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Solidays 2011


Emilie, le 15/07/2011

Samedi 25 juin


Arrivée tôt sur les Solidays pour deux interviews, je me perds dans les ''backstages'' qui forment un vrai labyrinthe en périphérie du site, jusqu'à l'espace presse. Totalement en sueur je déboule pour une première rencontre avec Lisa Portelli, puis avec Twin Twin. Ces deux groupes / artistes vont jouer quelques minutes après sur la scène du Dome, avec Namasté, sous jeune talent. Ce sont justement ces derniers, que j'ai interviewé il y a peu de temps lors du Ricard sa Live qui ouvrent le bal de l'après midi. Le public est au rendez-vous, et met une ambiance particulière en ce milieu d'après midi. Le groupe joue plus d'une demi heure, fait s'ensuivre leurs titres avec dynamisme et entraine la foule dans leur bonheur palpable. L'ambiance est donc lancée, Raphael au chant emmène tout le monde dans son flow imparable avant de laisser sa place au micro à Lisa Portelli. La demoiselle arrive sur scène, toute précieuse et délicate, fait ses dernières petites retouches avant de se laisser aller avec ses deux musiciens. Elle présente son album Le régal, beaucoup moins rock sur pistes que sur scène. Avec son batteur et son guitariste, Lisa Portelli, électrise ses morceaux. La sauce semble peiner à prendre pendant les premières minutes, le public réagit beaucoup moins qu'avec Namasté, mais tout doucement les mains se dénouent et le charme agit. Coté scène, Lisa semble également pas tout à fait à l'aise dans les premiers moments, mais se dérouille vite pour rugir en osmose avec ses musiciens. Ses airs de Vanessa Paradis n'échappent à personne -oui monsieur je vous ai entendu-, bien que comme elle l'a confessé dans l'interview, sa musique n'est pas spécialement proche de celle ci. A la fin de son set, elle salue un public visiblement conquit, qui vibre encore de la très rock et rythmée ''Animal K''.


Elle laisse tramer cet esprit rock le temps du changement de plateau, plateau qui va accueillir très rapidement, les très rapides Twin Twin. Leur arrivée fait fatalement mouche, car aujourd'hui, il reste assez rare de voir débarquer sur scène un bassiste en short très très court en jean, avec des chaussettes jusqu'aux genoux, ou un autre percussionniste en leggings extra coloré. Une fois l'étonnement ou la fascination passée, on peut se mettre à apprécier le spectacle, car leur accoutrement n'est pas une pitrerie mal calée, bien au contraire. Guitare avec des yeux de chats en main, Lorent attaque son spectacle aux styles éclectiques, passant par le hip hop, la pop, le rock … La foule présente ne met pas trois secondes à répondre à l'énergie dégagée par le trio, et cette concordance enflamme rapidement le chapiteau. ''J'espère qu'il y en a qui savent danser la valse ? Parce que nous on sait pas'', sur ces belles paroles, cours de danse improvisé par le public. Mais il n'y a pas que du coté du sol qu'on danse, François-Djemel, à la basse, semble apprécier les sauts, la danse, et ne perds pas une occasion de traverser la scène de gauche à droite, le sourire toujours bien accroché. Entre leurs titres ils reprennent notamment ''Marcel'' de Bobby Lapointe, en chœur avec le public visiblement connaisseur. Sur ''ZXR'', François Djemel brandit et fait voler au vent un drapeau où il est écrit d'un coté ''trop crasse'' et de l'autre ''trop venèr'', refrain que le public reprend évidemment. Plus qu'un simple concert, les Twin Twin sont un vrai spectacle, enchainant choré, choeurs en rythme, un vrai roman photo parfois aussi. Bref, belle découverte haute en couleur et en présence, qui fait l'unanimité sous le chapiteau des Solidays.


Encore ébouriffée de ces trois concerts, je vais prendre un bain de douceur sous le chapiteau Domino, en compagnie de Madjo. La belle qui fait des ravages là où elle passe, est bien entourée sur ce petit espace. Sur scène, un véritable univers se forme autour de la charismatique métisse à la voix douce, les rythmiques -notamment tenues par du beat box- sont accentuées, le tout menant à un spectacle très agréable.

Changement d'ambiance littéral à la scène Bagatelle, où les Ogres de Barback sont en train de mettre le feu à l'aide d'un show exceptionnel. Tout le festival a du se donner rendez-vous pour ce spectacle, car le chemin est rapidement bouché, et l'espace est noir de monde. On se fraie malgré tout un chemin, non sans recevoir des coudes dans les cotes, pour se caler dans un petit espace parmi les gens allongés ou assis par terre. Tout un décor leur servant d'arbre à chat est monté derrière eux, ce qui rend les quatre musiciens encore plus petits sur cette immense scène, mais pas invisibles. Ils enchainent des titres bien connus comme ''Rue de Paname'', ''Salut à toi'', ou encore ''La Manche'', duo quasi parfait avec la foule surexcitée qui saute devant eux les bras en l'air. Cette énergie communicative va même pousser Fred, le chanteur, à sauter dans la foule, en équilibre sur une sorte de planche (difficile à déterminer avec toutes ces têtes).


Après ce spectacle made in Les Ogres, petite pause écrasée dans l'herbe, le nez au soleil, entourée de gens se soulageant contre les grillages derrière nous (oui, même les filles, les Solidays c'est sportif), recharge de force avant de reprendre sur Shaka Ponk.
On en entend de plus en plus parler, on croise des affiches étranges sur les poteaux ou dans le métro, sans trop savoir ce que vend ce groupe. Ma curiosité et mon scepticisme sont en duel, et le combat va continuer encore plus ardemment une fois la troupe sur scène. Quatre garçons, une fille, un costume visiblement universel … enfin il semble très près du corps ce costume noir et bordeaux .. Ah eh bien oui, après mûre attention les yeux plissés sur le grand écrans, le constat est que les cinq de Shaka Ponk ont le corps totalement peint. Bonne technique pour ne pas mourir de chaud comme nous, mais il ne faut pas avoir envie de se gratter le ventre. Ceci dit, ce petit détail mélangé au son rock punk electro garage, fait valser mon esprit vers quelque chose de très positif. La chanteuse black, au corps presque agaçant, mène la danse avec force et poigne, dans un spectacle absolument décoiffant. Ok, je range mes doutes et ma curiosité pour laisser place à mon admiration naissante.


Retraversée périlleuse en ce samedi collant, pour filer sous le Dôme, pour voir ce que Syd Matters présente. Totalement ignorante là aussi de son répertoire, je suis les avis entendu par ci par là, le conseillant. La première impression est ''oh, un songwriter qui va nous faire des petites mélodies gentilles'', alors qu'assez vite, le groupe mené par Jonathan Morali explose, jusqu'à mener plusieurs fois à des moments très rock. Un groupe français à l'allure américaine. Sous le chapiteau tout le monde est debout, alors que tout autour, sur un rayon très large, beaucoup commencent à flancher, assis ou allongés sur l'herbe sèche de Longchamp.
La journée a été longue mais à rebondissements musicaux, filons nous faire écrabouiller les joues contre les fenêtres de la navette, pour le reprendre une dernière fois demain …




Interview avec Lisa Portelli

Interview avec Twin Twin
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