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Compte-rendu de concert

Mud Flow


Date : 01/06/2005
Salle : Le point éphémère (Paris)
Première partie :
Matt, le 02/06/2005
( mots)
Le point éphémère. Installée dans les anciennes usines éphémères du quai de Valmy (10ème arr), la salle donne directement sur les quais du canal Saint Martin, en contrebas de la rue. Ce mercredi soir, en attendant le début des hostilités, la petite troupe des spectateurs patientant sur les pavés un gobelet de bière à la main ou assis au bord de l'eau offre son lot de profils d'ex-soixante-huitards sur le retour. La moyenne d'âge est élevée à l'image du Cercle (groupe de R.Kolinka, ex-Téléphone) assurant la première partie. On boit, on discute, on profite du bon air mais aussi des relents âcres de la Seine. J'observe. Ici des anonymes au style classique, la petite trentaine. Là d'anciens roublards rock'n'roll aux visages fripés arborant fièrement leur veste en cuir et leurs oreilles percées. Un peu à l'écart, Bertignac rachitique, venu applaudir son ami, discute tranquillement debout sur les pavés. Finalement, seule l'adolescence boutonneuse n'est pas représentée ... Alors que je me prends au jeu de ces observations de petite foule, les premières notes se laissent entendre. On s'approche. Encore une minute de queue. On nous tamponne le bras d'un petit "F" à l'entrée et la salle nous est offerte. Le cercle Kolinka et ses frères d'arme ont commencé leur show. La petite pièce carrée est honnêtement remplie, sans plus. Un chanteur guitariste au look « Indochine », un bassiste cheveux longs et bouclettes surmonté d'un chapeau melon noir, un second guitariste à la crête punk timide, et l'ex-Téléphone derrière ses fûts, sobre. Style hétéroclyte, pourquoi pas. Qu'importe, ce soir les gens sont venus pour Kolinka et lui seul. Les appareils photo chauffent, les mini-DV tournent et le groupe se fait plaisir. On sent l'expérience même si leur rock est sans prétention. Au fil des morceaux, il s'avère même assez basique et plan-plan. Des morceaux un peu longs, des riffs simplets, le Cercle ne doit sans doute ses applaudissements nourris qu'à la présence de Kolinka qui fait son show avec son célèbre lever de baguette. La salle demande un rappel, refusé par un simple "On doit laisser la place à Mud Flow, c'est leur soirée, désolé". Le ton de la phrase pourrait sonner prétentieux, et pourtant 20 minutes plus tard, quand les belges s'installent sur scène, le point éphémère s'est bel et bien vidé. Mud Flow Le public s'est rajeuni. La set-list s'ouvre sur "The sense of me" et "chemicals" évidemment plus tripant que sur l'album. Mud Flow se révèle et non pas grâce à leur jeu de scène pratiquement inexistant au début. Et pourtant quelque chose se passe, comme si du combo n'émanaient que de bonnes vibrations. Vraiment dommage que si peu de monde en profite... Les belges ne font pas cette faute à mon sens qui m'avait tant agacée sur la production studio, d'enchaîner sans transition avec "today". Le shuffle arrivera plus tard à point nommé cette fois-ci. Passerons "Debbie & Charlie", "Tribal dance", "Unfinished relief" entre autres morceaux absents d'A life on standby, puis Mud flow s'offrira une courte reprise de "Everybody goes to Hollywood". Blazz remue de plus en plus au fil des morceaux, Charly de Croix joue au métronome sans trop de nuances certes, Vincent Liben garde sa place l'air timide, en retrait, mais sa voix chaude et envoûtante le pardonne. La musique l'emporte sur le jeu de scène un peu contenu et frileux. Le groupe s'amuse des samples de violons et de piano sortis de nulle part faisant mine de chercher l'instrumentiste. En live finalement les belges donnent moins cette image de groupe déprimé (on s'interroge encore sur les poches sous les yeux de Liben : larmes ? Drogue ? Fatigue ?) et se laissent aller à la douce rage du rock sur la plupart des morceaux. Et c'est terriblement bon ! Blazz est maintenant comme chez lui. Ca remue, ça tourbillone, ça saute, ça monte sur les retours, ça disparaît dans la fumée excessive, ça monte sur les fûts de Charly... Mud Flow se réveille. Quoi, déjà fini ? Le public demande un rappel et c'est « New eve » qui en fera office, morceau délicieusement interminable. Minuit moins le quart, la soirée s'achève. Un ex-Téléphone et une révélation belge sur scène ? J'ai fait pire comme soirée !
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