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Critique d'album

Eloy


The Tides Return Forever


(30/07/1994 - SPV - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Frank Bornemann

1- The Day of Crimson Skies / 2- Fatal Illusions / 3- Childhood Memories / 4- generation of innocence / 5- The Tides Return Forever / 6- The Last In Line / 7- Company Of Angels
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Eloy retrouve enfin son inspiration sur album loin d'être parfait, mais enthousiasmant pour l'avenir."
François, le 26/06/2019
( mots)

Bornemann ne pouvait pas laisser périr son enfant, surtout avec une conclusion aussi triste que Metromania. Il s’attela à deux renaissances avortées. Une première avec Ra en 1988, seulement accompagné de Michael Gerlach (les autres musiciens sont des invités), qui tente de renouer avec le rock progressif sans abandonner le hard FM et en oubliant l’inspiration … Une seconde avec Destination en 1992, toujours en duo, et toujours aussi bancale, la signature chez SPV, label teuton, apportant surtout un goût pour des guitares très saturées. 


L’album de la résurrection allait donc être le suivant, The Tides Return Forever, en 1994, toujours chez SPV. Premier bon signe, le retour du logo du groupe, abandonné depuis dix ans et trois albums médiocres. Deuxième bon signe, Matziol (le bassiste bavard et talentueux) est de retour comme membre permanent, faisant que le duo Bornemann/Gerlach ressemble enfin davantage à un groupe, bien qu’il soit encore contraint de faire participer un nombre important de guests. Mais c’est devenue une caractéristique d’Eloy jamais démentie actuellement, d’inviter un nombre conséquent de musiciens sur ses albums. Troisièmement, par les couleurs de la pochette et le titre de l’album, la volonté de revenir aux amours passées est affichée : "tide" signifie marée, renvoyant ainsi à l’album culte Ocean, et à la symbolique du retour. 


De plus, l’album fait suite aux deux séries Chronicles rassemblant des titres réenregistrés : le volume 1, particulièrement, par sa concentration sur les années 1970, préfigurait un retour aux sources. 


Ainsi, le combo arpèges clean et claviers futuristes se retrouve dès "The Day of Crimson Skies", reprenant également la guitare affûtée avec un riff efficace. Bornemann s’y montre particulièrement inspiré, notamment dans son solo. Le goût pour le riff solide est présent sur "Generation of Innocence", titre bien servi par un solo planant camélien. On sent que le leader a enfin récupéré son inspiration qui semblait perdue à jamais. "The Tides Return Forever", doux et mélancolique, est également dans une dynamique artistique positive (mais pas exempt de défauts). 


Deux titres s’approchent dangereusement des dix minutes, signe potentiel d’un réinvestissement des contrées progressives. Le premier est "Fatal Illusions", démarrant sur des nappes sorties de la belle époque du groupe. La lente montée en puissance est un peu gâchée par un riff funky, mais il ne faut pas bouder son plaisir sur un morceau de bonne qualité. On est dans un morceau space-rock faisant parfois penser à Hawkwind. Un titre solide et agréable. Le second, "Company of Angels", fermant l’album, est un titre très épique ayant pour thème Jeanne d’Arc, une des passions de Bornemann. On le savait amateur du Moyen-Age français avec le concept-album The Power and the Passion, et particulièrement de la pucelle d’Orléans qui avait eu droit à un titre à son nom sur Destination. Retenez bien ceci, c’est essentiel pour la suite de l’aventure du groupe. Pour revenir sur la musique, si elle souffre parfois de quelques passages kitsch (chœurs grandiloquents, passage au son grand piano), elle est entraînante et s’adapte bien au sujet adopté (dulcimer en introduction). 


L’album n’est pas une réussite sur toute la longueur mais ne sombre pas dans des abysses précédemment explorées, sauf peut-être avec "The Last in Line" qui rappelle les tristes années 1980. Ainsi, "Childhood Memories" suinte telle la guimauve autour d’un feu de scouts et entraîne l’auditeur vers l’ennui, "Generation of Innocence" possède un refrain un peu FM, les chœurs féminins sur la fin du titre éponyme étaient dispensables …


Eloy est enfin de retour, et si The Tides Return Forever n’est pas l’album de siècle, n’échappant pas à certains écueils, il est clairement au-dessus des dernières productions. Il faut le considérer comme un jalon sur le chemin du renouveau musical et artistique à venir du groupe. 


 

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