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Compte-rendu de concert

Foals


Date : 16/11/2010
Salle : Le Splendid (Lille)
Première partie : The Invisible
Caroline BT, le 20/12/2010
( mots)
Dans le cadre du festival Ground Zéro, à 20h30, ce mardi 16 novembre 2010, The Invisible font leur entrée sur la scène du Splendid lillois en première partie des anglais Foals. Originaire de Londres, The Invisible est un trio, composé du guitariste Dave Okumu, du bassiste Tom Herbert et du batteur Leo Taylor. Dave Okumu, guitariste jazz, rencontre Tom et Léo en 2006. Connaissant un beau succès outre-Manche avec leur album éponyme, la musique de The Invisible est un subtil mélange de rock, de funk, de jazz et d’électro avec de longues parties instrumentales.The Invisible novembre 2010 Lille Cette fusion des genres a de multiples influences de par l’expérience de chacun, Tom Herbert ayant déjà officié au sein de Jade Fox et Polar Bear, tandis que Leo Taylor frayait avec Gramme et Zongamin. Après un "Bonjour, Bonsoir" de Tom Herbert, The Invisible démarre avec un long morceau assez calme, rappelant parfois Archive. Les anglais vont jouer un set quasi continu, avec très peu de pauses. Il sera difficile de discerner chaque morceau : Cela aura sans doute perturbé le public, assez mitigé sur leur prestation. Pourtant, Dave Okumu a une jolie voix douce, les morceaux sont planants et la fusion des genres musicaux est réussie. Avant de commencer le quatrième titre, The Invisible prend le temps de s’adresser enfin au public avec un "We’re from London, we’re happy to be here for our first gig with Foals". Puis c’est reparti pour trois titres passant du funk au jazz et ainsi de suite, mêlant les reverbs des guitares aux voix de Dave Okumu et de Tom Herbert. Cette première partie a laissé le temps au public de s’installer en nombre au sein du Splendid, ancien cinéma de quartier des années 50. Il reste justement quelques sièges au fond de cette salle, qui seront bien inutiles pour écouter la suite qui se prépare. En effet, le public lillois attend avec impatience le retour des anglo-saxons Foals, pratiquement deux ans jour pour jour, après leur premier passage dans cette même enceinte. Le leader Yannis Philippakis était même venu chanter jusqu’à ses fameuses rangées de sièges lors d’un passage éclair dans la fosse, pour que tout le monde profite du spectacle ! Foals revient donc à Lille avec son second album Total life forever, dans le cadre d’une série de sept concerts français programmés pour le mois de novembre 2010. Après avoir été à l’affiche des grands festivals de l’été (Benicassim, Panterio, La Route du Rock, Pukkelpop, Rock en Seine …), Foals confirme être un des meilleurs groupes anglais électro-rock en live. D’ailleurs, Foals et son génial son math rock revisité avec Total life forever a fait partie en septembre de la short list des Mercury prize, décernés par la BBC aux meilleurs albums de 2010 (gagné par The XX).Le quintet d’Oxford démarre le concert dans une ambiance surchauffée avec les titres "Blue blood" et "Olympic airway". Le public est fan à 100 % ce soir là et est attentif au moindre riff. L’audience connait par cœur ces titres post-rock, pop et new-wave et réagit au quart de tour, danse et pogotte allègrement même sur des titres plus calmes du second album ("Total life forever", "Miami"). Depuis la scène enfumée, Yannis prend le temps de déclarer son amour à Lille où il est content de revenir pour un public toujours aussi accueillant et démonstratif. Foals novembre 2010 Lille SplendidIl se donnera à fond pour les lillois. Pendant le fabuleux tube "Cassius", il montera sur les enceintes deux fois à gauche puis une fois à droite. Il en sautera de façon périlleuse, provoquant des scènes d’hystérie, face à la hauteur impressionnante. Foals a bien-sûr joué l’excellent titre "Ballons" tiré du premier album Antidotes dans une ambiance survoltée. Pendant le titre "Red socks pugie" Yannis se mettra à la grosse caisse et tapera de toutes ses forces, il utilisera même par inadvertance le micro pour frapper le tambour. Tourbillonnant, bondissant, Yannis est aussi descendu à ce moment près des premiers rangs, tout en jouant de sa guitare. Il a fait des allers et retours devant les fans, qui, en transe, le toucheront et le retiendront. Puis, il montera sur la barrière tenue par les premiers rangs et se jettera dans le public pour slammer pendant un court mais intense instant. Le batteur Jack Bevan prendra un malin plaisir à se lever plusieurs fois pendant le set pour inciter la foule à battre des mains et à suivre le rythme effréné de leur prestation énergique. Après avoir félicité The Invisible, Yannis enchaine avec un incroyable "Electric bloom". Ce titre terminera en apothéose le concert, avant un rappel de trois titres dont le jouissif " Two steps, twice". La foule reprendra en chœur le refrain. Foals et le jeune Yannis (23 ans) nous ont offert une soirée qui pourrait être sans doute la plus belle de l’automne. Sauf, si vous avez l’occasion de vous rendre à Londres pour le réveillon au HMV Forum New Year's Eve show où les anglais offriront un set exclusif, mais déjà sold out. Plus tard dans la nuit, Yannis a accordé un long moment aux fans et gentiment pris le temps quelques photos souvenirs et a dédicacé quelques vinyles.

Photos du concert de Foals au Splendid de Lille le 16 Novembre 2010

Setlist Foals :

1 Blue blood
2 Olympic airways
3 Total life forever
4 Cassius
5 Balloons
6 Miami
7 What remains
8 Afterglow
9 2 Trees
10 Spanish Sahara
11 Red socks pugie
12 Electric Bloom

Rappel
1 The French open
2 Hummer
3 Two steps, twice
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Pearl Jam


Gigaton


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Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

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