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Critique d'album

The Dead Weather


Horehound


(14/07/2009 - Third Man Records - The supergroupe de la mort - Genre : Rock)
Produit par

1- 60 Feet Tall / 2- Hang You from the Heavens / 3- I Cut Like a Buffalo / 4- So Far from Your Weapon / 5- Treat Me Like Your Mother / 6- Rocking Horse / 7- New Pony / 8- Bone House / 9- 3 Birds / 10- No Hassle Night / 11- Will There Be Enough Water?
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Coup de génie ou coup dans l'eau ? La rédaction d'albumrock est partagée..."
Nicolas, le 27/08/2009
( mots)

La nouvelle semblait si énorme au printemps dernier qu'on n'osait à peine y croire : Jack White (The White Stripes, The Raconteurs), Alison Mosshart (The Kills), Dean Fertita (Queens Of The Stone Age) et Jack Lawrence (The Raconteurs), ensembles dans un supergroupe ?! Avant même sa sortie, le premier album de cette bande de musiciens-cadors suscitait les fantasmes les plus inavouables. Quelques semaines après écoute, le verdict peut enfin tomber : Horehound est bel est bien la bombe attendue.

Pourquoi ? Parce que les Dead Weather ont avant tout cherché (et réussi) à se forger un son tout bonnement colossal. Une atmosphère sombre et oppressante, saturée de vapeurs d'alcool et de fumée de cigarillos, burinée sans vergogne par les frappes de caisses et de cymbales de White, ouvertement agressée par la basse ombrageuse de Lawrence, impitoyablement malmenée par la guitare ultra-basse de Fertita - sans oublier ses synthés crasseux qui n'hésitent pas à injecter une bonne dose de ganja à l'ensemble. Là dessus, la sensuelle Alison n'a plus qu'à jouer perversement de son organe, telle un crotale en quête de dessein mortel.

Ce traitement sonore est mis au service d'un rock brûlant, à l'ancienne, qui se refuse à dégager des lignes mélodiques reconnaissables. Car tout, ici, n'est qu'attitude viciée et esthétisme de cagnard. Peu importe le parti-pris de chaque titre : que ce soit le blues sudiste aux lourds relents de terre retournée ("60 Feet Tall", "Will There Be Enough Water"), le hip hop jamaïcain aux orgues enfumés ("I Cut Like A Buffalo"), le western spaghetti puant la sueur et la cendre ("Rocking Horse"), Le trip de Dylan revisité à la sauce QOTSA ("New Pony"), les déferlantes putassières aussi cinglantes que charnues ("Treat Me Like Your Mother") ou le hard rock zeppelinien taillé dans le charbon ("Hang You For The Heavens"), tout sonne juste et nous propulse en apnée dans la fournaise de ces implacables forgerons yankees. Lesquels se payent, au passage, le luxe d'un terrible instrumental psychédélique fleurant bon le chamanisme du désert ("3 Birds"). Et encore on ne vous dit pas tout.

Si le rock devait se résoudre en équation, nul doute que les Dead Weather en ont trouvé la formule parfaite : en additionnant le meilleur de chacun de ses membres, le supergroupe a accouché d'un album vecteur d'une puissance peu commune, ne laissant comme seul regret qu'un subtil arrière-goût d'inachevé. Comme si le meilleur de la formation restait encore à venir : c'est dire si on en redemande...

Note de 4.0/5 pour cet album
Marc, le 27/08/2009

En elle-même, la rencontre entre Jack White et Alison Mosshart, la chanteuse de The Kills, était déjà l'un des évènements rock de l'année. De cette liaison entérinée sous le nom de The Dead Weather on ne pouvait donc espérer qu'une oeuvre échevelée. Dans les faits, et avec tous leurs effets, accompagnés d'un Dan Fertita (Queens of the Stone Age) cinglant et d'un Jack Lawrence (The Raconteurs) déchaîné, ils nous la jouent brutes de décoffrage.

Attaqué par "60 Feet Tall", l'album sonne d'emblée de riffs grinçants et tonne en grand avec un Jack impressionnant derrière les fûts. La première évidence est confirmée d'une façon trépidante avec "Hang You From the Heavens" ou "Treat me Like Your Mother", où ils s'amusent à nous retourner les sens. Cette réunion de talents s'accordent, leurs ruptures musicales et vocales nous débordent. "I Cut Like a Buffalo", un surprenant reggae, brouille les pistes car la horde nous entraîne dans une ruée vers l'or avec "Rocking Horse", une pépite western, où le duo chanté entre Jack et Alison flirte la perfection. Le blues et le rock sont aussi mêlés et passés au tamiseur White Stripes tandis qu'un joyau façonné à la The Kills est apparent ("Bone House"). Le dernier morceau, complètement blues, se déguste, nonchalamment, comme un savoureux cookie en plein coeur du bayou.

On vibré, on a eu chaud. Soulagé, on peut enfin respirer. Oui, Jack White est écidément un petit génie et Alison Mosshart est plus qu'une belle hanteuse. A l'évidence, The Dead Weather n'est donc pas un assemblage hétéroclite de rock stars, ils forment avant tout un vrai groupe talentueux, ça s'entend, et ça fait vraiment du bien.

Note de 3.0/5 pour cet album
Elise, le 27/08/2009

Qui n'a pas cru un instant que c'était une blague ? Le line-up était trop beau pour être vrai, trop fort, à la fois improbable et idéal, un vrai messie musical au royaume du rock. Alors forcément, à l'écoute de Horehound, on a de quoi être un peu déçu, et  l'on se souvient que placer trop d'espoir dans un album ne lui rend pas vraiment justice.

 

Car avec Horehound, les quatre extradés n'ont pas cherché à produire un album de séduction. Ce bébé est né en trois semaines, et on imagine très aisément l'ambiance dans le studio, le nuage de fumée planant près du plafond, les volutes entourant chaque protagoniste improvisant à l'envie sur leur instrument. Horehound a ainsi les qualités et les défauts d'un album pulsionnel, un son brut incisif, des arrangements bien crades, et un sentiment général que ces quatre musiciens se sont fait plaisir, retournant à la source du rock qui les fait vibrer, ce son blues âpre et entêtant. A l'écoute, l'album donne donc l'impression d'une incursion dans un petit monde très fermé, où le spectateur n'a pas vraiment sa place. Tant de grands rockeurs dans une aussi petite pièce, ça laisse peu d'espace pour les autres. 

 

Au final, on sera donc aussi séduit que rebuté par le très dissonant et arythmique "60 Feet Tall", mais véritablement envoûté par "Hang You From The Heavens". "I Cut Like a Buffalo" surprend par son rythme très reggae, avant le lancinant et très Mosshardien (ce n'est pas un compliment) "So Far From Your Mother". La bombe de l'album est sans aucun doute "Treat Me Like Your Mother", où le groupe impose tout son potentiel, avec un son lourd sur une rythmique implacable. Un titre comme cela, c'est à double tranchant, car on se demande pourquoi tous les autres n'atteignent pas le même niveau. Malgré tout, "Rocking Horse" se révèle assez marrant et "New Pony", s'il est pénalisé par les braillements d'Allison (tout comme "No Hassle Night"), recèle des ponts de guitare impressionnants. L'instrumental "Three birds" semble illustrer à quel point on se serait agréablement passé de la chanteuse, bien meilleure lorsque Jamie Hince est à ses côtés. Heureusement, Jack White retrouve le chant pour le très réussi "Will there Be Enough Water ?" qui clôt l'album en douceur. 

 

Horehound aurait gagné à voir un peu plus Jack au micro, quitte à reléguer Allison Mosshart à une deuxième guitare, tant le son de l'album s'impose comme très "whitien". La présence de Mister Raconteurs semble en effet être partout, mais le seul poste qu'il délaisse est celui où il nous manque. Malgré tout, la présence féminine d'Allison a un potentiel sexy indiscutable. De là à dire qu'Horehound est un album pour mec, il n'y a qu'un pas. 

Note de 3.5/5 pour cet album
Margaux, le 27/08/2009

Prends Jack White le néo-dieu de la guitare bluesy et Alisson Mosshart, la rebelle à voix rauque qui envoie du rêve, un peu de QOTSA et un brin de Raconteurs pour lier le tout, et paf ! Ca fait The Dead Weather, le nouveau groupe qui joue comme s’il était dans ton garage et qui rend tes oreilles humides de joie. Alors heureux ?

Oui, la question se pose, car c’était tellement beau que ça sentait le pétard mouillé (notamment après la reprise ratée de "Are My Friends Electric" ? et le très moyen "Hang You From the Heavens"). Mais en réalité, superbe ! The Dead Weather n’est même pas un mélange foireux à la The Kills meets The White Stripes, même si "Treat Me Like Your Mother" dégouline d’"Icky Thump". Ils savent tout faire à la perfection : du blues hypnotique au reggae. Guitare saturée et ronflante, sus à la pédale fuzz, rythmes lancinants et voix tartinée de réverbe. Résultat : un rendu sale et poisseux volontaire, comme un coiffé-décoiffé, mais avec de vrais cheveux gras.

Oui mais voilà, au bout de la troisième écoute, l’ennui se pointe. Ces rythmes lents et ce son brouillon frôlent l’indigeste. Restent les vraies surprises ("I Cut Like A Buffalo", "Treat Me Like Your Mother", "60 Feet Tall" et l’audacieux "3 Birds"). Car si les chansons étaient toutes meilleures les unes que les autres au tout début, certaines paraissent appartenir au domaine de l’oubliable dans un second temps ("Far From Your Gun", "Hang You From The Heavens"…).

Difficile d’approche l’album s’écoute avec modération pour être pleinement apprécié. On n’est reste pas sur sa faim, loin de là, Horehound est un vrai bon disque de blues-rock US, surprenant et abouti. Mais il est hélas trop enfermé dans son délire sombre, comme dans un total look trop étudié.

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