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Critique d'album

Uriah Heep


Living the Dream


(14/09/2018 - Frontiers - Hard Rock / Progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par Jay Ruston

1- Grazed by Heaven / 2- Living the Dream / 3- Take Away My Soul / 4- Knocking at My Door / 5- Rocks in the Road / 6- Waters Flowin' / 7- It's All Been Said / 8- Goodbye to Innocence / 9- Falling Under Your Spell / 10- Dreams of Yesteryear
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le meilleur album d'Uriah Heep depuis Sea of Light, renouant avec la fusion entre heavy et progressif."
François, le 06/01/2019
( mots)

S’il y a bien un groupe qui a payé cher l’originalité de ses débuts et sa carrière en dents de scie, c’est bien Uriah Heep. Ses cinq premiers albums mélangent avec classe les deux grands courants musicaux nés au tournant des années 1960 et 1970, le hard rock et le rock progressif, et sont devenus cultes pour des générations de mélomanes. Mais ni assez prog’, ni assez hard, le groupe resta un peu en arrière-plan. Puis, hélas, outre de nombreux albums moyens ou à peine bons, le groupe a pondu des galettes vraiment affligeantes. Qui pour défendre Conquest, Equator, Raging Silence, Different World ? Ainsi, les enfants de Dickens ont stagné en seconde division depuis les années 1970 malgré des sorties très régulières et une œuvre conséquente. En effet, le combo sort son vingt-cinquième album studio en 2018. 


Une des accusations récurrentes portée contre le groupe est de ne s’apparenter qu’à un simple avatar de Deep Purple, ce qui est une injustice aussi bien pour l’un que pour l’autre puisque cela revient à résumer la bande pourpre à un duo guitare/claviers, et à dénier à Uriah Heep toute originalité. Il est néanmoins évident qu’on peut trouver des points communs dans les sonorités et "Grazed by Heaven", proposé comme single, ou le swing "Goodbye to Innocence" ne font que le confirmer. Mais si la comparaison doit être faite entre les deux groupes dans leur forme actuelle, Uriah Heep en sortirait grandi malgré l’excellent InFinite : Living the Dream déborde d’énergie, et ne sonne pas comme un chant du cygne. Afin d’atténuer l’hérésie, rappelons que cela est plus facile pour Uriah Heep étant donnés les renouvellements plus importants dans ses rangs : seul le guitariste Mick Box est un membre originel.  


Avant d’entrer dans le détail et pour contrebalancer la présentation du groupe, signalons que son histoire récente apporte davantage de satisfactions, le dernier album, Outsider (2014), étant particulièrement bien réussi. Et nous retrouvons des pièces dans sa lignée comme "Dreams of Yesterday" ou le roots "Waters Flowin’" et ses lalala heepiens. Le groupe dévoile toute sa puissance sur des titres efficaces comme "Knocking at My Door" : la guitare rugissante en conclusion convaincra ceux qui n’ont pas trouvé leur bonheur dans leur hard rock travaillé. Plus encore, "Take Away my Soul" est un hymne accrocheur qui mérite de trouver sa place lors des concerts. Toutes ces pièces témoignent d’un vrai talent d’écriture, elles sont fouillées, électriques, bref, du hard rock comme peu savent en réaliser. 


Mais Living the Dream frappe encore plus fort en renouant vraiment avec les structures progressives, là où son prédécesseur était plus direct. 


"Rocks in the Road" se permet de culminer à plus de huit minutes, avec de belles lignes d’orgue et une montée en puissance progressive pour lancer un solo de guitare furieux. Même sur des titres plus courts comme "It’s All Been Said", Uriah Heep s’amuse à varier les ambiances entre passages doux à l’orgue et riffs saturés ; et sur "Take Away my Soul", le pont au clavier ou les solos mélodieux redonnent au groupe sa puissance heavy-prog d’antan. Malgré ce retour aux sources, n’attendez pas de la resucée du Magician’s Birthday ou de Look at Yourself, car le tout est enrobé par une production et une écriture moderne. 


Mention spéciale pour le titre éponyme dont l’introduction en chœurs m’avait effrayé, mais qui se révèle être vraiment exceptionnel. Progressif, précis, refrain calibré, solo mélodique … Bref, pour se faire une idée de Living the Dream, jetez une oreille à ce titre, impossible d’être déçu. 


Uriah Heep revient donc en force en réalisant un album qui se glisse dans le peloton de tête de sa discographie, surement le meilleur depuis Sea of Light (1995) voire au-delà. Si vous avez l’occasion et pour les chanceux qui habitent dans le coin, allez les voir en concert en janvier à Paris, Marseille ou Toulouse, les trois dates françaises de leur tournée 2019. 


 

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