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Compte-rendu de concert

Crystal Castles


Date : 29/10/2010
Salle : L'Aéronef (Lille)
Première partie : Beat Torrent, Slagsmålsklubben
Caroline BT, le 04/11/2010
( mots)
Non ce n'est pas un téléchargement illégal en réunion sur Beat Torrent auquel nous avons assisté ce vendredi à l'Aéronef. Plutôt un déchargement légal de bruit et de fureur électronique ! Des cris, de la sueur, des sauts, de la salive, du son plein les oreilles, c'est Crystal Castles qui a nous baptisé ce soir. Baptism, oui, titre tiré de leur second album tellement dingue, que lorsqu'on l'écoute en live sur scène on se demande un peu si nos oreilles vont tenir la distance et ne pas se mettre à saigner. Mais la soirée a commencé bien plus tôt dans l'hystérie et l'excitation ! Tout d'abord en compagnie d'un nouvel OVNI suédois, Slagsmålsklubben, six très jeunes joyeux lurons chargés de faire danser les jeunes vacanciers de la Toussaint : collectif mêlant DJing, vidéo DJing et mix suédois. Puis, le duo Beat Torrent, insatiable, a mixé disques, clips et images animées.
 
Dès 20 heures, l'ambiance bat déjà son plein au sein de l'Aéronef avec adolescents overlookés, fluokids et très jeunes filles surmaquillées. Les Slagsmålsklubben sont hilarants quand ils tentent de communiquer en anglais et lorsqu'ils s'expriment dans la langue Ikea. Leur musique est composée de mix contemporains allant de la techno pure et dure à l'eurodance la plus classique. Fonctionnant en trio sur deux tables de mixage pendant quasiment tout le set, ils tentent de communiquer avec le public lillois à tour de rôle. Tee-shirts à message, casquettes mais aussi petite chemise blanche et cravate noire, bières à la main, ils distillent un son frais et dansant, digne des grandes heures des discothèques belges frontalières. Malgré leur nombre extravagant, les suédois ont réussi à porter le public dans des transes rappelant les soirées estivales mixées par les allemands Zombie Nation, Mondkopf ou encore Popof.
 
Beat Torrent, le duo composé de DJ Atom et de DJ Pfel arrive, perché sur une immense tribune faisant office d'écran où sera projeté un long mix d'images. C'est un formidable set qui s'enchaine, mêlant en première partie images psychédéliques, morceaux techno house mixés, Daft Punk et son gong si reconnaissable, accompagné d'extrait du clip, enchainé avec du rap à la Snoop Doogy Dog. Puis, Beat Torrent réussit la prouesse de mixer des images du jeu vidéo de danse (Dance Factory) avec le rythme de la musique. L'inventivité est au rendez-vous : le public baigne dans toutes les musiques, tout est prétexte à mixage... C'est une joyeuse avalanche de vidéos mélangées intelligemment, avec un son qui se fond parfaitement et s'engouffre dans les cages thoraciques jusqu'à n'en faire plus qu'un avec les spectateurs. Puis c'est la plongée dans les années break, smurf et hip hop Run DMC, battle dance des années 80. Images d'archives à l'appui, le tout est savamment mis en valeur en rythme sous les encouragements du public. Ce soir là, on ne crie pas haro sur l'horrible revival eighties, mais on le bénit plutôt. Beat Torrent diffuse également un clip fait maison, mettant en scène Batman et ses méchants détracteurs, le tout sur une musique ultra rapide. C'est une sorte de comics futuriste où les jeunes spectateurs tombent dans le piège d’une bière empoisonnée... La déferlante continue, Beat Torrent ne semble pas fatigué ! Le duo harangue la foule, l'exhorte à donner tout ce qu'elle a et à ne pas faillir à la réputation du public lillois ("chaud bouillant") ! Celui-ci subira même le test des décibels. Atteindre le niveau rouge sur un énorme vumètre à l'écran ! Les spectateurs devront s'y reprendre à deux fois pour prouver leur bonne volonté et leur rage. Beat Torrent enchaîne avec des extraits des Naïve New Beater où l'adorable chanteur se prend quelques gifles, ajoutant une dose de délire au set... Extraordinaire ambiance ! S'en suit un extrait du clip des Strokes diffusé en accéléré. C'est avec AC/DC que le set de Beat Torrent se termine et un large extrait de leurs concerts mythiques, taillés pour les stades, avec le fabuleux solo de guitare "thunderstruck" d'Angus Young.
 
Reste-t-il des forces au public ? C'est douter des capacités des jeunes nordistes qui ont toujours de l'énergie à revendre. Après une longue pause, la musique d'attente s'arrête enfin et dans le noir complet, les premiers rangs distinguent l'arrivée de la chanteuse de Crystal Castles. Elle rampe jusqu'au bord de la scène tandis que son acolyte Ethan Kath assène la musique assourdissante de "Fainting Spells". Le retour des canadiens Crystal Castles est salué avec des hurlements de joie. Alice Glass, en transe, est vêtue d'une parka kakie, (évoquant un retour de rave en Bretagne), porte des converses noires, un leggings noir et une jupe grise. Les yeux outrageusement maquillés, les cheveux noir corbeau coupés au carré, elle passera son temps un pied sur les enceintes, se penchant vers le public, cachée derrière sa frange. Derrière elle, sur la scène est tendue une toile représentant la pochette du second disque. Elle boit de temps en temps des gorgées de whisky. Pas une fois le public n'entendra le son de sa voix au naturel. Crystal Castles joue en second le titre "Baptism", un des morceaux phares du CD sorti en mai, riche en cris aigus, refrains stridents. Cette musique électronique expérimentale frôle parfois l'overdose de sonorités, évoquant les sons des consoles de jeux vidéo. Alice se jettera plusieurs fois dans la marée humaine pour des surfs crowds hypnotiques, tout en chantant avec tous les excès d’effets de saturation possibles. Ethan Kath restera lui, aux platines, sous sa capuche, tel un jeune chav des banlieues anglaises. Crystal Castles offrira un rappel de trois titres au public nordiste.

Accès aux photos live :





1 Fainting spells
2 Baptism
3 Courtship dating
4 Insectica
5 Doe deeer
6 Crimewave
7 Air war
8 Alice practice
9 Black Panther
10 Celestica
11 Empathy
12 Reckless

Rappel

1 Untrust us
2 Intimate 
3 Yes/No
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