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Critique d'album

The Chemical Brothers


Further


(14/06/2010 - Virgin - électro - Genre : Autres)
Produit par

1- Snow / 2- Escape Velocity / 3- Another World / 4- Dissolve / 5- Horse Power / 6- Swoon / 7- K+D+B / 8- Wonders of the Deep
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le dernier album des mancuniens peine à plaire, malgré de très bonnes choses."
Geoffrey, le 06/01/2012
( mots)

Fait établi : The Chemical Brothers fait partie des formations cultes. Et ils sont assez rares dans la musique électronique. Petite subtilité : peu parmi ces quelques groupes ont su vieillir et conserver cet avant-gardisme toujours aussi actuel. Seuls les inventeurs de leur propre style ont su éviter de se ringardiser. Ainsi, à l’instar de Massive Attack pour le trip-hop, ou encore de Dj Shadow pour l’abstract, The Chemical Brothers culmine au sommet du big beat dont les deux compères sont les plus dignes représentants. Ce qui n’est pas le cas, admettons-le, de The Prodigy, Moby, ou autre chantres classiques de la famille électro qui ont quand même bien mal vieilli.

Une nouvelle fois difficile à dater, Further n’est pas encore l’album de trop, ni celui du déclin pour le duo mancunien. Au contraire, on a affaire ici à un disque qui sent bon les débuts du groupe : émanations d’électro acide, et effluves de rythmes clairs et saccadés, caractéristique du Big beat. Les deux premiers morceaux, "Snow" et "Escape velocity", s’accordent d’ailleurs à introduire l’album de la meilleure des façons, à grands coups de longues progressions et d’une transe respectivement mélodieuse ou rythmique. Dans ce septième album, la place est donc donnée aux trips électro, exploitant l’essence festive de cette musique, à base de boucles répétitives et de samples divers (un hennissement de cheval sur "Horse power" le bien nommé ou l’introduction synthétique de "Baba O’Riley" de leurs compatriotes de The Who au début d'"Escape velocity"). Les détracteurs de la musique répétitive en seront pour leurs frais ! 

Moins pop et moins rock que leurs précédentes productions, Further semble même se payer le luxe de ne pas faire appel à de guests prestigieux comme nous avions pu l’entendre auparavant. Il y a eu Richard Ashcroft, Noel Gallagher, Hope Sandoval, Kele Okereke ou encore les Klaxons . Des absents qui semblent illustrer ici un travail de composition et de production plus personnel. Une démarche qui permet à la fratrie musicale de moins dépendre des autres, de s’octroyer une plus grande part de liberté, en proposant un disque presque instrumental, s’il n’y avait pas ces quelques samples vocaux. Ce qui est donc l’apanage des groupes débutants devient ici une véritable démarche artistique voulue et souhaitée par Tom Rowlands et Ed Simons. Un besoin purement commercial ? Un portefeuille à regarnir ? Peut-être. Mais ça devient un peu plus difficile à croire quand on écoute des morceaux finalement très bons, comme peuvent donc l’être "Snow", "Escape velocity", ou encore "K+D+B". On y croit un peu plus en revanche à l’écoute de "Dissolve" ou de "Swoon", moins aboutis. 

C’est en substance ce qu’on peut reprocher à Further : l’insuffisance de régularité et d’audace qu’on a pourtant pu ressentir dans Surrender ou We are the night. Il manque ces petites touches qui ont fait le succès de ces deux albums, faisant passer les deux Anglais pour d'habiles laborantins du son. On avait pris l’habitude d’entendre des mélodies accrocheuses, des sonorités alléchantes, parfois agréablement assourdissantes… Là, non. Au pire, ils restent deux très bons compositeurs, capable de faire du bon et des fois même du mieux, mais pas du meilleur. Parfois considéré par le public comme un simple EP (seulement huit titres pour cinquante minutes tout de même), Further peine à être considéré comme un excellent album. On l’apprécie du coup davantage pour ce qu’il représente dans la discographie du duo que pour un album à part entière. Il procure, malgré tout, tout ce qu’on demande à The Chemical Brothers : un plaisir hédoniste de pouvoir écouter un album d’électro qui séduit encore au moins un petit peu.

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Critique d'album

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