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Critique d'album

Russian Circles


Memorial


(29/10/2013 - Sargent House - Post-rock/metal - Genre : Rock)
Produit par

1- Memoriam / 2- Deficit / 3- 1777 / 4- Cheyenne / 5- Burial / 6- Ethel / 7- Lebaron / 8- Memorial
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Un voyage épique en pleine montagnes russes."
Marc, le 04/11/2013
( mots)

Le post-rock, avec ses noms de groupes souvent incompréhensibles ou ridicules et leurs morceaux à rallonge, laisse sans voix une grande majorité des fans de rock, et pour cause... Malgré tout, de ce grand fourre-tout englobant des styles très différents, émergent, de temps en temps, quelques pépites. Pour preuve, ce cinquième opus des Russian Circles. 

Dans son Memorial, le trio de Chicago y a méthodiquement et subtilement évité tous les pièges de la fusion des genres. "Même si je veux entendre un groupe avec une large palette il faut trouver un équilibre, avoue le bassiste Brian Cook. Nous voulions faire un disque avec des pics et des vallées les plus extrêmes. J'espère que nous avons réussi à faire un disque schizophrène". Ce nouvel opus dure à peine 38 minutes avec une longueur moyenne des morceaux ne dépassant pas les cinq minutes, une réelle anomalie pour le groupe et le post-rock/metal en général. Un changement radical qui valide ce que l'on ressent à son écoute, Memorial s'insère dans notre esprit sans nous faire souffrir d'exercer le droit d'en sortir. Plus que dans tout autre album de Russian Circles, les pistes se fondent dans un superbe ensemble de guitares lestées et de mélodies brillantes.

Les impressions extrêmes sont parfaitement illustrées dès l'ouverture de l'album, où, après une introduction avec des notes de guitare délicatement pincées et une brume de synthé planant dans le fond ("Memoriam"), l'ambiance est brusquement rompue dans la piste suivante ("Deficit") qui frappe avec force un mur de guitares stridentes, mises en volume par la tonitruante rythmique du batteur Dave Turncrantz.

Si ce deuxième morceau est faussement destructuré et explore de nombreux paysages sonores, "1777" en est l'exemple sublimé, le titre le plus épique des Russian Circles ! Construite autour d'un modèle d'accord mélodique, cette épopée de sept minutes développe une lente combustion en nous faisant découvrir une vision apocalyptique soutenue par une rythmique sans vide laissé. Dave Turncrantz est à son sommet en reliant les textures sonores et les accords de guitares avec des breaks et d'impressionnantes descentes de toms. Au lieu d'un ou deux énormes mouvements qui caractérisent le genre, "1777" recèle une multitude de petits enchaînements dynamiques pour nous transporter dans un incroyable voyage onirique ou toute autre interprétation personnelle. "Cheyenne" y est enchaînée. Cette petite soeur mélodique nous apaise et semble faire reposer en paix le titre précédent. Ce n'est qu'une supposition mais 1777 étant l'année de la création du premier drapeau américain, toutes les deux semblent se draper confusément avec la destinée du peuple amérindien... Pour preuve, la piste la plus metal, "Burial", est emplie de sonorités telluriques et parcourue d'éclairs de guitares en attendant que le tonnerre gronde sous les battements frénétiques de la grosse caisse. 

Tout au long de ce Memorial, le flux des pistes n'est pas interrompu et il n'y a pas de distinction apparente entre la lourdeur de "Burial" et l'apparente tranquillité de "Ethel". Car si ce morceau est entamé avec sérénité par des nappes de claviers, Dave Turncrantz et Mike Sullivan se chargent de saisir cette mélodie au vol pour la plaquer avec force et talent sur nos tympans. L'ossature de "Lebaron" est tout aussi solide avec des riffs furibards inondant le sillon d'une basse puissante. Il s'agit du morceau le plus rigoureux, où chaque bruit sourd de la grosse caisse secoue votre corps, où les guitares carillonnent avant de s'abandonner. "Memorial" clôt l'album et débute avec la même mélodie entendue dans "Memorian". Pour célébrer cette disparition Chelsea Wolfe a été invitée à nous couper le souffle avec son chant éthéré rempli de réverbérations. Tel un majestueux cygne noir, elle vient nous rappeler que, jusqu'ici, vous n'aviez même pas ressenti l'absence d'une voix.

Sous des airs sombres, chaque morceau de cet opus est ciselé à la seconde près, chaque note ou mélodie y est soigneusement positionnée afin d'entretenir toute son intensité. Au final, les montagnes russes musicales de ce Memorial nous délivrent une éclatante affirmation de la vie.

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