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Solidays 2011


Emilie, le 15/07/2011

Vendredi 24 juin


Sortie du métro Porte Maillot, des panneaux ''Solidays'' pointant la sortie vers les navettes sont collés aux murs. La sortie mène direct sur des festivaliers campeurs, leur tente sous le bras, un homme enjoué criant le sourire aux lèvres ''les Solidays c'est par là !!'', et le bus 244, qui va nous trainer pendant ces trois jours du métro au site, et du site au métro gratuitement. Autant dire qu'ils vont en voir ces bus 244.

Arrivée sur le site beaucoup plus rapidement que les copines récupérant leurs bracelets pass, je prends la peine de scruter tout ce qui est installé, avant de zoomer sur les centaines de personnes piétinant jusqu'à l'entrée. Saut sur la madame aux programmes, tout en priant pour qu'aucun concert attendu n'en chevauche un autre. Tout s'enfile à merveille. Pour ce vendredi, pas besoin de couper les concerts en plein milieu pour courir à un autre, et ce sera donc à partir de 19h, Klaxons, The Bewitched Hands, Cold War Kids, Aaron.
Pendant qu'Irma termine son show sous le chapiteau central, découverte des différentes structures du festival, déco ou stands de nourritures ou d'activités diverses. Une chose est sûre, les Solidays ne jouent pas les petits bras. Un arbre de néons par ci, des lampadaires gigantesques par là, deux grues pour sauter à l'élastique placées juste à coté d'une méga énorme boule à facettes pour les soirs … et j'en passe. Direction la scène Bagatelle pour ouvrir mon bal avec Klaxons.


Sur les grands écrans, ''Klaxons 19h'' défile, entre deux pubs pour solidarité Sida. Quelques minutes plus tard, les londoniens de passage à Paris déboulent sur scène sous les premiers cris festivaliers. Tout le monde s'agglutine, le show est lancé et les premiers slam font ruminer les vigils au bout d'une ou deux chansons. Grand groupe, grande scène, grandes enceintes et donc gros son, mais un peu trop pour ce début de set. Les basses saturent un peu, ça crachouille dans les oreilles, mais tout ça va à peu près se régler bien que le son va rester fort tout au long du concert, et du festival. Jamie Reynolds et ses compères occupent à merveille cette énorme scène qu'est Bagatelle, les écrans zooment sur le quatuor pour faire partager aux plus éloignés la fureur qui règne sur scène. ''Golden Skanks'' est soutenu par une pluie de mains en l'air et de 'houhouhouhou oh oh !'' quelque peu faux, mais entrainants. A coté de ça, James Righton joue les félins sur son clavier qui hurle, et donne la dimension psyché aux Klaxons. Les titres s'enchainent et résonnent dans l'hippodrome Longchamp avec prestance, comme notamment l'ouverture de l'album Myth of the Near Futur, ''Two Receivers'' qui explose littéralement en plein milieu du set. Une heure de spectacle décoiffant, avec pour conclusion le fait qu'ils font vivre à la perfection leurs albums.

Maintenant direction le Dôme, à l'autre bout du terrain, pour une petite cure de The Bewitched Hands. Pour le moment la traversée n'est pas trop périlleuse, personne ne se marche trop dessus, les gens arrivent tranquillement, mais l'ambiance est déjà bien là.


Changement violent de décor : sous le chapiteau, quasiment tout le monde est assis en face de cette scène qui semble minuscule par rapport à Bagatelle. ''Ils vont jamais tous tenir là dessus''. Une fois l'effet d'optique atténué, les six membres du groupe en vogue font une arrivée applaudie, prêts à faire sauter les sardines plantées dans le sol. Fidèles à eux même, les Bewitched Hands vont donner un spectacle frénétique d'une heure, face à un public enivré. Les démentiels titres de leur album Birds and drums se mêlent à des inédits tout aussi perchés loin là haut, emmenant les musiciens dans un sorte d'état secondaire. Le guitariste barbu s'adonne même à de petites crises d'hystérie plaisantes sur certains passages, pendant que le chanteur s'amuse à faire passer sa guitare entre ses jambes. Perte totale de contrôle pour Sebastien Adam sur ''Staying around'', et perte totale personnellement lors de ''Hard to Cry'', qui reste aussi sublime en live que sur cd. C'est donc sans surprise que le groupe de Reims a cartonné aux Solidays.


On retraverse, on évite de se prendre des Kebabs sur les cheveux, et on vient se positionner au mieux pour profiter des ô Cold War Kids. Bonheur. Les californiens au dernier album parfait vont fouler les planches de Bagatelle, eux aussi. C'est à coup de lourdes guitares électriques et batterie que le quatuor va déchainer les Solidays, sous la voix identique à l'enregistrement studio de Nathan Willett. La foule recouvre totalement le terrain, sans pour autant se marcher dessus, ce qui est plutôt agréable. Jonnie Russel, le guitariste, joue de la batterie avec sa maracas avant de s'en servir de médiator. Plus le concert passe, plus j'ai peur qu'ils ne jouent pas LA chanson de ''Mine is yours''. Soulagement quand Willett annonce qu'ils vont jouer sa chanson préféré, ''Bulldozer''. On est fait pour s'entendre visiblement. La version live est un peu plus lente rythmiquement, mais le puissance est toujours bien là. C'est indéniable, ce titre est magique. Encore une heure de bonheur indie, avec un ciel qui commence à courir doucement vers la pénombre. Il est 21h, AaRON va commencer à quelques pas de là.


La scène Paris est, avec Bagatelle, la plus grande scène des Solidays. Perchés très haut, les instruments du groupe paraissent tout petit, il va falloir occuper tout cet espace. La nuit commence sérieusement à tomber quand Simon dans sa veste de Spirou, Olivier, et leurs trois musiciens déboulent sur scène sous une pluie d'applaudissement. Le public est presque à perte de vue, et l'osmose se créée parfaitement. Ma place près de la barrière (coup de chance) me permet de voir les journalistes qui se poussent, ou montent sur un petit cube pour pouvoir voir la scène. Le son puissant éjecté des énormes enceintes permet de faire ressortir en grand le coté rock d'AaRON. Comme aux autres festivals tel que le Printemps de Bourges, le groupe envoie leurs morceaux avec une énergie et des arrangements extra, à la différence de l'album qui pourrait laisser croire à un penchant pour le ''calme''. Le public, peut être étonné de cette prestation, se prend au jeu et fabrique une ambiance festive. Simon s'amuse au ''baromètre du cri'' avec la foule, qui réagit instantanément : plus il ouvre les bras, plus le public doit crier, et ça fonctionne. A coté de ça, les spots jouent un véritable rôle de flingue sur ''Waiting for the wind to come'' : magnifique tableau où les trois musiciens s'arment de leurs guitares, et grattent en rythme pendant que Simon se met en retrait pour laisser les trois mousquetaires mener la barque.
Les basses résonnent tellement que ça nous en sortirait les bouchons des oreilles, déjà que le pantalon fluide peine à tenir le choc, mais étrangement j'adore cette sensation. Des morceaux comme ''Arm your eyes'' sont l'occasion pour la troupe de s'adonner à un véritable lâché instrumental déroutant. Simon demande au public de le suivre sur ''Seeds of Gold'', mais cette requête est inutile car tout le monde est survolté et complètement transporté dans ce flow fou. Le chanteur lance un ''Partager sa musique dans ces conditions c'est génial'', avant de jouer la fameuse ''U-Turn (Lily)''. Quant à ''The passenger'', c'est l'occasion parfaite pour Simon de se déchainer frénétiquement sur son tambourin, et pour Olivier de faire des vrilles acrobatiques avec sa guitare tout en imposant le silence en un seul coup de corde.
Encore une explosive prestation pour AaRON, qui laisse un public épuisé et émerveillé.
Direction la navette, où visiblement d'autres ont eu la même idée. Les côtes entre une barre d'appui, et le coude dans le dos d'un autre, on arrive au métro. La journée se termine de mon coté, la page du vendredi se tourne sur un festival rayonnant, et vivant plus que jamais.
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