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Critique d'album

August Burns Red


Constellations


(14/07/2009 - Solid State / Hassle - Metalcore - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Thirty And Seven / 2- Existence / 3- Ocean Of Apathy / 4- White Washed / 5- Marianas Trench / 6- The Escape Artist / 7- Indonesia / 8- Paradox / 9- Meridian / 10- Rationalist / 11- Meddler / 12- Crusades
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"August Burns Red revient avec un troisième album efficace et travaillé."
Pierre, le 01/12/2009
( mots)

Le metalcore a fait bien des émules depuis ses débuts dans les années 1990 : dernière coqueluche en date, les jeunes Américains d’August Burns Red. A ces mots, le néophyte est en droit de rester interdit devant son écran : "heu, c’est quoi ça le metalcore ?" Comme chacun le sait le monde de la musique extrême est riche en sous-genres, il est ici question de l’un d’eux. Le principe n’est pas bien compliqué : appliquer un chant et une rythmique hardcore à des riffs metal. Voilà l’idée. Et quand c’est bien fait, ça donne des morceaux terriblement pêchus qui distillent une envie de sauter contre les murs et de détruire sa baraque à coup de masse. Le problème, car oui il y en a toujours un, est que les formations s’adonnant à cette pratique musicale finissent assez vite par tourner en rond. La formule riff ultra rapide, break lourd, riff plus lent, on s’en lasse. Ainsi, le défi pour les nouveaux venus dans le metalcore est de réussir à dépasser ce schéma éculé. August Burns Red fait plutôt figure de poids lourd dans le domaine, après deux opus bien accueillis outre-atlantique. Et avec ce Constellations les Américains entendent bien enfoncer le clou.

Pourtant, les premières écoutes laissent l’auditeur mitigé : l’album est compact, bien qu’efficace et bénéficie d’une production assez harmonieuse. Les premiers morceaux envoient sec, remplissant pleinement leur contrat. C’est rapide, ça break dans tout les sens. On pense inévitablement à Unearth, maître étalon du genre depuis son chef-d’œuvre III : In The Eyes Of Fire. Dès "Thirty And Seven", on perçoit un gros travail de la part du groupe pour nous sortir des riffs tranchants et mélodiques. Le batteur est impressionnant, particulièrement dans son jeu de cymbales assez atypique. Et le tout continue avec autant de force sur "Existence". Alors qu’est ce qui différencie August Burns Red de la concurrence ? Car il ne suffit pas de produire brûlot sur brûlot pour se faire un nom. En dehors d’un sens indéniable de la mélodie, il faut avancer plus loin dans l’album pour trouver l’originalité du combo. Il s’agit avant tout de quelques petites astuces utilisées avec parcimonie, ici et là : une intro un peu plus travaillée sur "White Washed", un court passage acoustique sur "Marianas Trench" ou un final au piano sur "The Escape Artist".

Cela étant ces passages restent brefs et parfois entachés de quelques fautes de goût, notamment sur "Indonesia". Ces quelques dommages collatéraux sont vites excusés. En effet, sur "Meridian", on comprend l’ampleur du travail qui a été fourni par les Américains. Ils délaissent les carcans du genre pour proposer une plage aérienne  de grande classe. Quasiment instrumentale, elle propose une pause bienvenue au milieu des tubes en puissance que constituent "Paradox" et "Meddler". On est ici bien plus proche d’un post-core à la Isis ou Envy que du métal d’Unearth. Egalement très inspiré, "Crusades" clôture l’album d’une bien belle manière. Avec ses blastbeat death, ses break ultra lourds et ses arpèges de folie, le morceau est tout simplement l’un des meilleurs de ce nouvel opus.

Lorsque le disque touche à sa fin c’est assez naturellement que l’auditeur se prend à relancer la lecture. C’est ici que réside la grande force d’August Burns Red : avoir réussi à produire un metalcore purement addictif. Rapide et enflammé : l’album a toutes les qualités du bon défouloir. Bien entendu, certains morceaux sont un peu répétitifs, pas toujours très originaux, mais l’efficacité est systématiquement au rendez-vous. De sorte que l’on est rapidement pris dans la tourmente de Constellations, notamment grâce aux nouvelles idées mises en place par le groupe. Pour autant, si la galette comble la plupart de nos attentes en offrant à nos oreilles avides de grand frisson un plaisir immédiat, on comprend au fil des écoutes qu’il s’agira d’un plaisir éphémère… Peu importe, le jeu en vaut la chandelle.

A noter : August Burns Red sera en première partie de Lamb Of God le 15 février au Bataclan. Je ne sais pas vous, mais moi j’y serai.

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