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Critique d'album

Howler


America Give Up


(17/01/2012 - Rough Trade - Indie Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Beach Sluts / 2- Back To The Grave / 3- This One’s Different / 4- America / 5- Too Much Blood / 6- Wailing Making Out / 7- Pythagorean Fearem / 8- Told You Once / 9- Back of Your Neck / 10- Free Drunk / 11- Black Lagoon
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un album dont on pourrait souhaiter qu'il sache se débarrasser de ses influences"
Claude, le 27/01/2012
( mots)

On a beaucoup parlé de Howler, et il est certain que la première chose qui vient à l'oreille en écoutant cette succession de titres d'environ trois minutes, gorgés de riffs de guitares ne puisse être qu'une évocation des Srtokes, Vaccines et, dans les moments les plus déjantés, des Libertines. Il y a ces claquements de mains, ces choeurs juste au bon endroit, une voix qui rappelle celle de Julian Casablancas,ou parfois de Joey Ramone, et des mélodies qui frappent là où il faut dans le tympan de l'oreille. Le problème avec Howler est que, tout suiveurs qu'ils puissent sonner, ils le font de cette manière candide et revendiquée qui fait qu'on ne peut pas le leur reprocher. Il est exact que leur musique est rebattue, qu'elle n'a que peu d'once d'originalité, bref que, déjà que l'on reprochait aux Strokes un opportunisme musical, il ne serait que trop facile de porter le même jugement sur nos cinq gaillards de Minnéapolis.

Howler n'est donc pas hype, ce qui est déjà un plus, mais le fait qu'il risque de subir le même sort que le buzz que l'on fait autour de certains artistes n'est pas exclu. Il est indéniable qu'écouter un titre aussi accrocheur que "Wailing (Making Out)" ou que le délicieux (façon Modern Lovers) mais ravageur "Beach Sluts" ne peut que nous faire opiner de la tête et taper du pied tout comme la rave up party à laquelle nous sommes conviés sur "Black Lagoon". Comme le dit Jordan Gatesmith sur "This One's Different" : "When the feeling is there, it's there." Comment alors juger cette approche qui serait presque celle d'un plagiaire et cette propension à, justement, revendiquer sans honte aucune l'influence de ceux que l'on cite en parlant d'eux ? Comment, ensuite, pouvoir envisager que America Give Up ne soit pas plus qu'un feu de paille ? On retombe presque dans cette interrogation qui est l'essence même du rock : le jeu sur l'image, sur l'artifice ; l'apparence, l'attitude. Le problème qui se pose à nous est que, dans le cas de Howler, il n'est pas question de pose (que ne l'a-t-on reproché aux Strokes) ou de virée jusqu'auboutiste façon Libertines. Le mérite de Howler est qu'ils sont cash, qu'ils ne calculent pas (ou alors ils sont diablement madrés) et qu'ils se moquent des éternelles discussions sur le retour du guitar rock.

Cet attribut a néanmoins un talon d'Achille ; le risque de voir le groupe retomber dans l'anonymat. En écoutant cet album qui, après tout, est plutôt bien ficelé et addictif on se dit que ce serait dommage. Prenons alors America Give Up comme le premier disque d'un groupe dont on a peut-être eu le tort de faire trop grand cas. Voyons-le comme un debut album entravé par des influences trop évidentes dont on ne peut que souhaiter qu'il parvienne à s'extraire. Howler sera alors plus qu'un groupe à classer dans un certain registre, il a un line up suffisamment consistant pour pouvoir posséder d'autres ambitions. Pourquoi ne pas rêver de mélodies imparables et d'une identité plus prononcée dans les arrangements, en tous cas une singularité qui leur permettrait de n'être pas considérés à l'aulne de leurs influences ? À ce moment-là on pourrait considérer que tout ceci n'aura été qu'un tremplin (de qualité certes mais un tremplin et rien d'autre) et que Howler pourra être rangé dans la catégorie des groupes, non seulement en devenir, mais dans celle de ceux qui s'installent dans une durée, celle dont on pourra dire qu'une véritable carrière est envisageable.

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