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Critique d'album

Whipping Boy


Heartworm


(01/11/1995 - Columbia - alternative - Genre : Rock)
Produit par

1- Twinkle / 2- When We Were Young / 3- Tripped / 4- Honeymoon Is Over / 5- We Don't Need Nobody Else / 6- Blinded / 7- Personality / 8- Users / 9- Fiction / 10- Morningrise / 11- Natural
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le succès ne fut pas au rendez-vous, pourtant, voici un album qui le méritait."
Elise, le 18/02/2010
( mots)

Les Irlandais de Whipping Boy ne sont pas de ces groupes passés dans la mémoire collective. il faut dire que leur son n'a rien à voir avec U2, encore moins avec les Corrs, et a été occulté par le succès de My Bloody Valentine. Pourtant, du début à la fin des années 90, avec seulement trois albums, Whipping Boy s'est vu porté aux nues par les critiques rock anglais, très emballés par la noirceur des textes et la voix incroyable de Fearghal McKee. Dix ans plus tard, le son du groupe semble ressortir d'un vieux carton, indéniablement marqué du sceau des 90's. Whipping Boy, ce n'est pas vraiment de la brit-pop, mais si ça y ressemble. Elle est ici plus cold-wave, plus punk... plus troublante, en somme.

Aussi, il faut un certain temps pour appréhender pleinement Heartworm. Pas de tubes radiophoniques, mais des hymnes au rock sombre, des titres à la fois façonnés au millimètre et teintés d'un brin d'improvisation. Le son paraît brut et fait vibrer par son authenticité, mais la mélodie atteint ensuite le cerveau et se révèle subtile, graduée, arrangée pour atteindre une autre dimension. Exemple dès l'ouverture avec "Twinkle", où une intro au violon délicieusement irlandaise laisse présager un boeuf dans un pub aux boiseries lustrées, ne seraient les accents en tons mineurs. Mais la voix de Fearghal McKee n'a vraiment rien de celle d'un chanteur folk, et engloutit tout espoir de virée joyeuse sur les rives du Connemara. La tonalité sombre s'impose alors, et les intonations du chanteur sur une rythmique sobre introduisent un refrain brut où les guitares saturent et la batterie s'énerve. De la douceur, un coup de poing dans la figure, une nouvelle caresse sonore et un direct du gauche, voilà ce qui attend l'auditeur à l'écoute d'Heartworm

Il ne faut donc pas s'attendre à beaucoup de fun chez Whipping Boy (hormis en concert, mais pour les revoir un jour, on peut toujours prier). Malgré tout, on trouve ce qui pourrait presque s'apparenter à une vraie composition en mode majeur dans "When We Were Young". Certes, c'est la joie dans la nostalgie, et le souvenir d'une jeunesse où, traduction "personne ne mourait et personne ne devenait vieux", où l'on se battait dans les pubs et où papa venait te chercher au poste. Cette hymne à la jeunesse ouvrière est le titre qui doit le plus se rapprocher d'un single. Rythmique efficace, mélodie simple posée sur deux accords de basse, la sobriété faite arme. De même, "Tripped" et son entrée portée par la voix et matraquée par tout le reste se révèle un morceau magistralement mené, portant une violence contenue jusqu'à son inévitable explosion. 

Mais tous les titres ne sont pas ode à la sobriété. "The Honeymoon Is Over" vient notamment le prouver, avec sa construction tout en progression, qui illustre la dégradation du couple à grand renforts de guitares fracassées. Ensuite, retour au schéma, "douceur-coup de poing dans ta gueule", avec le superbe "We Don't Need Nobody Else" où la voix pleine de Fearghal envoûte pour mieux laisser le refrain matraquer l'auditeur, tandis qu'il saisi le mégaphone. Il assène alors "Blinded" et sa construction en perpétuelle saturation, sans temps mort mais complètement maîtrisée. Elle permet d'apprécier la douceur dans laquelle commence "Personnality", même si le morceau se révèle assez décevant. On lui préfèrera "Users" mieux construit et plus percutant, mais surtout "Fiction" et son entrée en fanfare surprenante après toutes ces douces intros. Là, Whipping Boy semble assumer son goût des rythmiques rapides avec cette fois, une retombée dans les graves dans le refrain, à l'inverse des autres titres. Pour finir, la ballade "Morningrise" clôt l'album en beauté, ou presque, puisque la chanson fantôme vient nuancer cette belle fin. Pas forcément utile, sorte de guitare-voix presque parlée, elle ne doit pas faire oublier la qualité du reste de l'album. 

Heartworm est un disque singulier, qui mérite qu'on lui consacre les deux oreilles, et pour quelques temps. Loin des clichés du rock, Whipping Boy s'est construit un univers loin du circuit des gros vendeurs. Cela leur a peut être coûté cher, mais l'auditeur rock les en remercie.

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