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Critique d'album

K's Choice


The Phantom Cowboy


(27/04/2015 - Verycords - - Genre : Pop Rock)
Produit par Alain Johannes

1- As Rock and Roll as It Gets / 2- Woman / 3- Perfect Scar / 4- Private Revolution / 5- We Are the Universe / 6- The Phantom Cowboy / 7- Bag Full of Concrete / 8- Come Alive / 9- Gimme Real / 10- Down / 11- I Was Wrong About Everything
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Et si The Phantom Cowboy était le titre d'un comic de Scooby Doo ?"
Stéphane, le 16/05/2015
( mots)

La fontaine de jouvence ... Quel doux rêve ... Et si inverser le cours du temps était possible ? Et s'il suffisait d'un clic ? D'un clip ? C'est ce sentiment qui envahit tous ceux qui ont été bercés par les "ouhouhouh" de "Not an addict" lorsqu'ils regardent pour la première fois le clip de "Private revolution". La voix de Sarah Bettens est telle une madeleine de Proust, un souvenir à la fois doux et chaleureux. Faire ici le descriptif proustien de cette voix serait inaproprié et démotiverait la plupart d'entre vous... Alors, s'il ne faut retenir qu'une idée pour cette première écoute c'est celle de revenir 20 ans en arrière dès la première phrase "I never saw it coming".

Le clip de "Private revolution" est un assemblage d'images figurant l'élaboration d'un système informatique, dans lesquelles viennent s'insérer des archives du groupe, morceaux de clips anciens et lives. La musique est plus rock que ce à quoi le combo belge nous avait habitué. Les bends de guitare sur le refrain se veulent résolument rock, on n'ose imaginer le nombre de cordes cassées pour l'enregistrer. Une fois cette vidéo terminée, deux choix s'offrent à vous : revenir sur les vieux morceaux du groupe, ou aller chez votre disquaire favori et acheter The Phantom Cowboy.

Ce 7ème album du combo américano-belge arrive 5 ans après Echo Mountain. Sans se résumer à une fratrie, K's Choice est emmené par Sarah et son frère Gert Bettens qui tour à tour composent et écrivent les chansons du groupe.
Dernièrement, le duo avait exploré la scène de façon acoustique dans un spin off du groupe qui s'appelait The Bettens, le temps d'une virée en Antarctique pour un documentaire appelé "Beyond the challenge". Un album Waving at the sun et un single "Surrender" verront d'ailleurs le jour. Il semblerait que cet investissement de la sphère acoustique ait permis à la forme originelle du groupe de revenir avec un disque 100% électrique, c'est en tout cas le sentiment que laisse la première écoute.

K's Choice a su dans ses productions distiller un son riche en harmoniques, alchimie entre sonorités rock et ambiance intimiste. Ce qui aurait pû s'avérer être un atout sur le papier, se transforme en défaut à l'écoute de ce dernier album. On perçoit que l'inspiration a manqué sur des morceaux comme "The phantom cowboy". Du coup on sent la figure imposée, comme si ne sachant que faire, K's Choice s'était senti dans l'obligation de faire un titre de rock US, très bluesy dans la veine d'un ZZ Top sous Valium, poussant le trait jusqu'à nous demander "I hope you understand, I'm gonna be who I am" ... difficile d'y croire... Le clou est à nouveau enfoncé avec "Gimme real" qui continue sur cette lancée, à croire que le mythe de la route 66 fait encore recette. On y retrouvera aussi des rythmiques proches d'un AC/DC qui aurait mis trop d'eau dans son vin. A première vue, on aurait pu penser que l'excitation de faire un album rock sans concession vers le coté pop (cf. Édito du mois de Mai) les aurait amenés vers plus de créativité... La coïncidence des choix des titres ne peut être un hasard quand on entend leur "I was wrong about everything", le titre le plus country de l'ensemble. Naissent alors des questions sur les choix artistiques effectués dans cet album : faut-il privilégier un concept au détriment de la créativité ? Peut-on carricaturer un style musical? Doit-on forcément se renouveler si notre groupe a 20 ans de carrière ?
Cette dernière question trouve une réponse dans les 9 titres restant. Les morceaux s'enchaînent avec une certaine fluidité, les choeurs sont efficaces. Les mélodies sont intéressantes, certaines persistent en tête. Toujours dans une espèce d'hommage au rock US, "Woman" va flirter avec Aerosmith. Les premières notes de "We are the universe" sont accompagnées par l'envie d'allumer son briquet, de lever ses mains en l'air, de faire des "woooh", d'éteindre les lumières, et de retrouver une intimité pour être plus proche de l'artiste. Ce morceau a tout pour se retrouver à la fin du concert. Côté influence, il emprunte davantage à un U2 période "New year's day" avec des accents de Placebo, Sonic Youth pour les notes empreintes de Fuzz. Cette collection de titres aux influences très marquées peut laisser sur sa faim.
Une fois ce constat fait, on est en droit de se demander ce qu'il nous reste. Et bien, quelques titres passe-partout, "As rock and roll as it gets" et "Bag full of concrete", ni désagréables, ni extraordinaires, écoutés en se disant, "j'ai déjà entendu ça quelque-part".
De meilleure qualité, on trouvera "Perfect scar". Ce morceau rassemble les recettes du succès d'antan, un morceau de nostalgie, une part de l'histoire que l'on partage avec ce groupe. Comme un dernier vestige de ce groupe du milieu des 90's. Le virage rock de cet album débute réellement avec "Private revolution": rappelez-vous ces propos concernant le choix des titres. Le changement continue avec "Down", plus punk-rock/stoner. Ce coté punchy donne un contraste intéressant entre la voix posée de Sarah  et la rythmique enlevée du morceau qui rappelle le "Go with the flow" des Queens of The Stone Age. Le dernier titre qui sera chroniqué ici s'appelle "Come alive", (une fois de plus, l'importance des titres...). Vous l'aurez compris, c'est maintenant qu'on se réveille. Le titre justifie à lui seul l'achat du disque. La construction est irréprochable, le riff de guitare est accrocheur, la voix vient tempérer les ardeurs d'une batterie qui répond à une basse exaltée. Percutant, il fait oublier les 3 hommages ratés à la musique rock américaine, il offre une perspective nouvelle sur ce groupe que beaucoup croyaient mort et enterré.

Si l'on prend un peu de distance, on croit percevoir dans ces 11 titres une volonté de nous faire partager les influences du groupe. Enregistré chez et avec Alain Johannes (Eleven, Them Crooked Vultures, Queens Of the Stone Age, Spinnerette...) The Phantom Cowboy se veut plus rock, il est clair qu'on ne peut lui enlever ce qualificatif.  Le son rock est présent du premier claquement de mains jusqu'au dernier solo de guitare. Surtout lorsque l'on sait que l'album a été enregistré en 1 semaine avec pour seule consigne que cela sonne rock et donne envie de jouer en live. Mais sonner rock ne veut pas forcément dire réussir un album. Néanmoins la qualité de "Come alive", "Down", et "Perfect scar" laisse présager que le groupe pourrait exploiter cette piste-là pour son avenir. Alors prenons aujourd'hui ce qui nous est proposé, avec clémence, et rendez-vous au prochain épisode.

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Critique d'album

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