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Critique d'album

Magna Carta


Lord of the Ages


(06/11/1973 - - - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- Wish It Was / 2- Two Old Friends / 3- Lord Of The Ages / 4- Isn't It Funny (And Not A Little Bit Strange) / 5- Song Of Evening / 6- Father John / 7- That Was Yesterday / 8- Falkland Grene
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Folk fantasy d’un autre âge"
Quentin, le 21/10/2023
( mots)

La décennie 1970, qui a contribué à façonner les plus grands classiques du rock, regorge de formations secondaires désespérément reléguées dans l'oubli, à l’image du groupe britannique Magna Carta. Formée à Londres en 1969, cette formation de folk progressive connait un relatif succès rapidement rattrapé par l’anonymat avec un premier album intitulé Seasons, puis un âge d’or musical dans la première moitié des années 1970 jusqu’au départ du second chanteur Glen Stuart, laissant Chris Simpson (chant, guitare) seul aux commandes.


Pour son quatrième album studio, Lord of the Ages, le groupe avait pourtant mis toutes les chances de son côté pour appâter l’amateur de musiques progressives avec cette pochette signée Roger Dean et ce titre renvoyant directement à l’imaginaire tolkienien. C’est d’ailleurs certainement l’une des raisons de l’insuccès de cet album qui mérite pourtant une écoute attentive : une pièce musicale finement ouvragée mais manquant de puissance épique et de développements progressifs (mis à part sur le morceau titre) pour parfaitement coller à cet univers. En effet, dans la lignée du précédent album Season, ce Lord of the Ages propose une plongée dans la délicatesse de compositions folk légères et boisées aux harmonies vocales particulièrement travaillées qui rappellent celles des compères Simon & Garfunkel.


Les voix se marient parfaitement dès l’entame aérienne de "Wish it Was" et son accompagnement de guitares acoustiques dédoublées, de piano et de pedal steel guitar ou encore sur le voluptueux "Father John" où la voix de tête de Glen Stuart monte dans les hauteurs avec majesté. Les incursions tendance country de "Two Old Friends", sont également réussies et l’accompagnement à l’harmonica fait parfaitement transparaitre cette mélancolie nostalgique qui s’empare du titre tandis que "That Was Yesterday" offre une virée romantique au piano saupoudrée de bois et de cordes.


Mais le clou de l’album est sans contexte le morceau titre qui offre une construction plus alambiquée avec la narration de Glen Stuart peuplée d’images poétiques puisant allégrement dans l’imagerie héroïc fantasy et qui se noue sur un beau tissu d’arpèges. Le morceau s’emballe aux deux tiers avec le jaillissement d’une guitare électrique qui permet de lui donner une tonalité épique plus en phase avec les prétentions progressives du groupe. Certes, on est loin d’un titre de hard rock, mais ce changement de rythme est bienvenu, d’autant plus que la seconde partie de l’album est malheureusement plombée par un des morceaux un peu moins inspirés. La fadeur de l’onirique "Isn’t it Funny" et ses chœurs vaporeux rapportant une conversation avec un ver luisant ou le trop doucereux "Song of Evening" ne permettent pas de rivaliser avec la première moitié du disque. Le superbe morceau conclusif et son ambiance médiévale "Fakland Grene", d’ailleurs repris par une série écossaise ("Castles in the Air"), permet heureusement de finir sur une note très positive.


Lord of the Ages est donc un disque qui mérite d’être (re)-découvert de par son inspiration folk inspirée malgré une orientation parfois trop sage et policée. Pourtant, dès que le groupe se donne les moyens de compositions plus ambitieuses mêlant beauté acoustique et développements instrumentaux plus rythmés et électriques, le résultat est à la hauteur. On ne peut de fait que regretter que des morceaux de la trempe de "Lord of the Ages" n’aient pas été plus nombreux dans la discographie du groupe, qui marque le pas à la fin des années 1970. La sortie de The Fields Of Eden en 2015 permet de renouer avec la créativité musicale dont Magna Carta fait preuve sur cet opus de 1973, qui reste définitivement précurseur dans la mouvance folk progressive.

Commentaires
Quentin, le 24/10/2023 à 13:21
Merci pour ton retour François ! Je trouve pour ma part que le reste de l'album est plus classique et de ce fait pas vraiment à la hauteur du morceau-titre. Mais ça reste très agréable à écouter !
FrancoisAR, le 21/10/2023 à 08:30
Ecouté au réveil et vraiment, quelle découverte ! Je connaissais le groupe de nom et par cette pochette magnifique, mais je n'avais jamais écouté alors que j'aime beaucoup la scène folk-prog' britannique. Le morceau-titre est vraiment bien écrit, entre la première partie narrative très folk et épique, et le second temps surprenant, presque latin-jazz à la Santana, avec tout de même une guitare bien Heavy. Je vais me pencher sur l'ensemble de l'album pour voir ce qu'il en est. Merci Quentin !
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