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Critique d'album

Keziah Jones


Black Orpheus


(22/04/2003 - EMI - Afro funk / Soul folk - Genre : Autres)
Produit par

1- Afro Surrealism For The Ladies / 2- Kpafuca / 3- Femiliarise / 4- Wet Questions / 5- Neptune / 6- 72 Kilos / 7- All Praisies / 8- Beautiful Emilie / 9- Sadness Is... / 10- Autumn Moon / 11- Black Orpheus / 12- Orin O'lomi
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Retour remarqué de ce philosophe musicien après 4 ans d'attente, un régal musica"
Tim, le 05/05/2003
( mots)

Reconnu comme l'inventeur du Blufunk et connu pour avoir chanté "The Rhythm is Love", Olufemi Sanyaolu, alias Keziah Jones , nous revient pour son quatrième album. Plus imprégné que jamais par ses racines africaines il nous livre ici un subtil mélange de soul, de funk, de blues et d'afro-beat.

Avec ce Black Orpheus, il marque son grand retour après deux albums qui avaient un peu déçu suite à l'incroyable Bluefunk is a fact qui avait fait de lui une des révélations en 92. Il a su s'entourer de nouveaux musisciens élargissant ainsi son champ d'action, tout ceci lui permettant d'explorer encore plus loin les possibilités de sa musique.

Dans la lignée de Ben Harper , avec des influences telles que Jimi Hendrix ou encore son ami Fela Kuti , Keziah Jones a su écrire des chansons à la croisée des chemins, pleines d'inspiration et de diversité. Il rend au passage hommage au film de Marcel Camus "Orpheo Negro", adaptation du mythe d'Orphée dans les favelas majoritairement noires de Salvador de Bahia au Brésil, film primé à Cannes en 1959.

Cet album, perle d'authenticité, réjouira toutes les oreilles amatrices de ce philosophe musicien qu'est Keziah jones .

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Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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