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Compte-rendu de concert

Biffy Clyro


Date : 28/02/2005
Salle : La boule noire (Paris)
Première partie : Craftmen Club
Matt, le 01/03/2005
( mots)
Comme il est difficile de s'imaginer la notoriété et la popularité de Biffy Clyro chez le public français, ce concert à la Boule noire était une occasion trop belle de s'en faire une idée... A 19h, une demie-heure avant l'ouverture des portes, une poignée de jeunes attend devant la salle, transis de froid : la mobilisation n'est pas très convaincante. A 19h30, une timide file d'attente s'est formée et progresse sagement à l'intérieur de la salle... Craftmen club 19h45. Noir. Une musique funk raisonne dans les enceintes et la première partie vient s'installer sur scène : Craftmen Club, un trio guingampais de rock('n'roll) tendance garage et dont chaque titre donne l'impression de ne pas excéder 4 accords... Le groupe enchaîne les compos bruyantes et bourrines sur fond de samples, le guitariste-chanteur s'énerve au fil des morceaux, le batteur fixe avec des yeux ronds un point fictif au fond de la salle, la mayonnaise ne prend pas et plus le set progresse, plus les applaudissements se font rares. Pour la dernière partie de la prestation, le chanteur est complètement déchaîné, il crie, il saute, il se met par terre, il se contorsionne comme si ses gesticulations simiesques pouvaient faire oublier la pauvreté de sa musique et réveiller le public. Rien y fait, sur le dernier titre, le chanteur est incontrôlable, il jette sa guitare contre la batterie, s'attaque aux overheads, puis aux cymables, et quitte la scène laissant le bassiste et le batteur finir le morceau. C'est au tour du bassiste justement de quitter la scène, plus mesuré, il pose son instrument contre l'ampli. Puis, le batteur. Il se lève, boit une gorgée de bière, frappe sa batterie, manque de se vautrer, vient sur le devant de la scène, et asperge les premiers rangs de sa bière. Craftmen Club n'aura évidemment aucun rappel. Entracte Les lumières se rallument. La salle se remplit jusqu'à devenir compacte durant les 20 minutes d'entracte, pour finalement finir pleine à craquer. La moyenne d'âge atteint les 25 ans avec une proportion rare de public féminin. Dans la foule, on croisera Hannibal Lecter (un grand gars stoïque avec un masque style "Silence des agneaux", de quoi flipper dans le noir) et, chose plus étonnante, on notera la présence du chanteur et du batteur de Kyo, apparemment adeptes de Biffy Clyro, venus voir la prestation live du groupe écossais. Qu'ils en prennent de la graine ! Biffy Clyro 21h00. Re-noir. Le sample d'intro de "Glitter and trauma" sort des enceintes. Biffy Clyro arrive sur scène dans l'ombre, prend place et Ben Johnston entame son rythme, puis Simon Neil acrroche son riff accompagné par James Johnston à la basse. Aux premières paroles, on ne voit déjà plus le visage de Simon Neil caché derrière ses cheveux mi-longs qui le recouvrent et sa barbe de Robinson. Le son est énorme ! On aurait pu craindre que le trio ait du mal à reproduire sur scène toutes les subtilités de leurs enregistrements studio mais il n'en est rien. La qualité est impressionnante, autant que le jeu de scène de Simon Neil. On se demande au passage comment les cordes de sa gratte supportent ses attaques aussi sèches et violentes. Ben Johnston quant à lui, avec son ventilo qui fait flotter ses cheveux est hallucinant de précision et de technique. Les titres s'enchaînent et Biffy Clyro passe principalement en revue leur dernier album, avec tout de même quelques titres ici du second et du premier (Vertigo of bliss et Blackened sky). On a ainsi plaisir à entendre entre autres "My recovery injection", "Only one word comes to mind", "There's no such man as crasp" a capella (!) en intro de "There's no such thins as a jaggy snake", "Kids from kibble and the fist of light", "Pause it up and turn it up" pour Infinity land, et "Liberate the illiterate", "Questions and answers", "Eradicate the doubt", "Toys, toys, toys, choke, toys, toys, toys" pour Vertigo of bliss. Et pendant que le groupe explose et que Simon Neil exhibe ses tatouages un peu disséminés sur son corps, le public se régale. Les têtes et les corps bougent et se secouent en rythme (pourtant pas évident à suivre), les chansons sont reprises en choeur, un pogo s'organise à l'avant, la foule savoure. 1h20 de plaisir à écouter ces compos gigantesques, subtiles, puissantes, techniques, et l'image en plus avec un James assez posé à côté de Ben et Simon dégoulinants de sueur, à fond dans leur musique, déchaînés, mais de comportement assez timide vis-à-vis du public. Simon Neil ne lâchera pas grand chose d'autre que quelques "Thank you" çà et là et Ben Johnston se contentera d'une poignée de secondes entre deux morceaux pour pousser quelques cris autistes dans le micro, qui semblaient l'amuser ! Un rappel, deux titres, et c'est déjà l'heure de quitter le groupe. Une prestation live monstre qui renforce l'idée que Biffy Clyro est vraiment un grand trio, explosif et génial. Un grand moment !
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