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Compte-rendu de concert

The Young Gods


Date : 04/03/2009
Salle : Le Cousty Bar (Besançon)
Première partie :
Lee, le 23/03/2009
( mots)

Visiblement, le poids des années n'affecte pas l'art des Young Gods. Dès 1987 et un premier album éponyme, les jeunes dieux avaient dépassé la prétention de leur blase, piqué à une chanson des Swans. Aujourd'hui, le groupe s'amuse à donner des shows acoustiques. Un schéma à l'exact opposé de leur approche traditionnelle, faite de guitares samplées. Voyons comment l'enregistrement studio Knock On Wood se théâtralise.


Tout d'abord, c'est The Wiseman qui chauffe doucement le Cousty Bar. Deux chanteurs et une sèche assurent des chansonnettes à fleur de peau. Pas de quoi faire cesser les nombreux bavardages communiaux qui fêtent des retrouvailles. Peu de temps après, 30 Min NrV nous propose un concert unique. Afin de respecter une certaine cohérence dans la soirée, le bisontin avait laissé en coulisse ses machines et autres artefacts bruitistes. Avec une seule gratte, il a créé une suite progressive de sons divers en bouclant et couplant ses orchestrations. Un espoir français avec lequel il faudra prochainement compter.


Même si les Young Gods semblent crispés lors de leur entrée sur scène, il suffit de quelques accords pour débrider l'atmosphère. Franz Treichler et Al Comet, toujours aussi complices, échangent très vite quelques francs sourires. Bernard Trontin affiche, quant à lui, une grande concentration bouddhiste. Et Vincent Hänni, qui participe à l'aventure de ce projet, montre une dextérité exemplaire dans la manipulation de cordes folks et classiques. La présence des suisses cristallise le public en un coup de baguette magique. "Everythere" et "I'm the Drug", joués au début du set, dégagent une lucidité incroyable. The Young Gods aurait-il composé ces titres, de cette manière, lors de la maquette de Super Ready/Fragmenté ? En tout cas, la pièce démentielle "Our House", échaffaudée en préliminaires, avait déjà permis aux étoiles de briller dans le ciel. Nombreuses sont les chansons de l'indus rock T.V Sky qui furent reprises sur Knock On Wood. Et la capacité du groupe à transcender l'énergie et la précision du tube Skinflowers ou de l'excellente "Gasoline Man", avec Franz Treichler à l'harmonica, est en tout point remarquable. Nous contemplons également "She Rains" où le chanteur agite un collier de coquillages. La "Longue Route" humide avait précédemment terminé sa trajectoire dans une rivière chaude et bruitiste, un chaos délicat mesuré par le mégaphone jouet de Treichler.


La performance accentue les regards curieux, d'autant que l'interprétation de "Charlotte" laisse bouche bée. La passion érotique pour le joli nez de la jeune dame est maquillée par le piano à vent jouet de Trontin, mais aussi grâce au jeu essentiel d'Al Comet et son oeuf blanc. Ce dernier, d'un tapement de doigts sur sa guitare, suit le rythme no-wave du "Ghost Rider" de Suicide imposé par les effets spéciaux de Treichler. Trontin, lui, en profite pour jouer de l'amplificateur unplugged pendant quelques instants magiques. Autre excellente reprise, "Freedom", de Richie Havens, plonge les spectateurs dans l'époque révolue de Woodstock.

Lorsque les jeunes dieux reviennent vite sur scène, c'est encore une fois pour surprendre. Sont interprétés dans la même veine "La fille de la mort", "About Time" et "Did You Miss Me ?" qui réussiront à nous questionner sur un éventuel second album débranché. Enfin, la sensibilité du titre "Everything In Its Right Place" (Radiohead) ramène tout le monde à exercer une activité plus ou moins normale. Sérieusement, qui pourrait se frotter à la puissance divine des Young Gods ?


Set-list :


Our House

Everythere

I'm the Drug

Gasoline Man

Speak Low

Charlotte

Ghost Rider

Longue Route

She Rains

Freedom


Rappels :


La Fille de la Mort

Skinflowers

About Time

Did You Miss Me ?

Everything In Its Right Place

 

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