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Critique d'album

Family


A Song For Me


(23/01/1970 - Reprise - Folk-rock, rock progressif, un - Genre : Rock)
Produit par

1- Drowned In Wine / 2- Some Poor Soul / 3- Love Is A Sleeper / 4- Stop For The Traffic - Through The Heart Of Me / 5- Wheels / 6- Song For Sinking Lovers / 7- Hey - Let It Rock / 8- The Cat And The Rat / 9- 93's OK J / 10- A Song For Me / 11- No Mule's Fool (Bonus Track) / 12- Good Friend Of Mine (Bonus Track) / 13- Drowned In Wine (Live) (Bonus Track) / 14- The Cat and the Rat (Live) (Bonus Track) / 15- Wheels (Live) (Bonus Track) / 16- A Song for Me (Live) (Bonus Track)
Note de 4.5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un témoignage des hybridations et de la liberté créative du début des 1970's"
François, le 24/09/2021
( mots)

Nombreux sont les groupes de la fin des années 1960 à avoir disparu des mémoires tout en ayant profondément marqué l’avenir du rock dans la décennie suivante. Le rock progressif qui régna en maître au cours des années 1970 avait ainsi puisé son inspiration chez des pionniers souvent qualifiés de proto-progressifs, des Moody Blues à Procol Harum en passant par The Nice. Family est l’un d’entre eux, sûrement moins connu de nos jours mais néanmoins très intéressant et assez influent de son temps : ses deux premiers opus, des pièces psychédéliques originales, avaient eu un beau succès. 


En 1970, année de sortie de leur troisième opus, A Song for Me, le groupe est grandement remanié suite au départ de Rick Gresh pour Blind Faith et de Jim King. Leur remplacement par John Poli Palmer (piano, flûte et vibraphone) ainsi que par John Weider (des Animals, à la basse mais aussi à la guitare et au violon) apporte une belle densité instrumentale à l’ensemble et surtout une direction beaucoup plus acoustique et folk à l’album. 


Ainsi, "Some Poor Soul" est dominé par la guitare acoustique jusque dans le solo (avec un léger passage de flûte) et l’inspiration country s’avère assez forte ("Stop the Traffic – Though the Heart of Me", les touches de violon et de banjo de "Song for Sinking Lovers") même quand le registre est plus électrique. "Love Is a Sleeper", un picking saturé, est riche d’un vibraphone bienvenu qui donne un côté aérien à un morceau véloce et très dense par cette profusion de notes, quant à "The Cat and The Rat", c’est un rock’n’roll bien réalisé. 


Finalement, au-delà de la richesse instrumentale et des ruptures de frontières entre les genres, A Song for Me n’est pas fondamentalement ancré dans le rock progressif. Certes, "Wheels" possède des passages de flûte et de claviers qui peuvent y faire penser, "Hey – Let It Rock" poursuit un style soft-jazz. En contraste total avec le reste de l'album, le plus long titre et le plus progressif, "A Song for Me", se démarque par son côté Heavy très proche d’Atomic Rooster dont on entend également les correspondances à travers le rythme marqué ou le piano. Bien sûr, le chant caractéristique de Chapman et les interventions expérimentales au violon les éloignent du Coq Atomique, mais on ressent un univers commun ...


En effet, comment ne pas mentionner la figure charismatique de Roger Chapman et son chant unique, particulier, déroutant ? "Drowned in Wine" dévoile les multiples déclinaisons de celui-ci : hurlement, vibrato endémique à son style, capacité à passer dans un registre de crooner ou plus soul si besoin, incarnation complète des paroles. Cela peut être rédhibitoire pour une partie des auditeurs, mais il s’agit là d’un des marqueurs forts de l’identité du groupe. 


Inutile de préciser que pour tout mélomane du rock, Family s’avère être une découverte enrichissante, qu’on pénètre son univers ou qu’on reste sur le seuil – un témoignage de la liberté créative du tournant de la décennie, si fondatrice pour la suite.


A écouter : "A Song for Me", "Drowned in Wine"

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