↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Alice Cooper


School's Out


(00/06/1972 - - - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- School's Out / 2- Luney Tune / 3- Gutter Cat Vs. The Jets / 4- Street Fight / 5- Blue Turk / 6- My Stars / 7- Public Animal #9 / 8- Alma Mater / 9- Grande Finale
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (3 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.0/5 pour cet album
"Alice Cooper sonne le début de la récréation"
François, le 30/04/2022
( mots)

Le rock a un problème avec l’école. Peut-être parce que c’est une musique de cancre. On le remarque depuis Chuck Berry qui ne lui reconnait rien de plus que l’ennui permettant de savourer, par contraste, l’énergie du rock’n’roll lancé sur le juke-box ("School Days"), à Ten Years After qui en fait un lieu de papillonnage (avec leur reprise de "Good Morning Little Schoolgirl" de Sonny Boy Willimason I), en passant par Pink Floyd qui la peint en arme oppressive de l’uniformisation ("Another Brick in the Wall") de même que Supertramp, de façon moins excessive tout de même ("School").


Dans cette thématique, on trouve "School’s Out", où Alice Cooper incite moins ses auditeurs à célébrer les vacances qu’à s’encanailler à l’école buissonnière, une ode adolescente pour la jeunesse prolétarisée du Midwest industriel qui pouvait avoir des rapports complexes avec l’institution. Surtout, c’est une naïve invitation à la révolte intergénérationnelle, l’école représentant le monde sage des adultes, et cette révolte bien insignifiante se joue sur les notes et la saturation du rock. Il fallait pour cela un riff, et "School’s Out" en possède un qui est tubesque, intemporel, l’hymne potentiel d’une génération.


Alice Cooper mauvais élève ? Trop américain et trop maquillé, Vincent Furnier a pu passer pour l’incarnation peut-être caricaturale d’un rock classique, direct, sans trop de complexité. Or, si "School’s Out" est un titre aussi simple qu’il est efficace, il cache un album bien plus ambitieux et expérimental, à l’image de ses deux prédécesseurs.


Ainsi, même des titres qui semblent convenus ne manquent pas d’étonner, comme "Luney Tune", qui bascule dans des passages country avec des orchestrations pompeuses, ou "My Stars" insaisissable et tout en théâtralité. Par ailleurs, l’influence de Zappa, issue de la période californienne du groupe, se retrouve dans des morceaux assez étranges, du décalé "Gutter Cats vs The Jets" (dans la lignée des titres dramatiques de Love It to Death) au drôle d’instrumental très court "Street Fight" en passant par le Beatles déluré et hurlant qu’est "Alma Matter". On remarquera aussi, pour filer la référence à Zappa cette fois-ci dans son inclinaison musicale de 1972, des côtés jazzy sur "Blue Turk", assortis de cuivres, en mode loubard déambulant dans les rues de Chicago, ou sur l’instrumental orchestral refermant l’aventure, "Grande Finale".


On dansera, tout de même, grâce au rock’n’roll bardé de chœurs qu’est "Public Animal #9", avec un solo plus que décent à la guitare, mais est-ce suffisant pour relancer la dynamique de l’album ? En effet, Schools Out, l’album, déçoit un peu suite à "School’s Out", le titre. L’ensemble de ces bizarreries donne souvent le sentiment du patchwork, de sacrifier la musicalité et l’énergie sur l’autel de l’originalité (réelle). Les deux précédents opus étaient parvenus à maintenir cet équilibre, celui-ci est à la peine, et ses facéties sonnent souvent datées quand elles ne manquent pas de tonus.


Le succès de School’s Out à l’époque, véritable volant d’entraînement pour Alice Cooper, donne un peu le sentiment qu’un titre fabuleux a masqué le reste de l’œuvre, à la pertinence plus contestable. C’est seulement en prenant en considération l’opus dans son ensemble qu’on pourra réfléchir à son statut, peut-être illégitime, d’album-culte.


A écouter : "School’s Out", "Blue Turk", "Public Animal #9"

Commentaires
Daniel, le 01/05/2022 à 15:16
Pour la meute des petits rockers de 1972, le réflexe d'achat a été déclenché par le fait que la pochette d'origine s'ouvrait comme un banc d'écolier (représenté sur l'image de couverture) mais, qu'à l'intérieur, le vinyle était glissé dans une authentique petite culotte (blanche si mes souvenirs sont bons). Nous avons tous acheté l'album sans l'écouter. Et il est vrai qu'au-delà de la plage titulaire, les titres manquaient souvent d'inspiration créative. Cependant, pour nombre d'entre nous, cette fameuse petite culotte (qui a disparu des rééditions) a probablement représenté le premier vrai trophée de nos fantasmes (pré-)pubères. C'est uniquement pour cette raison que School's Out est devenu pour nous un album "culte" instantané, en sachant que nos motivations profondes n'étaient pas exclusivement musicales...
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Alice Cooper


Detroit Stories


Critique d'album

Alice Cooper


Dirty Diamonds


Album de la semaine

Pure Reason Revolution


Above Cirrus


"

La résurrection inespérée de Pure Reason Revolution, survenue en plein premier confinement, a maintenant laissé place à la perspective d’un groupe de nouveau pérenne, en témoigne cet Above Cirrus paru moins de deux ans après son grand frère - autant dire qu’on n’en espérait pas tant, et surtout pas aussi vite.

"
À lire également