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Critique d'album

La Blanche


Michel Rocard


(11/10/2002 - Nocturne - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Bart à la pêche aux coquillages / 2- La Piscine / 3- Sous Marine / 4- La Folle / 5- S.O.L., la Femme Digitale / 6- La Mauvaise Foi / 7- Un Homme / 8- Approche / 9- L'Ennui / 10- Te Dire / 11- Les Canuts
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un premier album qui mérite qu'on y jette plus qu'une oreille trainarde !"
Blandine, le 24/01/2007
( mots)

Comme l'a dit fort justement Philippe Bouvard, grand intellectuel de notre temps : "Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites".
Cette rafraîchissante définition colle bien aux pompes de La Blanche, les dignes héritiers de Brel et Brassens qui aimaient à chanter tout haut ce que tout le monde fredonnait tout bas. Heureusement, dans ce monde tourmenté par les mauvaises nouvelles journalières et la musique insipide, une nouvelle génération prend la relève. La Blanche en fait partie, aux côtés, entre autres, de Mickey 3D et Tue-Loup.
Leur premier album, intitulé Michel Rocard, en hommage au créateur du RMI sans qui la sortie de ce disque n'aurait pas été possible, est là pour secouer les endormis bien-pensants. Un portrait des petits moments de la vie, si anodins et si importants, chanté par quelqu'un qui a très vraisemblablement vécu quelques coups durs au cours de son existence.
Au cas par cas, chaque chanson est une vraie perle, un instant volé, des réminiscences, une réflexion sur la vie, l'amour et les Hommes. La voix d'Eric La Blanche, à la fois douce et sifflante, s'accompagne d'un violoncelle et d'une guitare discrète, d'une batterie et d'effets électroniques ("Bart à la pêche aux coquillages", "Sol, la femme digitale"). D'autres morceaux plus réalistes ont un but principalement comique ("La piscine"). D'autres sont particulièrement cyniques ("La folle", "La mauvaise foi"). Les sujets sont variés mais le thème principal est le même : l'amour qui rend fou, l'amour sensuel d'une femme virtuelle, l'amour de l'alcool, l'amour perdu, l'amour physique. Cependant, le groupe ne tombe pas dans la facilité de décrire la vie quotidienne. Non, chaque situation est à la fois réaliste mais certainement pas routinière. Un portrait croqué à coups de machettes ("L'alcoolique") aurait pu être en son temps chanté par Brel. L'album se clôt sur la reprise "Les Canuts", d'Aristide Bruant, chantant la révolte des Canuts à Lyon au XIXème siècle. Clin d'œil (cynique !) à la ville natale d'Eric La Blanche.
Un arrière-goût de nostalgie nous met un peu mal à l'aise. La voix d'Eric La Blanche exprime très bien la recherche désespérée du bonheur, l'arduité de croire que tout ira mieux. Le violoncelle ponctue ses tristes accents de notes graves alors que la guitare souligne la violence dissimulée des paroles. Les textes sont mis en avant, la musique accompagne chaque mot pas à pas, crée l'atmosphère. Un cocon de vague à l'âme où l'on aimerait bien s'enfouir et ne plus en sortir…

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