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Critique d'album

Bruce Springsteen


High Hopes


(13/01/2014 - - Pop Rock, Heartland rock, Folk - Genre : Rock)
Produit par

1- High Hopes / 2- Harry's Place / 3- American Skin (41 Shots) / 4- Just Like Fire Would / 5- Down in the Hole / 6- Heaven's Wall / 7- Frankie Fell in Love / 8- This is Your Sword / 9- Hunter of Invisible Game / 10- The Ghost of Tom Joad / 11- The Wall / 12- Dream Baby Dream
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le Boss n'a pas encore dit son dernier mot! "
Maya Enib, le 05/09/2014
( mots)

Rock ou crève pourrait être le leitmotiv de Bruce, qui malgré ses 64 ans continue à nous faire vibrer avec une rage et une endurance tout en muscle. Sur la pochette de son album il montre une totale maîtrise de son look : col relevé et  slim denim moulant. Qu’il soit connu en tant que marathonien de la scène avec ses concerts à rallonge, pour ses textes forts qui lui valent souvent le surnom de héros de la classe ouvrière ou encore pour sa proximité avec ses fans, Bruce Springsteen n’a plus rien à prouver à personne. Avec une vingtaine de Grammy awards à son actif, le Boss, c’est lui.  Certes High Hopes n’est pas un chef-d'œuvre novateur auquel il avait habitué ses fans. Alors certains diront qu’ils sont déçus de connaître déjà plus de la moitié des titres présents sur cet opus. C’est vrai que ce nouvel album rappelle les débuts du rockeur même s’il n’arrive pas à la cheville du colossal Born In The U.S.A, monstre du rock des années 80. Mais était-ce son intention ? Pas vraiment car c’est un peu par hasard, lors de sa tournée australienne et sous l’impulsion d’un des meilleurs guitaristes de tous les temps : Tom Morello, que l’idée d’un nouvel album voit le jour. Il se met alors à la rédaction de nouvelles chansons  et décide d’en revisiter d’autres. "J’ai toujours senti que j’allais sortir ces morceaux tôt ou tard" a-t-il déclaré. Quelques reprises, quelques nouvelles versions + quelques chansons déjà enregistrées en studio mais jamais utilisées sur des disques et le tour est joué. High Hopes est bouclé.


Pas de grande surprise donc mis à part sa collaboration avec ce musicien hors pair rendu célèbre grâce à Rage Against The Machine et qu’il surnomme affectueusement sa Muse.

Avec la chanson-titre Springsteen réussit un coup d’envoi énergique typique dans lequel on le retrouve avec le  E-Street Band. "High Hopes", autrement dit grands espoirs, n’est pas une nouveauté. Cette chanson figurait déjà sur l’EP 5 titres Blood Brothers sorti en 1996. L’accueil a été plutôt mitigé : plutôt froid pour les fans mais assez positif concernant la majorité des critiques. Aucun rapport néanmoins avec le titre de Pink Floyd qui nous invite à faire de doux rêves alors que le titre de Springsteen nous aide plutôt à nous réveiller un lendemain de week-end arrosé. 

"Harry's Place", quant à elle, a été écrite en 2001 et été initialement prévue pour faire partie de l’album The Rising sorti en 2002. Le grand plus de cette chanson est le solo du Big Man qui vole la vedette le temps d’une chanson à Morello.  Le fait que Springsteen nous donne la possibilité de réentendre jouer l’inoubliable et si talentueux saxophoniste Clarence Clemons prouve une nouvelle fois que l’artiste ne fait pas que rédiger de beaux textes. C’est quelqu’un de profondément humain et ce solo est juste un pur bonheur pour qui l’écoute. Rien à voir cependant avec la chanson "Mary's Place" qui elle, figurait sur l’album The Rising.

Place ensuite au très sérieux "American Skin (41 shots)" écrit durant la 1999-2000 réunion Tour et abordant le thème délicat du racisme aux Etats-Unis. Cette histoire vraie avait réveillé l’émoi et l’incompréhension parmi les américains et la sortie de la chanson avait créé la polémique. Communément jouée en concert, sa beauté est amplifiée par une production studio tout simplement parfaite. Bruce la décrit comme étant une lettre rendant justice à Trayvon Martin. 

Avec "Just Like Fire Would" on retrouve le dynamisme et l’enjouement de l’E-Street Band, alors que Morello se met un peu en retrait. Cette reprise du groupe  punk/rock australien The Saints bien que légèrement adoucie par le Boss est aussi bonne que la version originale. Springsteen s’y implique corps et âme, au point d’en prendre totalement possession jusqu’à nous donner l’impression qu’elle est de lui. 

"Down In The Hole" : à ne pas confondre avec la chanson des Rolling Stones du même titre,  est l’un des points forts de cet album. Cette chanson nous entraine dès son commencement. La diversité des instruments, le chœur d’enfants, l’effet utilisé sur le micro de Springsteen…le tout si délicatement assemblé que le résultat est tout simplement sublime. 

"Heaven’s Wall" ou "Raise your hands, raise your hands, raise your hands…" donne par contre un coup de frein à cet album si entrainant jusque là. Le rythme de ce gospel groovy est juste un peu trop redondant à mon goût. 

Avec le septième titre "Frankie Fell in Love", Le Boss relance le rythme énergique, gai et entrainant. Le texte y est également pour beaucoup :"Good morning, good morning, the church mouse is snoring" suivi d’une conversation entre Einstein et Shakespeare dans un bar. Cette fois les paroles sont légères et donnent le sourire et çà fait du bien.

Un fond de cornemuses domine "This is your sword", tandis que Springsteen nous rappelle de ne jamais baisser les armes et de toujours être prêts au combat. A la fois encourageant et réconfortant, ce huitième titre nous fait voyager en Ecosse au côté de Mel Gibson, le cœur vaillant. 

"Hunter of Invisible Game" est une leçon de vie.  Plus douce, presque déchirante cette ballade n’affirme pas que la vie est rose, mais qu’il faut accepter ses aléas et les traverser sans s’arrêter, ni jamais quitter son but des yeux. "Strength is vanity and time is illusion.I feel you breathin', the rest is confusion"/ On retrouve cette positive attitude à laquelle le boss nous a habituée, qui affirme que la roue tourne et qu’un jour ou l’autre tout ira mieux. "When the hour of deliverance comes on us all. When our hope and faith and courage and trust .Can rise or vanish like dust into dust.There's a kingdom of love waiting to be reclaimed". 

"The Ghost of Tom Joad", le titre phare se référant au héros du roman de Steinbeck, enregistré en studio en 1995 et repris 19 ans plus tard. Cette fois Morello et sa wah wah guitare s’affirment et nous livrent un moment magique. Un solo peut-être un tantinet longuet mais incroyablement bon. Si bon à tel point qu’on en a des frissons. Le duo prend tout son sens avec cette chanson dans une symbiose émotionnellement parfaite. Il s’agit certainement de l’une des plus belles chansons de l’album. 

"The Wall" quant à elle n’a été chantée qu’en concert durant les tournées de 2003 à 2005 et fait référence au mémorial national dédié aux soldats américains morts pendant la guerre du Viêt Nam dont des proches du groupe faisaient partie. Ce titre est très prenant et  difficile à écouter. La musique nous remplit d’émotions et les paroles nous achèvent comme si on assistait nous aussi aux funérailles. 

"Dream Baby Dream"  clôture avec brio l’album High Hopes puisque ce titre invite à rêver et à ne jamais perdre espoir. C’est une pure merveille pour se libérer l’esprit (ou déprimer tout dépend), mais en tout cas Springsteen s’efforce à redonner le sourire. Cette version a été remarquablement reprise par le Boss, bien meilleure que l’originale du groupe de protopunk Suicide.   


Rien de vraiment nouveau, ni d'exceptionnel dans cet album et pourtant High Hopes mérite d’être écouté. Bruce le fait vibrer à lui tout seul et il a tout pour plaire: de l'émotion, de l'énergie, du courage mais surtout du coeur. Dôté d'une grande conscience professionnelle, Bruce a le soucis du détail. Des reprises superbement interprétées, aux hommages extrêment touchants High Hopes ne déçoit pas notamment par la haute qualité du matériel utilisé. 
 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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