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Compte-rendu de concert

The Constantines


Date : 15/11/2005
Salle : Batofar (Paris)
Première partie : Looking for john G, Go go charlton
Josselin, le 25/11/2005
( mots)
C'est en feuilletant "quelques bla-bla à tendances culturelles urbaines" que je tombe, sans trop d'étonnement je l'avoue, sur la page centrale du journal du Batofar. Il y est détaillé la programmation du mois de Novembre. En le survolant avec une alternance d'attentions et de relâchements, je pus lire à la date du mardi 15 novembre 2005 : concert indie-rock (10 euros) avec en tête d'affiche the Constantines (USA), précédés de deux groupes parisiens Go Go Charlton et Looking for John G. La découverte de the Constantines lors d'un extrait de concert sur un des DVD du magazine Velvet et la présentation explicite dans le journal du Batofar laissaient présager d'une soirée bigrement intéressante. 19h10, mardi 15 au soir. Il pleut de la bruine, fameuse pluie fine et roublarde. Arrivé sur le ponton, un grand gaillard à bombeurs m'accueille avec la mine joviale d'un gardien de prison et me fait entendre que le Batofar n'a pas encore ouvert ses portes. Déçu mais compréhensif et surtout mouillé, je me résigne à attendre sous un pont. Car 19h30 était l'ouverture des portes et non le début du concert (comme indiqué dans le journal), prévu à 20h. J'ai froid. 19h35, me voilà à l'intérieur du Batofar. Une fois réchauffé, tamponné et dévêtis de mon humide veste, c'est émerveillé comme un gosse la tête remplie de pirates que je visite cet étrange bateau surmonté d'un phare (d'où le nom en fait, car c'était un gros bateau comme ça et puis y avait un gros phare dessus avec pleins de couleurs qui tournaient !). Deux salles composent le lieu : un petit bar tranquillou et la salle de concert qui a également son propre débit de boisson. Tout y est, les hublots, l'alcool, les femmes et même un soupçon de mal de mer. Et oui le bateau tangue, plus qu'à l'accoutumée à en croire les habitués. Mais une fois rempli, il se stabilisera. Ouf. 20h45, pas très sourcilleux sur les horaires, le concert débute enfin ! C'est donc Looking for John G qui ouvre cette soirée. Ce trio harangue un rock survolté et surtout inclassable, mélange de math rock, de hardcore et de dissonances contrôlées. Les structures de leurs morceaux sont à l'image de leur film fétiche Memento (d'où est tiré leur nom), riches mais difficiles à cerner. Ces bons musiciens, pleins de bonne humeur et d'humilité, sont l'heureuse découverte de la soirée. S'il m'est permis d'évoquer un point de vue personnel, je dirais que l'expérimentation était au détriment des mélodies, mais leurs riffs ne perdaient rien en efficacité. Donc bon début de soirée. 21h25, après un vif changement de plateau, Go Go Charlton débarque sur scène avec jeans moule-burnes et mèches nostalgico-beatlesiennes bien agencés. L'accalmie après la tempête. Ces quatre parisiens jouent une indie-pop un peu trop doucereuse, mais forcement, passer après un fracas sonore, nous ne sommes plus objectifs et nos sens un peu chamboulés. Leur musique reste de bonne qualité, pourvue de bonnes ambiances et trouvailles sonores. L'originalité de Go Go Charlton est d'avoir trois chanteurs, mais ce soir, cela leur a porté préjudice. Nous mettrons les fausses notes sur le compte des problèmes techniques. Pour les amateurs de power pop, ils sont en concert le 29 Novembre à la Maroquinerie (Paris 20e) en première partie de The Posies. Cette deuxième partie plus médiocre n'a fait qu'attiser l'impatience d'entendre les américains (mais récents canadiens). 22h30, The Constantines ont su se faire attendre. Mais ça y est, nous voilà partis pour plus d'une heure et quart de musique. On passe désormais au stade supérieur. C'est incontestable, l'expérience paie. Les cinq musiciens savent occuper la scène et accaparer l'attention. Pas rock stars pour deux sous, c'est dans une ambiance bon enfant que les canadiens nous livrent un rock'n'roll inspiré et remis au goût du jour. Leur musique est gorgée de multiples influences. Funk, Jazz, Rock country, Rock prog, tout y passe et ça groove. Les riffs sont efficaces, et alternent entre calme et rage. Malgré un bassiste bourré (attention l'abus d’alcool est dangereux pour la santé), la qualité technique reste maîtrisée. Le chanteur principal à de très jolies cordes vocales, à mi-chemin entre Joe Strummer et Bruce Springsteen. C'est ce qui m'avait séduit à la première écoute. Généreux, les Canadiens nous offrent deux rappels, dont une reprise de Neil Young qui correspond parfaitement à leur univers musical. Le concert s'achève sur le tube "Shine a light". 23h45, je suis plutôt content de ma soirée, bonne ambiance, bon son, bonne musique, bon cadre. Petit bémol, les lumières, résultantes d'un "je m'enfoutisme" flagrant, n'étaient vraiment pas terribles. Dommage. La salle n'a pas fait énormément d'entrées ce soir, une centaine de personnes tout au plus. Ah oui, pour une fois que le son n'était pas assourdissant dans un concert rock, je vous le donne Émile, des badauds papotaient. Je veux bien admettre qu'un groupe en live est plus sympa qu'un CD diffusé sur des pauvres enceintes, mais ça fait un peu chère la bière. 00h20, j'ai faim.
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