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Critique d'album

Vokonis


Odyssey


(07/05/2021 - The Sign Records - Heavy prog metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Rebellion / 2- Odyssey / 3- Blackened Wings / 4- Azure / 5- Hollow Waters / 6- Through the Depths
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"2021, l’Odyssée de Vokonis"
Franck, le 23/09/2021
( mots)

       Chers lecteurs,

L’heure est grave ! Je prends la parole aujourd’hui par l’intermédiaire de cette chronique - seul moyen pour éviter la censure -, car il est important que vous sachiez. Vous qui nous suivez de longue date, êtes loin d’imaginer ce qui se trame dans les coulisses d’Albumrock ! Vous l’aurez sûrement remarqué, la ligne éditoriale a très largement évolué ces derniers temps... Un vent frais venu du Nord - et plus particulièrement de la Suède - souffle désormais sur notre webzine préféré, exerçant peu à peu une emprise anesthésiante et totalitaire sur l’ensemble de la rédaction. "Winter is coming" diront certains, moi je dis que l’hiver est déjà là, et qu’il n’est pas prêt de repartir. Cela pouvait sembler anodin au début : des découvertes rafraîchissantes et une ouverture au monde appréciable insufflée par notre prolifique rédacteur en chef. Désormais, toute forme de rationalité semble s’être envolée, et on ne compte plus les groupes en provenance du pays scandinave : Acid’s Trip, The Hawkins, Vulkan, Night, Hot Breath, Liar Thief Bandit, Heavy Feather, Dead Lord, Blues Pills, Soen, Viagra Boys… et j’en passe. Plus qu’une lubie, cela est devenu une véritable obsession, à tel point qu’il a été fortement envisagé de renommer le site*. C’est simple, la priorité absolue est donnée aux sorties suédoises, et chaque rédacteur doit répondre à quota mensuel. Vous vous demandiez pourquoi le dernier Gojira n’avait pas été traité plus tôt, vous avez la réponse**. Et le rock US et UK dans tout ça ? C’est du passé, place à la Suède ! Même topo pour les dossiers et les interviews : le pays nordique reste la priorité. Vous êtes surement des milliers à avoir dévoré l’incroyable dossier concocté par François*** sur le label suédois The Sign Records (la légende raconte qu’il aurait fait la totalité de l’interview dans la langue locale, tout en enchaînant les pintes de bières. Skøl !). Autant dire que nous autres rédacteurs asservis, allons devoir travailler nos langues étrangères. Au moment où vous lirez ces lignes nous serons sûrement à la sixième chronique du nouveau disque d’Irøn Måiden. Quoi, ils sont Anglais ?! Chuuut, il ne doit surtout pas savoir… Bien entendu, certains font de la résistance : MaximeL, dans un sursaut de rébellion (notoriété, quand tu nous tiens) s’évertue contre vents et marrées à réhabiliter l’œuvre des Américains de Faith No More. Aussi, on pardonnera Jules, le petit nouveau de l’équipe ; ce dernier n’ayant probablement pas encore pris la juste mesure de ses obligations contractuelles en se lançant dans une passionnante et périlleuse revisite de la discographie de Ange, bien hors de sujet malheureusement…

Désormais informés de ce contexte pour le moins improbable, vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que le groupe traité aujourd’hui n’est autre que… Suédois (que voulez-vous, il faut bien se nourrir****). Vokonis, jamais entendu parlé. Un groupe de stoner/doom à priori. En tout cas la pochette est superbe : un bel équilibre des couleurs, c’est psychédélique et mystérieux ; le nom du groupe et le titre de l’album (Odyssey) sont intégrés directement dans la peinture pour un rendu très classe. Oh tiens, l’album est produit par le label The Sign Records (quelle surprise…), j’en connais un qui va gagner des points ! Magnus Lindberg (membre de Cult of Luna) est à la postproduction, voilà qui attise ma curiosité !

Allez hop, c’est parti, je lance la galette sur la platine, on verra bien. Le morceau d’introduction ("Rebellion") porte bien son nom, les mecs ne font pas dans la dentelle, sacré démarrage ! Un son bien lourd et des riffs puissants pour un rendu détonnant. Les premières notes laissaient présager une formule revival hard rock des plus classique, mais le groupe bifurque finalement vers un metal nerveux teinté de stoner et de sonorités heavy, qui fera forcément penser à des formations telles que Mastodon, Intronaut ou encore Kylesa. Il semblerait qu’on ait à faire à deux chanteurs : l’un nous assomme avec un chant rugueux et rageur quand l’autre tempère dans un registre beaucoup plus aérien et mélodieux. On a même droit à du chant guttural porté par des hurlements déchirants. Rien à dire c’est du très lourd !

Quelques petites recherches s’imposent : il s’agit en fait d’un trio (Sérieux ?! Je pensais qu’ils étaient au moins quatre ou cinq !). Nous avons bien deux chanteurs : Simon Ohlsson (guitare) et Jonte Johansson (basse). Il s’agit de leur quatrième album en un peu plus de cinq ans, le premier avec le batteur Peter Ottosson. Le trio se voit accompagné pour l’occasion de Per Wiber (ancien membre de Opeth) aux claviers. La petite bande nous vient de la ville de Borås en Suède. Mais dites donc, c’est super joli comme endroit ! On dérive, on dérive, revenons à l’album.

Un morceau comme "Odyssey" prend une toute autre ampleur en s’embarquant sur des rivages nettement plus progressifs et imprévisibles. Le groupe alterne alors entre passages de sludge furieux (voire quasi death metal) et envolées mélodiques du plus bel effet, portées par un chanteur qui démontre ici de saisissantes capacités vocales. Le trio scandinave semble avoir trouvé un registre qui lui convient à merveille, permettant à sa musique d’atteindre sa pleine puissance. Il suffit de jeter une oreille aux réalisations passées du combo pour apprécier l’évolution : les influences stoner et doom sont toujours présentes mais le groupe s’émancipe des caractéristiques du genre (lourdeur et homogénéité du son) pour s’orienter vers une sorte de Heavy prog metal beaucoup plus nuancé. Le passage à deux chanteurs s’avère être une excellente formule (le chant était jusqu’à présent réservé à Simon Ohlsson), apportant de la variété et de la profondeur à l’ensemble, tout en permettant aux deux intéressés de gagner en souplesse dans leur jeu de cordes. On profitera ainsi de l’épatant "Through the Depths", qui, du long de ses 13 minutes s’autorise une longue partie instrumentale pour un final particulièrement épique.

Toute la mauvaise foi du monde, associée à une bonne dose de second degré (voire plus), ne suffira pas à nier l’évidence : cet album est excellent ! Et même si l’on pourra noter certaines ressemblances avec les groupes cités précédemment, on ne peut que tirer son chapeau devant ce groupe qui a su faire évoluer son style pour nous proposer un disque particulièrement solide et équilibré. Encore une belle démonstration des qualités dont recèle la scène suédoise. Si vous en doutiez encore, le pays nordique (et la Scandinavie dans son ensemble) se pose plus que jamais comme un acteur majeur au sein de la sphère rock et metal. Albumrock ne s’y est pas trompé et nous vous recommandons vivement de vous pencher sur cette nouvelle odyssée scandinave. Vive Vokonis, vive la Suède, vive Albumrock !


Rédacteur anonyme





* Fort heureusement "Ålbümrøck" n’a pas été retenu. A noter que les lettres ü et ø n’ont rien à voir avec la Suède.
** Non en fait, c’est juste Nicolas qui était super en retard.
*** Comme dans toute bonne entreprise, il est important de flatter le patron.
**** Albumrock (ou Ålbümrøck, comme vous préférez) est une association qui rassemble des rédacteurs bénévoles. Mais n’hésitez pas à tenter votre chance et à rejoindre l’aventure, c’est très chouette (sous réserve de connaître un minimum la scène suédoise) !

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