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Critique d'album

Drums Are for Parades


Master


(01/09/2010 - Skeleton Ears / PIAS - Hardcore - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- The Law / 2- I'M Not Who You Think We Are / 3- The Beast / 4- Another Kind Of Bad / 5- Boy Was In The Death Room / 6- Opium Den Idiot Check / 7- I'm The Princess, You're The Woods / 8- Gold / 9- Hello Pedestrian / 10- A Salesman's Pen
Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Lapin blanc et magie métallique pour ce trio belge à découvrir d'urgence"
Didier, le 06/01/2011
( mots)

Belgique, pays de paradoxes. Alors que le paysage politique s’y résume de plus en plus à une vaste empoignade entre Flamands et Wallons, les groupes et artistes des deux côtés du pays n’en finissent plus de se livrer à une saine compétition vers les sommets. De Deus à Ghinzu, de Soulwax aux Girls in Hawaii, de Triggerfinger à Malibu Stacy et de Madensuyu à Carl, les rockeurs belges pratiquent l’émulation positive pour le plus grand plaisir de nos canaux auditifs. Parmi les dernières sorties ce qu’il faut bien qualifier de manière (trop) réductrice de scène belge, Drums Are For Parades fait très fort avec un premier album, Master, sorti sur Skeleton Ears, qui se targue d’être "un label de musique stupide pour des groupes stupides négligés ailleurs". Tout un programme. Côté stupidité, c’est raté, mais en termes de bonne surprise, c’est bingo!

Les trois Gantois, parmi lesquels des membres de la première heure de Soulwax et de Arid, prouve en un tournemain qu’il ne faut pas être nombreux pour faire beaucoup de bruit. Ce trio (d)étonnant construit sur un improbable rapport entre deux guitares et une batterie démontre une surprenante maturité, et Master de distribuer claques sur claques en une petite demi-heure. Hardcore, metal, punk, hard-rock, stoner, Drums Are For Parades aime jouer sur les contrastes et se ballade sans cesse entre tous les genres du rock dit dur. Loin des clichés, le trio démontre une impressionnante maîtrise technique, et canalise son énergie pour toujours privilégier la mélodie. L’auditeur se retrouve ainsi rapidement assommé par une déferlante sonique pour le moins décoiffante.

L’album s’ouvre sur "The Law", folle course en avant instrumentale où les deux guitares se répondent sur un tempo effréné. Voilà le ton donné en trois minutes. Et ce n’est qu’un début. "I’m Not Who You Think We Are" s’ouvre sur un riff délicieusement crade et Wim Reygaert au chant de rapidement donner de la voix dans les aigues. Guitare au format tronçonneuse, section rythmique déchaînée, voilà qui ne laissera aucune paire de tympans indifférente. Alors que "The Beast" se ballade en des contrées stoner finalement assez classiques malgré ses envolées parfois un peu symphoniques, "Another Kind of Bad" s’ouvre d’emblée sur un chant plus soigné mais toujours violemment efficace, le morceau semblant ensuite exploser en tout sens, traversé qu’il est par un violon dément du meilleur effet.

Ouverture lourde et lente pour "Boy Was In The Death Room" qui se pose d’abord tranquillement pour mieux se relancer sur un riff assassin avant de tourner à la démonstration de force musicale, complétée de surcroît par un apport de cordes du meilleur aloi. Reygaert et Dierickx alternent le chant, nous offrant là un registre vocal bien plus étendu qu’il n’y paraîssait au premier abord. Simple, efficace puissant et….soufflant ! Place ensuite au titre phare de cet opus, le jouissif "Opium Den Idiot Check". Supporté par un saxophone décalé évoquant tantôt une cornemuse défoncée, tantôt une vuvuzela jouée sous acide, le morceau a un aspect tribal tout bonnement hypnotique. Montée crescendo, guitare jouée au marteau pilon, breaks et contre-breaks, cet instrumental coche tout simplement toutes les bonnes cases et justifie sans doute à lui seul l’achat urgent de l’album.

"I’m The Princess, You’re The Woods" déçoit dès lors un peu. Non pas que le morceau soit mauvais, loin de là même. Passée l’extase, il donne simplement l’impression de repasser les plats. Pas grave, voici déjà "Gold". Les guitares évoquent des fusils mitrailleurs en pleine action, la matériel souffre, le chant sent l’urgence. Un titre en or en effet, dont "Hello Pedestrian" est l’enchaînement logique vers une sorte de déconstruction sonore surprenante. On se dit que tout cela va finir par exploser pour de bon. Que nenni, le rythme baisse pour mieux repartir encore dans un délire qui ne semble jamais vouloir en finir. Reste la dernière ligne droite, avec "A Salesman’s Pen", mené une fois encore tambour battant. Riff agressif du meilleur aloi, chant hanté, batteur survolté et final surprenant et onirique pour conclure une demi-heure de pur bonheur musical.

Drums Are For Parades, vous l’aurez compris, est un groupe qui sent bon la testostérone, le cuir, la bière et l’humour décalé. Loin de régurgiter ses classiques – et on pense là aux Melvins, à Life of Agony, à Hitch, à Vandal X, voire à (du bon) Slipknot et à bien d’autres encore -  DAFP fait preuve de créativité et de maturité pour nous offrir un univers à part, finalement parfaitement résumé dans la pochette de l’album où un gros lapin blanc à l’air inoffensif côtoie les portraits de nos trois lascars en mode tueurs en série. Loin d’être un des ces nombreux clones qui peuplent les scènes metal ou hardcore en général, le combo frappe fort avec ce premier effort longue durée qui succède à un premier EP passé bien trop inaperçu. Non seulement nos trois compères maîtrisent-ils leur jeu avec candeur, ils osent y mêler des influences plus surprenantes. Une audace qui fait de Master, galette finalement inclassable, l’un des albums découvertes de l’année 2010 !

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Très bon album
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Album de la semaine

VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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