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Solidays 2011


Emilie, le 15/07/2011

Samedi 26 juin


Et nous voilà déjà au dernier jour, à l'affiche plus qu'alléchante. Le premier concert sera Puggy à 15h, mais avant, interview avec Maxim Nucci, de Yodelice. Le soleil est crevant, l'ombre est rare, mais le site est déjà largement en action, et ça grouille de partout. A peine arrivée je pense déjà amoureusement aux futures granités et glace italiennes qui vont finir entre mes mains. A Domino, les gens commencent à arriver alors que l'équipe technique installe tout sur scène. Coté presse, les interviews se sont font à l'air libre, sans air, certains appuyés contre un petit arbre, d'autres en face à face autour d'une petit table en osier, à l'ombre des quatre feuilles d'un arbre. C'est toujours bon à prendre ce petit coin frais si on travaille son mental. Pendant que je me déshydrate, appuyée contre une brindille, Maxim Nucci répond aux questions d'un journaliste. Un petit peu impressionnée (quand même), je m'approche en minaudant quand arrive mon tour. Le ton est vite donné quand le musicien m'accueille chaleureusement. Bref, les détails inoubliables, je les garde.


Une fois l'entretien terminé, je me traine jusqu'au chapiteau qui va se faire envahir par la fougue de Puggy dans pas longtemps. Mes amies semblent s'être fait attaquées par une bande de moules perdue au pays des concert … ''Tu penses qu'il va me voir là ?'', ok mesdemoiselles j'ai une mauvaise nouvelle, ceci n'est pas un speed dating. Je crains le pire pour ce qui va suivre, et j'ai bon de craindre, car le quatuor en mini short est le prototype même de la décrédibilisation médiatique d'un groupe. Impossible de faire abstraction de leurs cris stridents et pathétiques, mais avec un petit effort on peut se plonger complètement dans la bulle Puggy. Encore une fois, et sans surprise, Romain, Matthew et Ziggy font faire bruler leurs instruments et scier à la base tout le public présent, et bien présent. Des acclamations par milliers venant de partout, des applaudissements à en perdre une phalange, et des silences gratifiants de la part du trio, muet face à tant de ferveur. Comme à chaque concert, ''Goddess Glawdys'' a son passage instrumental qui laisse le temps au public d'applaudir aussi longtemps qu'ils le veulent, sauf que cette fois, on a bien cru que la chanson ne reprendrait jamais, doute partagé par les membres, médusés de l'ardeur qui leur est communiquée. Au début du concert, il devait y avoir dans les 35°C sous le chapiteau, mais cette fraiche température ne s'est maintenue que bien trois minutes, pour ensuite basculer le tout dans un air de barbecue géant. Tout le monde dégouline, mais tout le monde est content, que demander de plus ? De l'eau peut être. Un accueil, un concert, et un au revoir plus que chaleureux pour et par les Puggy, mélange de bons souvenirs qui marqueront ce concert aux Solidays d'une croix rouge.

En attendant, si on allait respirer ? Comme prévu, direction les stands de granité, seulement d'autres ont eu la même idée, ce qui nous fait piétiner un bon moment à quelques mètres des machines. Ces bonnes ving minutes d'attente nous permettent de profiter du paysage, à savoir des dizaines de tables montées en équilibre sur les tabouret, pour abriter des festivaliers recroquevillés en dessous. Quatre mecs se baladent entre ces tables, dans des tenues les englobant de la tête aux pieds, rose, vert, jaune, et bleu. On a retrouvé les power rangers ! Après tout ces tours de stands, on reprend le chemin jusqu'à Bagatelle, où Yodelice vont jouer bientôt.
Il a beaucoup de monde, et beaucoup de soleil, donc le but est d'essayer de ne pas se coller aux gens pour continuer de respirer autre chose que de la transpiration, tout en ayant un oeil sur le concert. Rock'n'roll les Solidays ! Maxim Nucci arrive sous une pluie d'applaudissement (non une vraie pluie aurait été un miracle), dans sa veste à rayures noire et blanche, entouré de ses musiciens aux visages peints.


Le concert s'ouvre comme l'album, avec la sublime ''Breathe in'', sous un violoncelle planant. Ce premier morceau annonce dores et déjà que les lâchés prise instrumentaux vont fuser tout au long du spectacle. Le premier single de Cardioid, ''More than meets the eyes'' est ouvert sur une foule qui saute les bras en rythmes au rythme de la batterie de Massimo Zempieri, qui est au passage recouvert d'ailes. ''Sur cette chanson, sentez vous libre de vous embrasser, de vous enlacer'', c'est ainsi que le chanteur au chapeau à plume introduit son premier succès médiatique, ''Sunday with a flu''. Introduction vite brisée par un petit bug au niveau de la guitare, ce qui fera bien rire les musiciens, avant de reprendre comme si de rien n'était, et après avoir avoué que c'était un énorme moment de solitude. Un peu plus tard, l'arbre qui est en déco à coté du batteur, devient un micro à boucle, où Nucci s'essaie au petit beat box, juste de quoi superposer des onomatopées, des souffles, et des sons, ce qui donne un relief totalement apprécié au morceau. Pendant que les musiciens se lâchent sur leurs instruments, la larme sur la joue du chanteur suit son mouvement frénétique et circulaire du scène. Coté foule, un vigil ou un pompier a pris de bonnes résolution : dégainer une lance à eau, pour pulvériser les premiers rangs, ou dans l'idée première, arroser et rafraichir les sacs d'eau qui dansent et se collent. Le spectacle doit être beau d'en haut, le jet est fort (pauvres premiers rangs) mais tellement rafraichissant. Même les jets d'eau ont de l'allure avec Yodelice qui jouent derrière. Moment de grâce sur ''Experience'', qui prend une tangente encore plus rock que sur l'album, pour la deuxième partie du titre. ''Wrape it up'' est l'occasion pour Maxim Nucci de faire danser ses milliers de spectateurs, en commençant par un déhanché des épaules ''façon Baloo'', puis en suivant une choré archi compliquée quand on a déjà le pied dans la tong du voisin, à savoir deux pas à gauche, puis deux pas à droite. Tout le monde se prend au jeu, et c'est joli vu de ma hauteur, donc qu'est ce que ça doit être vu de la scène ! Bref, gros coup de cœur pour le spectacle de Yodelice, avec des musiciens terrassant, et un Maxim Nucci chapeauté, très complice avec son public, et agréable à voir sur scène.


Pour se remettre de tout ça, on repart du coté de la scène du Domino pour voir Cocoon. Enfin plutôt écouter Cocoon, car le chapiteau est bondé, et notre force nous arrêtera juste devant, avec un petit œil sur l'écran. ''Tain l'accueil de ouf !!'' dixit Mark Daumail, avant de jouer leurs titres connus de tous. Sur scène comme sur l'album, les titres restent très doux, ce qui semble convenir au public de plus en plus nombreux derrière nous. Trop dans l'énergie encore présente de Yodelice, nous abandonnons le duo après quelques titres pour aller manger un bout, et profiter de l'ambiance unique des Solidays.
Aussi beau à voir qu'à vivre, le festival ''In Love'' est irréprochable, que ce soit niveau restauration, sécurité, occupations (expositions, animations, jeux, sauts à l'élastique …) et j'en passe. Des coins comme ''le bout du monde'' sont des moments de dépaysements fous, où tout le monde aime venir se poser quelques instants, pour notamment déguster du vin.

La nuit commence à tomber, Gaetan Roussel termine son set, pendant que tout le festival se rue vers la scène Paris, où Moby va pointer son crane. Perchée sur le socle d'un des immenses lampadaires à neuf têtes, je prends conscience du monde présent sur le festival, et me sens bien petite au milieu de tout ça. On croise de tout, des festivaliers sont déguisés, tout le monde a la banane (pas celle de Katerine qui a joué le vendredi, et a bien sur fini en caleçon. Lever les yeux sur un grand écran par hasard, et tomber sur ce décor, c'est quelque peu surprenant), bref ce festival est vivant plus que jamais, et donne envie de vivre en collocation à 20 000. Une fois le concert de Roussel terminé, c'est deux fois plus la ruée vers Paris, et celui de Moby débute sur les chapeaux de roue. Par curiosité, nous restons pour les premiers titres, des méconnus pour ma part qui me font quand même bien bouger du pied, et d'autres connus et aimés, comme ''Slipping away'', son duo avec Mylène Farmer. Beau choix de groupe pour clôturer cette édition 2011 des Solidays.




Petit moment de panique en se rendant compte qu'on ne serait pas les seules à vouloir prendre la navette pour rentrer, mais une fois de plus, tout est prévu. Une file d'attente est en ligne, et les bus se succèdent plus vite que la musique, pendant que des bénévoles s'occupent d'orchestrer. A chaque départ de bus, une demoiselle pleine d'entrain crie dans son porte-voix ''Merci et à l'année prochaine !!!''.

Oui, merci, et à l'année prochaine les Solidays.
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