellement). Et pour continuer le parrallèle avec Weezer, au moins, quand Cuomo name-droppe des artistes dans ses textes, c’est pour leur rendre un hommage honnête et référencé.


Vous l’aurez compris, et pour résumer cette chronique bien trop longue (et par conséquent en phase avec l’album), Unlimited Love est un disque sans saveur, indigeste, sans la moindre once de prise de risques. Et au rayon du rock grand public à l’esprit disons “californien”, difficile de ne pas penser à l’évolution parallèle de Weezer, (qui a sorti aussi son lot d’albums d’eau tiède), mais qui semble bien plus sincère dans sa démarche et avec des prises de risques plus aventureuses (Ok Human et son aspect symphonique). Ce douxième disque n’apportera finalement pas grand chose au schmilblick : les anciens passeront leur chemin, là où les plus jeunes y trouveront leur compte, comme ce fût le cas lors des 3 derniers albums.


Mais dans tous les cas, ce fameux retour aux sources est une vaste fumisterie, et la célèbre citation de Nick Cave, (drôle mais éminemment sévère et réciproquement), a de beaux jours devant elle :


"I’m forever near a stereo saying, ‘What the fuck is this garbage?’ And the answer is always the Red Hot Chili Peppers."


 


À écouter : "Aquatic Mouth Dance", "One Way Traffic", les refrains de "The Heavy Wing".

Commentaires
Djambool, le 04/11/2022 à 15:22
Ben alors, toujours pas de critique de Return of the dream canteen !? Pourtant le parallèle entre cet album et la carrière de Weezer me semble évident !!...
Djambool, le 13/09/2022 à 10:28
@Twitchplant. Chad Smith, un batteur moyen qui pèche sur les albums du groupe ?! Décidément, entre ça et la critique de l’album à base de Weezer, qu’est-ce qu’on se marre sur cette page !…
Daniel, le 11/09/2022 à 14:03
Il m'est déjà arrivé d'écrire que l'âge ne confère aucune "autorité", raison pour laquelle, en ma qualité de "vieux con" (tel que chanté par GB), je m'abstiens d'intervenir dans les discussions des générations qui me succèdent et qui détiennent logiquement les clés du savoir. Mais j'ai un peu de peine à lire qu'un travail de rédaction de cette qualité soit résumé par le mot "merde". Par nature, les propos du rédacteur sont subjectifs, puisqu'il s'agit d'une interprétation de l'actualité sans le recul du temps. J'adore la discussion et les débats mais je me permets d'estimer qu'aucune "polémique artistique" ne mérite pas de finir comme une crotte de chien sur un trottoir ou dans un caniveau. Manzoni a déjà apporté à cette controverse une réponse artistique définitive en 1961.
Twitchplank, le 11/09/2022 à 05:03
Commençons par l'article au dessus, mettre en défaut Frusciante et une potentielle éviction de Klinghoffer, c'est du pur bullshit et ce pour une simple et bonne raison, l'âme des red hot c'est Frusciante. Quand on connait la discographie de Frusciante et son univers on comprends rapidement que toutes les mélodies sortent de lui et du bassiste. Le batteur est moyen, pas de surprises, pas de dynamisme, on dirait qu'il est juste venu un dimanche faire le job, niveau guitare et basse quand on sait de quoi ils sont capables ben y'a rien, c'est mou, aucune innovation, c'est moins bien que si ils avaient réchauffé les anciennes vibes. Au niveau du chant pour une fois c'est propre et y'a une proposition, quand on voit que c'est ça qui pèche d'habitude (avec la batterie comme toujours mais ça c'est pas nouveau chez les red hot) ptite mention au chant du coup. Album moyen voir médiocre, aucune song donne envie d'être écoutée deux fois a part here ever after maybe qui est bien sacadée mais n'explose jamais...un morceau des red hot qui n'explose pas à un moment ou ne créer pas une atmosphère c'est le signe de la fin. Je retourne écouter les solos/bricolages de Frusciante sur youtube, car contrairement à ce qui est dit dans l'article non ça n'intérresse pas que lui, quand Frusciante pond "Wayne" en une nuit en hommage au décès d'un de ses proches et que ce morceau divisé en une Trentaine de repost fait plus de vues et d'écoutes que tout l'album qui vient de sortir....bref faudrait arrêter de dire de la merde "Albumrock".
Djambool, le 20/08/2022 à 18:35
Vivement la critique du prochain album qui sort le 14 octobre. Trop pressé de voir Weezer cité toutes les 2 phrases... ;)
Dark_ARN, le 02/08/2022 à 21:26
Perso je suis un immense fan de Stadium Arcadium, je ne comprend pas que l'on puisse ne pas aimer cet album et avoir une âme.. enfin je m'égare. Sinon je suis d'accord sur l'absence de prise de risque, je trouve que le niveau baisse dramatiquement dans ce nouveau style tiède des trois derniers albums. A noter que Frusciante est plutôt mauvais sur ce disque.
Jojo, le 03/07/2022 à 02:28
Et bien je suis désolé monsieur Nicolas mais vous n'avez tout simplement pas écouté l'album ou pas su écouter l'album. Et vous n'avez pas lu convenablement mes messages ou alors vous ne les avait pas compris. D'abord il n'y a pas besoin de "prise de risque" pour faire un bon album, ensuite il n'y a pas besoin d'un chef d’œuvre pour être heureux avec la musique mais un bon album suffit comme l'est Unlimited Love. Mais au contraire il y a des prises de risque sur cet album puisque personne ne fait un album avec autant de style différent, et personne ne se donne la peine de mélanger du jazz et blues des années 40/50 avec une musique plus moderne, tout comme personne n'essaye de combler un vide entre Beck et Cobain, tout comme très peu de monde sont encore capable de faire des chansons comme eux, ou de commencer par un poil d'électro de continuer dans du prog puis dans le psyché et finir par un gros solo. Et c'est d'ailleurs pour toute ces raisons que vous n'aimez pas l'album : parce que vous n'y avez pas retrouvé ce que vous connaissiez des RHCP. Et apparemment vous n'avez pas compris ce que vous écoutiez. Ce qui vous fait penser que cet album est sans "prise de risque" ou qu'il est fade c'est parce que vous n'êtes pas familier de ces musiques ou alors vous ne vous attendiez pas à les entendre chez les Red Hot, vous pensez peut-être que de nos jours faire un beau trip blues le long de la côte californienne s'est ennuyeux et tellement simple à écrire et à produire, en fait ce sont des genres que vous maitrisez manifestement mal. J'en suis navré pour vous mais c'est ainsi ce groupe a toujours perdu des fans en route qui n'appréciaient pas leur nouvelle orientation. Et c'est bien la preuve que cet album n'est pas un prétexte pour une tournée, puisqu'ils auraient pu faire la même musique qu'auparavant plus facilement et qu'en plus il faut trouver un moyen pour introduire leurs nouvelles musiques avec les anciennes dans leurs tournées, ce qui donne d'ailleurs des concerts dont l'ambiance peut considérablement changer selon la setlist. Et je note que vous parlez de longueur, encore une fois vous intervenez sans avoir compris le débat. Le critique ne reproche pas des longueurs, il reproche que des morceaux fassent plus que 3 minutes. Relisez moi vous comprendrez peut-être qu'il y a dans ce débat des enjeux bien plus importants. Enfin concernant les albums solo de Frusciante : il ne suffit pas de faire des critiques, quelques
Daniel, le 09/06/2022 à 19:33
Est-ce que nous pouvons tous et toutes faire la paix sur ce sujet en rappelant simplement que la musique ne vaut jamais que par ce que nous acceptons d'y entendre ?
MathildeAR, le 08/06/2022 à 09:46
Cet album est comme si on avait mis dans plusieurs fours plusieurs soufflés (au piment) à cuire en même temps et qu'on les regardait monter et descendre à des moments différents sans pouvoir maitriser la cuisson de chacun. Confus ! C'est dommage car il a un sacré beau brin de voix Kiedis !
Ixiil95, le 03/06/2022 à 17:40
Excellente chronique de mon point de vue et avis complétement partagé. Pas un mauvais disque en lui-même mais aucun morceau marquant malgré la longueur de l'album et surtout selon moi un Frusciante sous exploité (pas de solo ou de riff vraiment ou mémorable).
NicolasAR, le 03/06/2022 à 10:27
Suite du message précédent : (événement qui, soit dit en passant, n'a rien changé à la trajectoire du groupe depuis a minima By The Way). Sans rancune Jojo, je vous souhaite de continuer à nous lire, mais acceptez que certains aient un avis différent du vôtre et surtout acceptez d'entendre les critiques - tout à fait justifiées à mon sens - qui peuvent être faites à ce disque.
NicolasAR, le 03/06/2022 à 09:07
Hum, je ne pensais pas intervenir, mais bon. Alors Jojo je suis bien d'accord qu'un Metascore de 71 indique "generally favorable reviews" concernant ce disque, mais c'est loin, très loin d'être un plébiscite et c'est en général la marque d'un "OK album", avec des réceptions dithyrambiques exagérées et à l'inverse des torchons haineux pas ou peu justifiés. De là à voir que le disque a été "mal reçu", cela peut se concevoir quand on parle d'un groupe, je suis désolé de le dire, de la trempe des Red Hots qui ont pondu des chefs d’œuvre fut un temps. Deuxièmement cela fait deux fois que vous attaquez vertement Maxime sur ses erreurs et absences grossières concernant la carrière solo de Frusciante, et là il va vous falloir développer et donner des exemples concrets parce que ça commence réellement à bien faire. Je ne reprends pas le développement de François, mais je doute que vous trouviez ailleurs dans le milieu critique rock francophone un travail aussi complet et juste que celui réalisé par Maxime sur la disco de JF. Enfin je ne vois pas en quoi vous montez sur vos grands chevaux. On reproche à ce disque d'importantes longueurs et une absence totale de prise de risque, et a titre personnel je ne vois pas comment contrer cela. Je me suis profondément ennuyé en écoutant Unlimited Love, ce disque est à mon sens un non événement, un disque de fin de carrière pour un groupe qui n'a plus rien à proposer et qui y trouve un prétexte pour une nouvelle tournée des stades. Rassurez-vous, les Red Hots sont loin d'être les seuls, mais comprenez bien que cette critique-là puisse être entendue. Cela ne vous plaît pas, soit, mais c'est un avis qui n'est pas minoritaire, loin de là. Enfin concernant Kiedis c'est objectivement un mauvais chanteur, depuis toujours, même s'il a fait certains progrès. Et peu importe en fait. Pour reprendre un autre groupe cité ici, à titre personnel j'adore Weezer mais Rivers Cuomo est un chanteur merdique, il chante faux sur la moitié du Blue Album, mais ce n'est pas ce qui fait le charme du disque. A l'inverse il est un fait indéniable que John Frusciante et Flea sont de fantastiques instrumentistes, même lorsqu'ils jouent dans des disques moyens : leurs apports enjolivent les productions en question mais de bons artisans ne suffisent pas à crée de la grande musique, et cela fait bien longtemps que les Red Hots n'ont plus rien à offrir, retour de Frusciante ou pas (événement qui, soi
Jojo, le 03/06/2022 à 01:15
C'est totalement faux de nouveau. L'album a été bien reçu globalement. D'ailleurs plusieurs personnes et pas forcément que des fans, ont réalisé ce travail de vérifier comment a été perçu l'album et pas seulement dans quelques pays mais dans la plupart des pays où ils ont un public. En France libération a fait un papier qui jugé moyennement l'album mais Marianne qui a aimé l'album a critiqué ouvertement libé, notamment parce qu'ils sont les seuls au monde à avoir prétendu que c'était une tentative de faire du mainstream, pour l'instant on n'a toujours pas trouvé une autre critique avec cette théorie. Donc d'où tenez-vous que cet album "a globalement été mal reçu" ? C'est uniquement votre impression cela ne repose sur rien de factuel. Par contre vous écrivez deux lignes sur mes horaires (je travail de nuit depuis 1993 donc je vis la nuit) alors que cela ne vous regarde pas, mais rien sur les remarques que j'ai apportées au débat. Où est votre réponse sur la qualité de l'enregistrement qui n'est pas mentionnée dans cette critique ? Et là il n'y a pas de débat puisque les avis sont unanimes à ce sujet. Où est votre réponse sur la longueur des morceaux alors que ces morceaux avaient de nouvelles compositions intéressantes à leurs fins ? Vous avez écouter Ted Gioia je suppose ? Le vent commence à tourner et critiquer des morceaux parce qu'ils font plus de 3 minutes risque d'être sévèrement mal vu dans peu de temps, et à juste titre. Où est votre réponse sur les mélanges audacieux de John Frusciante avec des musiques jazz blues des années 40 et 50 avec d'autres styles ? Pas de réponse ... et vous êtes surpris que je critique le travail de votre ami sur la carrière solo de Frusciante qui comporte autant d'erreurs et d'absences grossières ? Écoutez le deuxième morceau, un début Joy Division et basse très marquée, c'est presque du Steve Harris, une structure de chanson très années 50 avec couplet refrain mélodie sur le même rythme, Kiedis demande à faire du rap par dessus les autres adhèrent à l'idée et ils terminent avec une guitare aérienne et un peu Gilmour. Mais qui fait cette musique ? Qui ose enregistrer et publier cela de nos jours ? Vous pouvez ne pas aimer, vous pouvez penser que ces mélanges ne marchent pas, c'est votre droit, mais vous ne pouvez pas dire : on veut les Red Hot d'avant, donc tout ce qui ne ressemblerait pas aux albums qui vous ont plu précédemment c'est forcément raté
FrancoisAR, le 29/05/2022 à 13:25
Eh ben mon (affreux) jojo, va falloir essayer d'occuper tes insomnies autrement qu'en faisant le hater sur la toile (référence à l'heure du message) ou à ne pas écrire dans un état qui laisse souvent des regrets (encore une référence à l'heure du message). Tu peux avoir un avis diamétralement opposé à celui de l'auteur de la chronique, c'est même plutôt bien pour toi parce que cela veut dire que tu as pris ton pied sur l'album - personnellement, les Red Hot, ça me laisse froid depuis le collège. Mais par contre, remettre en cause le travail poussé du rédacteur sur Frusciante (un défi : trouver aussi complet dans le monde de la critique francophone sur le sujet) et l'accuser de plagiat (source ? de toute façon, cet album a globalement été mal reçu non ? y'a de quoi te remettre en cause question goûts musicaux ...), comment dire ... ça explique mon intervention en tant que rédac' chef. Enfin, certes, Kiedis n'est pas "un auteur qui a jeté 3 phrases à l'eau de rose dans une chanson d'amour du Top50", mais la démagogie qui consiste à nous faire prendre des vessies pour des lanternes (id est des Dylan pour des poètes) a ses limites qui sont celles de la mauvaise foi ou de l'incapacité à lire du Coleridge (je te laisse choisir ton camp) : ne pas confondre rock et littérature, même si tous les paroliers ne se valent pas.
Jojo, le 29/05/2022 à 02:48
Tes papiers sur les albums solo de Frusciante étaient déjà complétement ratés, tellement à côté de la plaque, tellement d'erreur musicale, d'erreurs invraisemblable sur les références, aucune compréhension des projets, aucune recherche d'ailleurs, mais que dire de celui-ci ... Qui ressemble beaucoup trop à une copie d'une (des rares) critique d'un américain connu mais sans intérêt, publiée quelques jours avant ton papier, et contenant bizarrement non seulement les mêmes erreurs mais dans le même ordre en plus ! Voici un papier qui contient tous les poncifs qu'on peut lire sur le groupe depuis les années 90 quand les fans des premières heures aux USA ne se reconnaissaient pas dans la suite, repris par a suite dans de mauvais magazines français et pareil il y a 20 ans avec By the way. Toutes les critiques depuis que le groupe a fait exploser les charts. On retrouve les critiques sur Kiedis, mais alors pourquoi écouter les Red Hot ?? depuis 1983 il a peu changé, sauf musicalement car il chante bien mieux mais cela doit être trop difficile de l'avouer. D'ailleurs c'est ce qui m'amuse sur Kiedis c'est les critiques qui répètent "je suis agréablement surpris" perso je suis surpris qu'ils soient surpris, donc en fait ils se trompent depuis longtemps. Oui sur tout l'album il trouve des textures, des modulations nouvelles qui sont d'ailleurs salués par des médias souvent durs dans le passé avec lui. Et concernant les paroles, il y a un truc qui s'appelle une métaphore et cela te permettra peut-être de comprendre certains textes, tout comme la dédicace de Poster Child, c'est un trope, une figure ou un procédé d'auteur. Quelle insulte pour la musique ! Que dire du rock et de ses paroles ? Des punks ? puisqu'avec cet avis toutes ces musiques ont des paroles "générateursautomatique" et d'Hendrix, et je t'invite même à relire du Dylan qui ne fait parfois pareil question saillie verbale. On ne parle pas d'un auteur qui a jeté 3 phrases à l'eau de rose dans une chanson d'amour du Top50, quand même ... il y a une idée, chaque morceau parle d'une situation, d'une époque ou de relations humaines par exemple, il y a un texte, il y a un échappatoire du réel, une poésie moderne, et toujours un sens du rythme impeccable et des délires car il nous en faut. Mais bizarrement ... pour cet album cela ne passe plus ... comme par hasard. Tout comme le nombre de titre ou la longueur des titres, des coups bas et plus rien de musicales dans
Daniel, le 10/05/2022 à 20:02
Par rapport aux compétences du groupe, je trouve que la cotation est un peu sévère ici. Ce n'est pas un chef-d’œuvre mais ce n'est pas non plus un "plantage" atomique. L'opus est défendable. Il demande des ré-écoutes mais il finit par s'installer. On négocie pour 3 étoiles ? :-)
helen, le 29/04/2022 à 18:54
D'entrée à l'écoute et avant de tomber sur cet article, je n'ai pas aimé, car lassant sans originalité, alors j'ai cherché pour voir si ça venait de moi et je suis tombée sur votre article qui me confirme exactement mon ressenti ! Pour moi un des meilleur est The Gateway, pure merveille musicale à la 1er écoute , d'où ma déception ..
afterthegoldsrush, le 29/04/2022 à 11:12
Perso, je n'adhère pas à ta chronique....mais que vient faire weezer là-dedans ?? J'adore cet album et réfute les poncifs du style red hot chili pépéres... Oui, ils ont 60 piges et ont pris un virage pop assumé il y a plus de 20ans... Ce disque a une vraie réussite : sa production...claire et aérée au sens où le disque est beaucoup moins compressé que l'ensemble de la prod actuelle et que leurs anciennes galettes. Enfin un disque où on entend 4 musiciens jouer ensemble. Flea en fait des tonnes mais frusciante a l'intelligence de jouer dans les espaces et n'en rajoute pas. Quant aux compos, chacun ses goûts, moi je les trouve solides (chacun aimera zapper 2-3 titres). Il n'est pas si fréquent que je rappuie sur play après 73 minutes d'un même disque...
DiegoAR, le 19/04/2022 à 09:42
Excellente chronique, honnête avec le disque sans cependant tirer sur l'ambulance. Il y a probablement quelques qualités au disque mais le ticket d'entrée est abusivement cher... Le stade de France sera plein en juin. Il sera probablement plein de gens espérant la présence minimum de titres de cet album dans la setlist !
djambool, le 16/04/2022 à 11:49
Que le journaliste interprète le retour de frusciante et Rubin comme un retour aux sources est une chose mais les Red Hot, eux, n'ont jamais dit que UL serait un retour aux sources !! Ça fait plus de 20 ans qu'ils ont pris un virage plus pop et mélodique, venir le leur reprocher en 2022 est juste risible... Même Nick Cave semble s'être rendu compte de la connerie de sa fameuse phrase, puisqu'il vient d'inviter Flea a jouer sur une chanson lors d'un de ses récent concert...
Jeep, le 15/04/2022 à 00:47
Salut ! Je trouve que le fait que ce groupe ai connu un si grand succès par le passé leur porte préjudice, je trouve ça dommage.. A la première écoute j’ai trouvé le chant mièvre comme pas permis les refrains horribles , musicalement du réchauffé de réchauffer de red hot.. le truc de bon ton à haïr à snober comme le souffre douleur de la classe.. Et pourtant après qd mm pas mal de réécoute les différentes pistes ont finit par me raconter leur histoire, de faiblesse la mièvrerie est devenue héroïsme..( chanteur dans un groupe est le poste le plus casse gueule selon moi) Je n’ l’écouterai pas à longueur de journée sans mettre autre chose mais prendre cet album comme il est sans intellectualiser me fait vraiment de super moments.. c’est finalement tout ce qui compte donc merci !!
Virage, le 14/04/2022 à 18:49
Oui l’album est trop long… Et aucune chanson marquante après deux écoutes. Honnêtement je préférais The Getaway de loin.
jojo, le 13/04/2022 à 16:02
Radote Chienlit* Pépère :p (c'était ma blague nulle préférée au lycée) L'album a l'air "meh" sinon mais je vais lui donner une chance