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Critique d'album

Children of Bodom


Hate Crew Deathroll


(11/03/2003 - Universal - Power/Death Mélodique - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Needled 24/7 / 2- Sixpounder / 3- Chokehold (Cocked'n'loaded) / 4- Bodom Beach Terror / 5- Angels Don't Kill / 6- Triple Corpse Hammerblow / 7- You're Better Off Dead! / 8- Lil' Bloodred Ridin' Hood / 9- Hate Crew Deathroll
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Suite logique de "Follow The Reaper""
Théo, le 12/12/2006
( mots)

A l'heure où il n'est pas forcément de bon ton de parler de death métal en général, une chaîne de télé (M6 pour ne pas la citer...) opérant un peu subtil "bourrage de crânes" sur ses téléspectateurs à coups de gigantesques amalgames entre musique et faits divers, nous nous efforceront néanmoins de démontrer le talent qui peut sommeiller en certains de ces groupes dont COB, véritable figure de proue du death mélodique depuis cet album, Hate Crew Deathroll.

Le groupe prend forme un beau matin de 1993, à Espoo en Finlande, sous le nom de Inearthed, puis après quelques démos et changements de line-up, ils adoptent le nom définitif de "Children of Bodom" en 1996. Le leader du groupe Alexi ''Wildchild'' Laiho (surnom en référence au titre du même nom issu du groupe "W.A.S.P." dont Alexi est particulièrement fan) est alors âgé de 17ans à peine...eh oui encore un prodige...surtout compte tenu de ses capacités à la 6 cordes dont nous aurons l'occasion de reparler. Le nom du groupe, plutôt original me direz-vous, rend pour ainsi dire hommage aux victimes d'une série de meurtres sordides perpétrés aux alentours d'un lac nommé Bodom, en Finlande, dont le seul survivant assura aux autorités locales qu'il s'agissait de l'oeuvre du "Grim Reaper" ("la faucheuse", symbolisant la Mort), désormais "mascotte" du groupe puisque figurant sur toutes les pochettes d'albums.

La formation, à l'époque, surfe pourrait-on dire sur la vague du death mélodique déferlant des pays scandinaves et plus particulièrement de la Suède et sa "new wave of swedish death metal" (Dark Tranquility, In Flames, Arch Enemy, Soilwork, etc...), clin d'oeil à la "new wave of british heavy metal". Non seulement le groupe fait figure d'outsider sur le plan national mais il se démarque également de ces groupes par des rythmes plus rapides, empruntant au Thrash et au Power, et un aspect mélodique plus prononcé, les claviers étant mis en avant dans leur musique et renforçant par la même occasion l'atmosphère gothique entourant le groupe.

Après un quasi-parfait Follow the Reaper, véritable album de la maturité au sein duquel le groupe allie sa rapidité d'origine avec une lourdeur savamment dosée, les plus pessimistes auraient pu, paradoxalement, s'attendre à un changement de style radical au sein des compositions...Ce n'est ici pas le cas puisque ce Hate Crew Deathroll s'inscrit dans la suite toute à fait logique de son prédécesseur, preuves en sont les 4 premières pistes d'une redoutable efficacité !

"Needled 24/7" démarre à grands coups de guitares et de synthé bientôt rejoint par la double pédale de Jaska et un mirobolant solo introductif d'Alexi. Première constatation avec cette piste donnant parfaitement le ton de l'album, les jouissifs solos guitare/synthé sont toujours de mise. Autre point positif, le chant death d'Alexi a évolué et est emprunt à plus de maturité, ce qui rend cet album d'autant plus accessible aux réticents des opus précédents. "Sixpounder" tranche avec la première piste de par sa lourdeur mais n'en est pas moins de bonne qualité puisque disposant d'un second solo totalement orgasmique (et le mot est faible) exécuté par Alexi et auquel tout guitariste en herbe s'essayera (certainement vainement...). "Chokehold" et "Bodom Beach Terror" renoue avec la formule de "Needled"; l'originalité vient donc de "Angels Don't Kill" qui s'inscrit dans la lignée de "Everytime I Die" sur Follow The Reaper par sa lenteur et ses riffs pesants bien qu'elle soit moins intelligemment construite que son homologue sur l'album précédent...Mais "Triple Corpse Hammerblow" rejoint à nouveau la ligne directrice de l'album et ce non pour nous déplaire. A noter pour finir le 9ème piste (introduite par un son de synthé qui n'est pas sans nous rappeler celui présent sur l'album Hatebreeder) qui attribua le surnom de "Hate Crew" aux 5 finlandais et qui constitue ainsi l'hymne du groupe.

Pour peu que vous soyez fan de rythmes soutenus entrecoupés de charmantes mélodies, que vous ne soyez pas réticents à une voix criarde mais surtout que vous ne soyez que peu influencé par les médias (car il est utile de noter que 95% des groupes empruntant au death ne se livrent pas à des rituels sataniques comme nous le laisse entendre ces chers journalistes de M6 et que les atmosphères entourant ces groupes ne sont rien de plus que des figures de style...), cet album saura vous mener vers d'autres horizons où des groupes plus que prodigieux, et en particulier celui-ci, vous attendent...

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