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Critique d'album

Bright Eyes


Digital Ash in a Digital Urn


(25/01/2005 - Saddle Creek - indie rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Time Code / 2- Gold Mine Gutted / 3- Arc of Time (Time Code) / 4- Down in a Rabbit Hole / 5- Take It Easy (Love Nothing) / 6- Hit the Switch / 7- I Believe in Symmetry / 8- Devil in the Details / 9- Ship in a Bottle / 10- Light Pollution / 11- Theme to Pinata / 12- Easy/Lucky/Free
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Belle approche électronique d'un compositeur de talent."
Lee, le 05/01/2008
( mots)

Bright Eyes alias Conor Oberst s'affiche discrètement depuis quelques années comme un des meilleurs auteurs-compositeurs de la scène indie rock américaine. Et plus précisément de Omaha dans le Nebraska d'où il tire des influences folk et country. Mais son univers musical se veut moderne, taillé par des productions ultra efficaces perpétuant une musique forte en émotion.

Début 2005, Bright Eyes sortit simultanément deux albums distincts et contrastés : Digital Ash in a Digital Urn et I'm Wide Awake, It's Morning. Le second étant assez représentatif des compositions de Conor Oberst, Digital Ash in a Digital Urn mérite d'amples réflexions car une dominante électronique s'y glisse. Dès les premières secondes de "Time Code" le son est étonnant, l'auditeur est envahi par les ondes. De très bons samples viennent vous faire tourner la tête jusqu'à la sonnerie d'un réveil qui annonce "Gold Mine Gutted", petite perle pop d'où s'échappent d'agréables claviers et batteries. Dans un style toujours aussi déprimant, les textes se veulent quand même plus rassurants. Le pessimisme noué d'espoir se relâche un temps soit peu. De très jolies notes d'innombrables instruments se faufilent et font règner un calme apaisant voire réconfortant. Cependant, les sons remplissent correctement l'espace et l'intimisme de Conor Oberst est moins prononcé. Cela marque un réel tournant artistique car, désormais, Mike Moggis ainsi que Nate Walcott font partie intégrante de Bright Eyes. S'en suit de très bonnes compositions aux allures de tubes électro-pop comme "Arc of Time (Time Code)" ou "Take It Easy (Love Nothing)". Des chansons plus directes, pas moins travaillées, mais facilement repérables grâce à leurs passages mélodieux.

"I Believe In Symmetry" se détache bien de l'album. Des riffs rock, un chant assez rapide d'un ton énervé presque méchant qui retient notre attention. Avec "Devil in the Details" et son déchirant piano, joué par Conor, la tension s'exerce : "This will really be reality. You can never dream it down". La six cordes électrique joue également de sa beauté sur la fin de cette chanson. Ces magnifiques moments atteignent leur paroxysme de cohérence dans "Ship in the Bottle" avec des guitares acoustiques et électriques en complices mélodiques. Mais c'est surtout la voix craquante, plaintive et gueulante de Conor Oberst à laquelle s'ajoutent des samples d'un bébé pleurant son incompréhension qui font passer une sensation unique. Digital Ash in a Digital Urn s'achève dans une espèce de tremblement de terre musical comme si l'électricité disparaissait pour l'éternité avec "Easy/Lucky/Free", une trinité naïve et légère.

Assurément moins personnel que le superbe et touchant LIFTED or The Story is in the Soil, Keep Your Ear to the Ground (à déconseiller aux dépressifs), Digital Ash in a Digital Urn démontre le potentiel de génie de Conor Oberst tout en apportant une dimension électronique authentique. Bright Eyes n'use pas seulement de ses yeux pour vous séduire mais de toute une panoplie d'idées et de productions plus brillantes qu'une étoile amoureuse.

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VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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