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Critique d'album

Brody Dalle


Diploid Love


(25/04/2014 - Caroline - Universal - Spinerette en solo - Genre : Rock)
Produit par Alain Johannes, Brody Dalle

1- Rat race / 2- Underworld / 3- Don't Mess with Me / 4- Dressed in Dreams / 5- Carry On / 6- Meet the Foetus/Oh the Joy / 7- I Don't Need Your Love / 8- Blood in Gutters / 9- Parties for Prostitutes
Note de 4.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un voyage en compagnie d'une belle blonde, à la confluence du rock, du punk et de la new wave."
Stéphane, le 06/05/2015
( mots)

Quand on a été leader charismatique d'un groupe punk, qui plus est l'ex-femme de Tim Armstrong (Rancid), et que l'on partage aujourd'hui les jours et les nuits d'un certain Josh Homme (Queens of the Stone Age), on nourrit des attentes.


Bree Leslie Pucilowski, plus connue sous le nom de Brody Dalle, a joué la partie en "hard mode". À l'annonce du retour en studio de la demoiselle, une cohorte de punks enragés espéraient un retour vers la période Distillers, d'autres imaginaient une suite au très controversé passage grunge électro de Spinnerette. Vous l'aurez compris, il est difficile de se défaire des étiquettes.


Et comme si cela ne suffisait pas, son mari sort quelques mois plus tôt l'excellent ...Like Clockwork (QotSA). Pourtant, la belle a réussi son pari. L'univers développé dans Diploid Love correspond à un savant mélange de sonorités punk, électro, et rock, agrémentées d'ovnis musicaux. Si vous fermez les yeux, vous traverserez le désert mexicain pour atterrir au "Rancho de la Luna", ou encore vous vous retrouverez dans une soirée pyjama avec vos meilleures copines, voire même dans un bordel sordide de Bogota. À première vue, ce disque laisse entrevoir un voyage pour le moins intéressant.

Cette fois-ci Brody enregistre en son nom, le choix est osé mais donne le ton. Elle est aidée par un certain Alain Johannes, à la fois producteur et musicien studio. C'est chez ce multi-instrumentiste (que l'on a pu retrouver chez les QotSA, Them Crooked Vultures, Eleven etc.) que s'est enregistrée une partie de l'album. Johannes avait déjà collaboré avec Miss Dalle sur son projet Spinnerette. La complicité musicale qui existe entre Brody et Alain transpire à l'écoute de certains morceaux comme "Underworld". La seconde partie de l'enregistrement a eu lieu dans le studio privé de la belle et de son mari rouquin, et lorsque l'on est chez soi, on peut s'autoriser à inviter ses amis. C'est pourquoi vous retrouverez parmi les invités d'honneur un certain Michael Schuman bassiste de (roulement de tambours)... QotSA (comme par hasard), Nick Valensi guitariste des Strokes, Shirley Manson et Emily Kokal respectivement chanteuses des groupes Garbage et Warpaint. Maintenant que tout le monde est arrivé, passons aux choses sérieuses.

Attachez votre ceinture de sécurité car "Rat Race" donne le ryhtme ! Quand on s'appelle Brody Dalle, on ne fait pas de berceuse, le tempo est élevé, et la Telecaster sait qui est aux commandes. Mais le point fort de la demoiselle est cette voix, ce timbre qui nous rappelle Courtney Love et son Hole. (Petite anecdote : Sourpuss, le premier groupe de Brody, a assuré la première partie de la tournée australienne de Hole en 1993). Et c'est cette voix qui flirte avec la justesse, avec la rupture, qui va vous guider et vous raconter des histoires, son histoire. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, elle semble à l'aise tant dans un registre grunge/punk-rock qu'électro-rock/new-wave.


Avec un petit coté niais, que certains assumeront, le morceau "soirée pyjama entre copines" s'intitule "Meet the Foetus/Oh the Joy". Si vous avez 5 minutes, allez jeter un œil au clip surréaliste. Et surtout laissez vous entraîner par le chorus de fin très girly, mais qui éveillera le coté féminin de n'importe quel troisième ligne de rugby. Imaginez-vous au milieu d'une foule de plus de 5000 fous furieux en train de reprendre ces vocalises, secouant la tête, et les cheveux... Mais attention ! Même si l'on s'amuse beaucoup, on ne doit pas se moquer de la dame ! C'est d'ailleurs ce qu'elle scande dans son titre "Don't Mess with Me", cet hymne rock au refrain efficace va vous faire sauter, bouger, danser ! Après avoir explosé les records de tachycardie, le jeu se calme avec un lot de balades électro, dont "Dressed in Dreams" aux accents de cold wave californienne. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, elle semble à l'aise avec cet univers pourtant éloigné de ce qu'elle a incarné dans The Distillers. Véritablement, ce disque va vous faire voyager, vous allez traverser un paysage désertique avec son lot de cactus, de sable chaud, un mariachi, et de la tequila (à consommer avec modération) à l'occasion d'une virée "Underworld", l'une des pièces maîtresses de cet album.


Vous y êtiez ? Alors asseyez-vous car la suite est moins réjouissante, la fin de l'album est de loin la partie la plus décevante de cette galette. Néanmoins, ne pensez pas que le voyage s'arrête là, vous entendrez des enfants jouer dans un bain (ce sont les propres enfants du couple Homme-Dalle qui ont été enregistrés sous les rires complices de leur mère), vous visiterez aussi la misère humaine, et serez pris dans une valse digne d'un épisode de la famille Addams dans "Parties for Prostitutes". Cette fin de disque n'est pas à la hauteur de ce qu'on avait entendu précédemment, et ce, malgré une charge émotionnelle importante, puisque la « queen of hearts » s'adresse à son père en des termes peu flatteurs dans un "I Don't Need Your Love" qui dans un dernier effort, tente de se démarquer par son originalité, voix de fausset et piano lugubre. 

Sans être l'album de l'année Diploid Love a toute sa place dans une discothèque rock. D'ailleurs, si vous vous laissez séduire par cette chronique, vous ne serez pas contre laisser trainer votre oreille du coté des autres productions de l'australienne. Et puis qui sait ? Peut-être aurez-vous la chance de la croiser sur scène accompagnée par son fidèle acolyte Tony Bevilacqua (Distillers, Spinnerette). Ce dernier a toujours assuré son soutien à cette femme de caractère dans les moments les plus sombres de sa carrière, mais aussi de sa vie personnelle. Aujourd'hui, elle souhaite prendre du temps pour sa famille, c'est la raison pour laquelle la tournée n'a compté qu'une soixantaine de dates. Cette décision, tout à fait honorable, reste discutable car c'est sur scène que cet album se révèle comme l'aboutissement d'un chemin emprunté 20 ans plus tôt en Australie.

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VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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