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Rock a field 2008


Elise, le 22/06/2008

Rock the sun

Du rock anglais, du reggae-latino allemand (eh oui, ça existe), du punk-rock américain, du garage suédois, et du trip-hop britannique, il y a en avait pour tous les goûts ce 21 juin à Roeser. Pourtant, à première vue, entre The Kooks, The Verve, Dirty Pretty Things, The Cribs et Mando Diao, on croyait à du 100% rock british. Il n'en fut rien, et ce n'était pas pour déplaire.

Les ratés de la journée


Midi, c'est un peu tôt pour le festivalier tendance grasse mat. Surtout quand il a d'abord dû chercher le parking pendant un moment, prendre les navettes, puis un petit chemin dans les bois, pour enfin arriver au saint des saints. Tout ça pour dire qu'à mon arrivée, Eternal Tango et The Cribs étaient déjà repartis. Dommage pour ces derniers, qui avaient attisé ma curiosité. Nous pénétrons sur le site alors que le hip-hop reggae des Culcha Candela résonne. Une bonne façon de prendre possession de lieux, et surtout de rapidement chercher un coin d'ombre pour éviter le mode "cuisson express". C'est donc à l'abri des barrières que j'assiste de loin à la prestation du club des six, et leur reggae allemand. Marrant. Surtout l'utilisation de la langue de Goethe, légèrement en décalage avec le support musical. Mais pour être honnête, je ne suis pas venue pour ça.

Anti-Flag


Les Anti-flag, a défaut de remporter la palme du meilleur show, avait clairement l'avantage dans la catégorie T-shirt. On ne pouvait ignorer longtemps leur présence lors de cette journée, croisant tous les trois pas des punks ou des djeuns arborant fièrement les emblèmes du groupe. Pour ma part, Anti-Flag n'a aucune résonnance dans ma mémoire, et leur prestation ne m'a pas tellement donné envie de creuser. Ca ressemblait à Linkin Park en moins commercial (je sens que je vais me faire frapper ou recevoir des colis piégés dans les jours à venir pour cette comparaison), et m'a paru un peu répétitif dans la construction des morceaux. Une prestation très énergique, qui a su secouer le public, mais rien de très original au final.

We are scientists


Pour qui ne peut réprimer une furieuse envie de sauter partout, ou au moins de sautiller, à l'écoute de Nobody move, nobody get hurt, l'entrée de scène des We are scientists était parfaite. Sans préambule, sans mise en jambe, les New-yorkais balance leur hit. Dès les premières notes, les Anglais à côté de moi exultent, c'est parti pour les gros mouvements de foule. Seulement voilà, avec une attaque pareille, difficile de tenir la distance. Les trois garçons ont du mal à négocier le virage, d'autant que le public ne connaît pas encore leurs nouvelles chansons. Heureusement, It's a hit, This scene is dead et surtout Cash Cow viennent régulièrement secouer le spectateur. Entre chaque chanson, le trio parle beaucoup. Beaucoup. Beaucoup. Et les Luxembourgeois ont beau être fin polyglotte, tout le monde ne comprend pas. Dommage, ils avaient l'air drôle ces scientifiques. C'est pas courant.

Mando Diao


Deuxième groupe inconnu de votre envoyé spécial inculte, Mando Diao, combo suédois qui à son entrée, semble très inspiré par le look des Hives. Chemise et pantalon noirs, cravate blanche, tout y est. Jusqu'à ce que les premières notes retentissent. Là, Mando Diao coupe court à toute comparaison avec ses compatriotes. Ils proposent un son très anglais, proche dans certains riffs des Libertines, et une belle énergie sur scène, qui explose sur des titres comme One blood. Les fans sont nombreux dans le public, si on en juge le nombre de T-shirts siglés, et le single Never seen the light of day est l'occasion de prouver leur présence. Une très bonne surprise.

The Kooks


Après la belle surprise Mando Diao, c'est avec une certaine impatience qu'on suit la mise en place du matos des Kooks. Depuis Inside in, Inside out, les jeunes anglais ont un peu grandi, et leur nouvel album laisse présager le meilleur. Reste à savoir si la fraîcheur de leur composition sera restituée sur scène. Leur entrée sur scène est un peu à leur image, tranquille, sans emphase, simple. Le groupe attaque avec un morceau de leur premier album, avant d'enchaîner dans la foulée avec Oooh La, qui rassure tout de suite, la fraîcheur est là, la voix et les guitares parfaites. S'enchaîne alors pèle-mèle les anciennes et nouvelles compositions, de She moves in her own way à You don't love me en passant par Do you wanna et le nouveau single Always were I need to be. Le tout entrecoupé d'un petit pont où Luke Pritchard, et sa guitare folk, joue le chef de chœur avec le public. Une prestation qu'on aura suivie tout en évitant les pieds, genoux, coudes et autres membres des slammeurs que le côté un peu détendu des Kooks n'aura pas dérangé.

The Verve


La prestation de The Verve a été l'occasion de constater à quel point le groupe, absent depuis plusieurs années, n'a rien perdu de sa maîtrise scénique. Et pourtant, la tache a été rude. Car depuis sa dissolution, The Verve a raté une génération. Celle qui aujourd'hui reprend en choeur les Kooks et leurs comparses, ne connaît du groupe de Richard Ashcroft que son tube, The bittersweet symphony. Bref, The Verve ne partait pas en terrain conquis. Dès les premières chansons, on s'aperçoit vite que le public est dans l'expectative, jaugeant ceux qu'on présente comme culte, mais que beaucoup n'ont jamais écouté.
Mais le groupe ne se vexe pas pour si peu. Toujours aussi détaché, Richard Ashcroft fume sa clope, parle peu, mais s'implique dans chaque chanson. Et ce ne sont pas les cartons de bières (je m'explique, les planches en carton trouées où vous mettez six bières pour les porter) que chacun s'amuse à lancer son scène qui vont le déconcentrer. Même quand un des cartons se retrouve presque par magie autour de son micro. Résultat, petit à petit, le public est embarqué dans le petit monde pop-rock de The Verve. Lucky man, the drugs don't work, this is music assure le rappel à ceux qui avaient oublié l'efficacité des ballades verviennes.
La surprise viendra des nouveaux titres, encore inédits puisque l'album est annoncé pour octobre. Là, The Verve étonne. Le groupe a clairement décidé de vivre avec son temps. S'il garde ses racines pop-rock, il semble tendre aujourd'hui vers l'électro-rock, et avec talent. Le groupe conclura avec deux chansons toutes particulières, d'abord The bittersweet symphony, reprise en chœur par le public, et puis ce qui devrait être le premier single du futur album, un morceau électro rock qui devrait faire du bruit. Au final, alors que les quatre rockeurs quittent la scène, le spectateur est épaté. Les musiciens laissent l'impression de véritables meneurs de jeu. Et ont su exciter la curiosité pour leur nouvel album.

Unkle


Unkle, c'est l'ovni de fin de soirée. Qualifié de trip-hop tendance "abstract hip-hop", on s'attend à beaucoup de choses... sauf à ce qui va se passer. Sur scène, un mec derrière les platines, jusque là c'est logique. Ensuite arrive un bassiste, un guitariste, un percussionniste, un clavier, et surtout, un autre guitariste qui semble tout droit sorti d'un vieux groupe hardrock des années 90. Des cheveux longs et noirs, des fringues de la même couleur, mais surtout un jeu de scène exubérant qui jure avec la sobriété des autres musiciens sur scène. S'élève alors une musique entre électro et rock, où les samples et la musique live se mêlent. On croit d'abord à quelque chose de complètement instrumental, mais au bout de quelques minutes, une voix s'élève. L'ensemble est inspiré, rythmé, surprenant. Et cela va continuer comme ça. Pour le second morceau, le premier chanteur s'éclipse derrière les platines, et un autre guitariste s'avance pour prendre la relève.
Le concert continue ainsi, sorte de grande chaise musicale permanente, où les permutations se multiplient. Seules constantes, le guitariste déchaîné, et l'homme au platine. Difficile de vous dire qui est qui, Unkle étant un collectif ayant rassemblé aussi bien 3D de Massive Attack que Ian Brown et Josh Homme de Queens of the Stone Age. Mais le résultat était en tout cas réussi, et l'aurait été d'autant plus si les balances avaient été mieux réalisées.
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