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Critique d'album

The Black Crowes


Warpaint


(03/03/2008 - Silver Arrow / Angelus Entertainment / Pias - Southern Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Goodbye Daughters Of The Revolution / 2- Walk Believer Walk / 3- Oh Josephine / 4- Evergreen / 5- We Who See The Deep / 6- Locust Street / 7- Movin' On Down The Line / 8- Wounded Bird / 9- God's Got It / 10- There's Gold In Them Hills / 11- Whoa Mule
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Après 6 ans d'absence, le combo d'Atlanta rompt avec brio le silence."
Maxime, le 18/08/2008
( mots)

Même si leurs principaux faits d’armes remontent au siècle dernier, nous n’enterrerons pas aussi facilement nos idoles des années 90. La volonté persistante de groupes tels que The Smashing Pumpkins, Rage Against The Machine, Pearl Jam, Weezer ou Oasis à ne pas daigner mourir le prouve. Le fantôme de Kurt Cobain ne cesse d’hanter les esprits, il suffit que des chutes de studios paraissent ou que des concerts soient édités en DVD pour nous voir violemment replongés plus de 15 ans en arrière. Quid des Black Crowes d’Atlanta ? Voilà une formation qui, en pleine grungemania, osait un croisement tombant sous le sens entre les chapelles sudistes des Allman Brothers, le rock bluesy des Stones et des Faces, le psychédélisme hédoniste des Grateful Dead, le gospel et la soul. Résultat des courses : au moins deux chefs d’œuvres (The Southern Harmony And Musical Companion et Amorica) et des disques écoulés par millions, principalement aux USA.

L’entrée dans le nouveau millénaire n’avait pas pour autant souri au combo des frères Robinson, By Your Side (1999) et Lions (2001) accusant une perte flagrante d’inspiration. Les disques solos de Rich Robinson, guère indispensables, n’ont pas inversé la tendance. Enfermé dans un silence mutique depuis six ans, les Crowes semblaient résolus à exploiter leur répertoire au maximum (The Lost Crowes, coffret regroupant deux albums restés dans les tiroirs, le live Freak’N’Roll… Into The Fog, tous deux parus en 2006) à défaut de retenter de relancer la machine. Il aura fallu un retour sur les planches en 2005 pour que la fratrie retrouve la foi et l’inspiration, stabilise son line-up autour de Luther Dickinson (guitare), Adam McDouglas (clavier), Steve Gorman (batterie) et Sven Pipien (basse) et reprenne plaisir à composer.

A l’arrivée, ce septième opus tire un trait sur les frasques et les errances passées. Moins arrogants, Chris et Rich ont opté pour un rock fermement ancré sur ses racines, apaisé, sur de sa force. La seule chose dont Warpaint peut s’enorgueillir, c’est qu’il ne comporte aucun titre moyen. Tout, dans ce disque, de la pochette aux photos du livret, est de très haut niveau. Que l’on pense à l’impeccable mise en bouche stonienne ("Goodbye Daughters Of The Revolution"), l'enivrant "Oh, Josephine", soul grattée à l'os, ou encore le refrain d’"Evergreen" au parfum d’éternité. Rich est un prêcheur hors pair, qu’il charme son auditoire en laissant planer son timbre charismatique loin, très loin des plaines fertiles du Sud ou du soleil de la Californie ("We Who See The Deep", "Wounded Bird") ou qu’il persifle en imprécateur zélé sur le bilieux "Walk Believer Walk". Chris ne s’en laisse pas compter et use, ici d’une guitare acoustique ("Locust Street"), là de quelques mouvements de slide juteux ("Movin’ Down The Line") pour mieux appuyer son propos. Leurs nouveaux compagnons de jeu participent aussi de la fête, se lançant avec leurs leaders dans un exercice boogie forcené ("God’s Got It"), grinçant comme la porte mal huilée d’un saloon, tirant la queue du diable avec l’aplomb d’un ange propageant la parole de Dieu à la multitude.

Comble du bonheur, le groupe ose même balancer ses deux meilleures compositions en toute fin de parcours. "There’s Gold In Them Hills" est une ballade à fendre les cœurs les plus endurcis, tandis que "Whoa Mule" se la joue gospel shamanique, entonné les yeux tendus vers les dernières volutes pourpres et orangées d’un soleil agonisant. On ne poussera pas si facilement les Black Crowes dans la tombe, ceux-ci donnant avec Warpaint une bien belle leçon d’immortalité, rappelant que le meilleur moyen de ne jamais disparaître reste encore bel et bien d’écrire de très belles chansons. Mort aux croquemorts.

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In Cauda Venenum


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